La Mouche est un poème écrit par le poète anglais William Blake. Il a été publié dans le cadre de son recueil Songs of Experience en 1794 Complete Poems, éd. Ostriker, p. 124..
Poème Petite mouche, Ton jeu d’été Ma main étourdie L’a chassé. Ne suis-je pas Une mouche comme toi ? Ou n’es-tu pas Un homme comme moi ? Car je danse Et bois et chante, Jusqu’à ce qu’une main aveugle Effleure mon aile. Si c’est vivre que de penser, Si c’est avoir vigueur et respirer, Et si c’est mourir Que de ne plus penser, Alors je suis Une mouche heureuse Que je vive Ou que je meure. Interprétation Le poème surprend le narrateur dans un acte d'inconscience qui mène à la contemplation de l'acte et de ses implications. La mouche souffre de circonstances incontrôlables, tout comme le narrateur. Cette humilité simulée a fait passer le narrateur de l'insouciance à la pensée et, comme « la pensée est la vie », de la mort à la vie, ce qui permet de conclure : « Alors je suis / Une mouche heureuse / Que je vive / Ou que je meure », conclusion que Paul Miner commente ainsi :
Héritage
La Mouche a été mise en musique en 1965 par Benjamin Britten dans le cadre de son cycle de chansons . Il apparaît également dans la chanson London sur l'album de Tangerine Dream en 1987, qui s'inspire de la poésie de Blake. Esperanza Spalding a enregistré ce poème sur son album Chamber Music Society de 2010. Cosmo Sheldrake a mis ce poème en musique dans son EP Pelicans We de 2015.
Notes et références
Autre source
Lien externe
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