Emmanuel Bonne, né le , est un diplomate de carrière français, conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron depuis 2019.
Biographie Jeunesse et études
Emmanuel Bonne est diplômé de l’Institut d'études politiques de Grenoble, section Service public. Il est titulaire d’un DEA de relations internationales préparé à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence. Il est alors chercheur associé au Centre d’études et de recherches sur le Moyen-Orient contemporain (CERMOC) à Beyrouth au Liban.
Parcours professionnel Il effectue son service national dans la coopération à Istanbul, il enseigne alors les sciences politiques à l'université de Marmara. En , il est admis au concours d’accès au corps des conseillers des Affaires étrangères.
De 2003 à 2006, il est conseiller à l’ambassade de France à Téhéran puis, jusqu'en 2009, il exerce à l'ambassade de Riyad. En 2009, il rejoint la mission permanente de la France auprès des Nations unies à New York en tant que conseiller politique et ce jusqu'en 2012.
Après l'élection présidentielle française de 2012, Emmanuel Bonne rejoint le cabinet de François Hollande au sein de la cellule diplomatique. Il y suit plus particulièrement l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et les principales affaires en cours aux Nations unies. Il presse les responsables français de soutenir l’opposition syrienne mais échoue à obtenir des résultats. Il encourage François Hollande à soutenir Israël fermement. Il s’ensuit une polémique sur le soutien de la France aux frappes israéliennes qui font de nombreuses victimes civiles à Gaza en 2014.
Le , Emmanuel Bonne est nommé ambassadeur de France au Liban. Il prend ses fonctions le . Après l'élection présidentielle française de 2017, Emmanuel Bonne est nommé directeur de cabinet du nouveau ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.
Emmanuel Bonne est nommé conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron, président de la République, en . Il succède ainsi à Philippe Étienne.. Dès 2020, des tensions se font jours avec le Quai d'Orsay, dont les conseillers détachés à la cellule diplomatique de l'Élysée partent en arrêt maladie à un rythme soutenu. Emmanuel Bonne, avec sa collègue Alice Rufo, est mis en cause pour sa gestion brutale des relations humaines et les mauvais traitements infligés à ses subordonnés. Il est accusé de les inciter à se droguer pour améliorer leurs performances. Il gagne le surnom de Ceaucescu pour ses pratiques dictatoriales.
Le , le quotidien La Lettre révèle son départ du pôle diplomatique de l’Élysée en raison de tensions survenues avec la cellule militaire de l’Elysée.. Toutefois, le quotidien Le Monde annonce le que le président de la République l'aurait convaincu de rester à son poste.
En février 2026, il effectue discrètement un voyage diplomatique à Moscou en vue de préparer une reprise des échanges entre les présidents français et russe, qui sont gelés depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022. Cette rencontre se révèle être un échec.
En septembre 2026, le quotidien Le Figaro établit sa responsabilité dans les critiques d'Emmanuel Macron contre le Quai d'Orsay et la crise liée à la nomination du nouvel ambassadeur de France aux Etats-Unis.
Décoration
(2021)
Publication
Vie publique, patronage et clientèle. Rafic Hariri à Saïda, Éditeur : Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman, 1995.
Références
Article connexe
Un président, l’Europe et la guerre
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