vignette|droite|L'Attaque de la femme de 50 pieds, un film de 1958 qui montre une révolte féministe contre les hommes. La bataille des sexes en science-fiction est un trope récurrent mettant en scène des conflits entre des sociétés d'hommes et de femmes dans un scénario de science-fiction pour obtenir le pouvoir.

Avec l'essor de la science-fiction féministe, les autrices de science-fiction ont subverti le traitement littéraire de la bataille des sexes, d'abord en présentant des utopies féministes de mondes unigenrés, puis avec l'essor du cyberfémisme en dépassant la vision binaire de sociétés organisés uniquement entre hommes et femmes.

Définition L'expression « bataille des sexes » est utilisée pour la première fois par Joanna Russ pour désigner des histoires de science-fiction traitant de la « guerre des sexes » entre hommes et femmes. Ce sont des histoires dans lesquels les femmes se rebellent et prennent le pouvoir, et dans lesquelles en général on trouve un héros masculin qui avec l'aide d'une femme « féminine » ramène la paix dans le monde et rétablit l'équilibre.

Historique Helen Merrick a décrit le trope de la bataille des sexes en science-fiction, née avec l'essor des questions féministes dans la société. Aussi connues sous le nom d'histoires de « femme dominante », les histoires de « bataille des sexes » présentent souvent des sociétés matriarcales dans lesquelles les femmes ont vaincu leurs oppresseurs patriarcaux et ont atteint la domination. Ces histoires sont représentatives d'une angoisse qui perçoit le pouvoir des femmes comme une menace pour la masculinité et la norme hétérosexuelle. Comme l'explique Merrick, « Et bien qu'elles puissent au moins faire allusion à la vision d'un ordre social genré plus égalitaire, cette possibilité est sapée en figurant le désir féminin d'une plus grande égalité en termes de pulsion masculine (stéréotypée) pour le pouvoir et la domination ». Joanna Russ a tenté de définir une autre approche plus féministe de la bataille des sexes, qu'elle définit comme une« bataille des sexes » dans une approche plus égalitaire ou androgyne.

Année 1920 Des exemples de ces types d'histoires, écrites dans les années 1920 et 1930 jusqu'aux années 1950, incluent Friend Island de Francis Steven et Via the Hewitt Ray de Margaret Rupert ; en 1978, Marion Zimmer Bradley sort , un roman sur un matriarcat futuriste sur une planète colonisée par les humains où les hommes sont extrêmement opprimés. Dans l'univers de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley, l'autrice introduit une large autonomie des femmes représentée à travers le peuple des Libres Amazones et la perspective de relations homosexuelles.

Années 1960 - 1970 Dans les années 1960 et 1970, les autrices féministes de science-fiction sont passées de la bataille des sexes à l'écriture d'histoires plus égalitaires et d'histoires qui cherchaient à rendre le féminin plus visible. La Main gauche de la nuit d'Ursula Le Guin dépeint une société androgyne dans laquelle un monde sans genre pourrait être imaginé. Dans le roman court de James Tiptree, Jr Houston, Houston, me recevez-vous ? publié dans l'anthologie Aurora: Beyond Equality, les femmes peuvent être vues dans leur pleine humanité en raison de l'absence d'hommes dans une société post-apocalyptiqueBrian Aldiss has argued that Frankenstein should be considered the first true science fiction story, because unlike in previous stories with fantastical éléments resembling those of later science fiction, the central character "makes a deliberate decision" and "turns to modern experiments in the laboratory" to achieve fantastic results. See The Detached Retina: Aspects of SF and Fantasy by Brian Aldiss (1995), page 78.. Les œuvres de Joanna Russ, notamment Lorsque tout changea et L'Autre Moitié de l'homme sont d'autres exemples d'exploration de la féminité et d'une « déconstruction de la femme « entière » acceptable et libérale vers un sens postmoderne multiple et changeant de l'individualité féminine.

Amor Vincit Foeminam: The Battle of the Sexes in Science Fiction Joanna Russ aborde le sujet de la « bataille des sexes » dans un article de 1980 intitulé Amor Vincit Foeminam: The Battle of the Sexes in Science Fiction, qui retrace les différentes positions prises par les auteurs de science-fiction sur ce thème récurrent et son implication pour la participation des femmes en science-fiction qui incite Justine Larbalestier à publier une thèse puis un livre sur le sujet.

Joanna Russ examine dans son essai dix histoires parmi lesquelles :

Thomas Berger, Regiment of Women, Simon and Shuster, 1973

Nelson S.Bond, The Princess Who rebelled, Amazing Stories,

Edmund Cooper, Gender Genocide, ACE books, 1971 publié aussi sous le nom de Who Needs men ?

Parley J. Cooper, The feminists, Pinaccle, 1971

Thomas S. Gardner, The Last Women, Wonder Stories, 1932 David H. Keller. M.D. The Fenminine Metamorphosis dans When Wlomen Rule (see no. 2). (Science Wonder Stories, .) Keith Laumer, War Against the Yukks, Galaxy, . Bruce McAllister, *Ecce Femina!, dans Fantasy and Science Fiction, . Booth Tarkington, The Veiled Feminists of Atlantis dans When Women Rule (publié d'abord dans The Forum en .) James Tiptree. Jr, Mama Come Home dans . New York: Ace, 1973. (d'abord publié dans If en 1968 sous le titre The Mother Ship) Wallace G. West, The Last Man dans When Women Rule, d'abord publié dans Amazing Stories.

À propos de la plupart de ces nouvelles, Russ indique . La seule nouvelle qui trouve grâce à ses yeux est celle de James Tiptree (Joanna Russ croit à l'époque que Tiptree est un homme).

Années 2000 Les cyberféministes de la génération suivante ont poursuivi avec des idées remettant en cause la féminité ou l'existence même d'un substrat biologique condamnant les femmes à l'état de demoiselles en détresse. Donna Harraway écrit . Elle explique que les communautés se construisent par affinité plutôt que par identité.

C'est une direction prise dans les récits de la « fempunk » : décrire des communautés d'affinités qui ne s'appuient pas sur une ségrégation par le genre, mais décrit des personnages qui doivent compter sur leurs compétences en affrontant des hommes et des femmes pour survivre, en mettant en avant la fluidité et la résilience des personnages. Des autrices comme Kameron Hurley (God's War), Lauren Beukes (Zoo City), et (vN: The First Machine Dynasty) se sont selon efforcées d'imaginer des mondes différents pour intégrer l'autonomie des femmes, sans se limiter à des rôles présentés selon un prisme binaire de genre masculin/féminin pour décrire des comportements sociaux et des communautés complexes.

Réaction des auteurs de science-fiction Les auteurs masculins de science fiction dure ont réagi parfois négativement au détournement du trope traditionnel par des femmes écrivant dans une perspective féministe. Les réactions d'Isaac Asimov et de Campbel ont été particulièrement remarqués en raison de leur prestige dans le milieu de la science-fiction. Campbell a écrit . Asimov a ainsi écrit dans Astounding Science fiction en :

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Références

Annexes Bibliographie . . .

Articles connexes Science-fiction féministe Cyberféminisme

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