(), né le à Paris et mort le dans la même ville, est prince souverain de Monaco de 1819 à sa mort.

Biographie Il est le fils d' (1758-1819), prince souverain de Monaco, dont la principauté est annexée par la France de 1793 à 1814, et de son épouse Louise d'Aumont, duchesse suo jure de Mazarin (1759-1826).

Carrière au service de la France Il s'engage à vingt ans dans la cavalerie française. En 1804, il vend l'hôtel de Matignon à Quentin Craufurd, un homme d'affaires britannique proche de Talleyrand. Devenu officier, il est employé comme aide de camp par le général Grouchy puis, à partir de 1807 par Joachim Murat, alors grand-duc de Berg à la demande duquel il est fait le . Ayant suivi Murat en Espagne, il devient par la suite premier écuyer de l’impératrice Joséphine.

Au tout début de , alors que Napoléon vient de débarquer sur les côtes françaises à Golfe-Juan, il rencontre par hasard Honoré-Gabriel de Monaco. La légende veut que l'empereur, s'étant entendu répondre « Je vais chez moi à Monaco », aurait affirmé que lui aussi rentrait chez lui « Nos destins sont liés. Moi aussi, je rentre chez moi aux Tuileries ».

Prince souverain de Monaco Administrateur de la principauté au nom de son père dès 1815, il lui succède sur le trône monégasque quatre ans plus tard et règne jusqu'à sa mort en 1841. Fin juriste, il demande à « monégasquiser » les codes napoléoniens et développe considérablement le droit monégasque. Ainsi, le Code civil de Monaco adopté en 1815 et réformé en 1818, reste inchangé jusqu'en 1880. Célibataire et sans enfants légitimes, il a pour successeur son frère Florestan.

Il possède le château de Montbosq à Saint-Martin-des-Besaces..

Descendance De sa maîtresse, Félicité Rouault de Gamaches (1781–1819), Honoré V a un fils : Louis Gabriel Oscar Grimaldi (1814–1894), dit Oscar Grimaldi, à qui il confère le titre ad personam de , selon le droit monégasque, non reconnu en France.

Félicité Rouault de Gamaches est morte au château du Fayel au Fayel (Oise) le : Elle était la fille de Joachim-Valéry Rouault, marquis de Gamaches, grand d'Espagne, et de Marie-Catherine-Hyacinthe de Choiseul-Beaupré, et avait épousé le le comte Jacques-Philippe-Achille d'Héricy (1775–1842), dont elle avait eu deux filles, la duchesse de La Motte-Houdancourt et la marquise de la Tour du Pin-Montauban.

De sa seconde maîtresse, Ambroisine de La Houssaye d'Ourville (née à Valognes en 1780 et morte en 1870), qu'il venait régulièrement retrouver au château de Pont-Rilly à Négreville (Manche), eut un fils qu'il reconnut. et qui mourut en bas âge.

Ambroisine de La Houssaye d'Ourville était la fille ainée du marquis d'Ourville, dont elle hérita l'ancienne seigneurie du Boscq-en-Vesly et le château de Pont-Rilly. Elle avait épousé le Robert-Casimir d'Héricy (1779–1851), marquis d'Héricy et de Vaussieux [dernier du nom], dont elle n'eut aucune descendance.

Félicité Rouault de Gamaches et Ambroisine de La Houssaye d'Ourville étaient, par ailleurs, cousines par alliance, par leur union au sein de la famille d'Héricy.

Titres français Ses faits d'armes, en Prusse (lors des batailles de Prenzlau et de Lübeck) puis en Espagne, lui valent la reconnaissance de l'empereur Napoléon qui le décore de la croix de la Légion d'honneur en et lui confère le titre de baron de Monaco et de l'Empire, par décret impérial du sans lettres patentes.

Par ordonnance du , le roi lui octroie le titre de pair à vie, confirmé à titre héréditaire par l'ordonnance du . Le roi lui concède le titre de duc-pair héréditaire attaché à ladite pairie par ordonnance du .

Ces titres sont bien des titres français : La « nationalité » de ces titres est sujet à controverses depuis 1949 (voir titres des Grimaldi) mais il n'en va pas de même sous la Restauration française. Le fait que les ordonnances de soient prises en faveur de son fils et non du prince souverain est conforme à la pratique de l'Ancien Régime français où le détenteur d'un titre ducal pouvait le transmettre à un héritier assuré. Devenu prince souverain d'une principauté passée de la protection de la France à celle du royaume de Sardaigne en 1815, continue à siéger à la Chambre des pairs française où il expose des conceptions économiques « dirigistes » qui, sur place, aboutissent à des catastrophes pour ses sujets.

Titre espagnol est grand d'Espagne.

Généalogie

Armoiries

Notes et références

Voir aussi Bibliographie « Grimaldi de Valentinois », in Vicomte A. Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la Restauration (1814-1830), tome troisième, , réédition en facsimilé éditions Champion, 1974 Jean-Fred Tourtchine, Le Royaume de Bavière — La Principauté de Monaco, CEDRE, , , « Monaco (Honoré-Gabriel de) », in Sous la direction de Jean Tulard de l'Institut, Dictionnaire Napoléon, Fayard, 1999 (première édition 1987)

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