La rue de la Tuilerie est une voie publique de la commune de Suresnes, dans le département français des Hauts-de-Seine.

Situation et accès

Partant du nord-est du carrefour de la Croix-du-Roy, elle rencontre la rue Raymond-Cosson, la rue de l'Hippodrome, la rue Arthème-Genteur, l'avenue de la Criolla et se termine au croisement de la rue des Tourneroches et du boulevard Henri-Sellier.

Elle est desservie par la gare de Suresnes - Longchamp, sur la ligne de Puteaux à Issy-Plaine, soit la ligne 2 du tramway d'Île-de-France.

Origine du nom Cette rue tient son nom d'une ancienne tuilerie qui se trouvait au carrefour de la Croix-du-Roy, appellation s'accordant avec la présence de la « rue de la Poterie », toute proche. La tuilerie du Bel-Air, dont la raison sociale était « briqueterie du Bel-Air »., et qui lui donna son nom en 1892Suresnes, ses lieux dits et ses rues vous parlent, Société historique de Suresnes, 1968, p. 46., exploitait les marnes et argiles vertes déposées sur les pentes des coteaux du mont ValérienRené Sordes, Histoire de Suresnes : Des origines à 1945, Société historique de Suresnes, 1965, p. 15.. Elle fabriquait encore à la fin du des briques brunes, qui servirent notamment à la construction du pavillon des Travaux publics lors de l'Exposition universelle de Paris de 1889..

Historique Il s'agit historiquement du « chemin de Rueil à Suresnes », mentionné comme tel en 1782. Les plaintes du milieu du milieu du concernant la difficulté pour les voitures d'emprunter cette voie pentue pour rejoindre Rueil-Malmaison conduisent, à la fin du Second Empire, au lancement du projet de percement d'une voie large au dénivelé plus supportable, le boulevard de Versailles (actuel boulevard Henri-Sellier)René Sordes, Histoire de Suresnes : Des origines à 1945, Société historique de Suresnes, 1965, p. 385 et 400..

En 1908, la partie orientale de la rue de la Tuilerie prend le nom de rue Jean-Jacques-RousseauRené Sordes, Histoire de Suresnes : Des origines à 1945, Société historique de Suresnes, 1965, p. 477-478.. Le boulevard précédemment cité et le viaduc des voies ferroviaires L et U du réseau Transilien Paris-Saint-Lazare marquent par ailleurs la séparation des deux rues.

À l'été 1940, au début de l'Occupation, les Allemands désignent des pavillons et immeubles qui pourraient être réquisitionnés dans plusieurs voies de Suresnes, dont rue de la TuilerieRené Sordes, Histoire de Suresnes : Des origines à 1945, Société historique de Suresnes, 1965, p. 480..

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

vignette|Plaque devant la maison. Au 23, maison du soufi Hazrat Inayat Khan (1882-1927), père de la résistante Noor Inayat Khan (1914-1944). ; une plaque commémorative rend hommage à cette dernière. C'est . De 1947 à 1956, une communauté d'artistes danois notamment composée de Robert Jacobsen et Richard Mortensen s'installe dans une partie de la villa du peintre Louis-Olivier Chesnay, sise 20 rue de la Tuilerie. Le site est ensuite démoli pour laisser place à des HLM. Professeurs au lycée Paul-Langevin, Pierre-Marie Deparis et Tristan Hédoux ont tiré un livre de cet épisode de l'histoire de l'art, La Maison des Artistes danois de Suresnes (2017)...

Notes et références

Bibliographie Octave Seron, Suresnes d'autrefois et d'aujourd'hui, Le Livre d'histoire (rééd. 2000), 1926. René Sordes, Histoire de Suresnes : Des origines à 1945, Société historique de Suresnes, 1965. Suresnes, ses lieux dits et ses rues vous parlent, Société historique de Suresnes, 1968. Francis Prévost, Histoires de Suresnes, Suresnes Information, 1989. Philippe Barthelet, Les écrivains et les Hauts-de-Seine, Cyrnéa éditions, 1994. . .

Article connexe Histoire de Suresnes

Tuilerie