Amédée de Roussillon (parfois Rossillon), dit Urtebise, mort le , est un abbé de Savigny, puis évêque de Valence du , issu de la famille dauphinoise de Roussillon.
Biographie Origines La date de naissance d'Amédée de Roussillon n'est pas connue. Il est mentionné pour la première fois avec ses parents, dans un charte datée du mois de .. Il appartient à la famille dauphinoise de Roussillon...
Il est le fils d'Artaud IV, seigneur de Roussillon... L'historien Antoine Vachez (1832-1910) indique que la mère pourrait être Artaude de Forez, fille de Guigues IV de Forez, mais cette information n'est pas confirmée. Selon le site Internet de généalogie MedLands (Foundation for Medieval Genealogy), elle aurait pu être une fille cadette de Guigues/Guy III de Forez..
La fratrie compte cinq enfants, dont Guillaume, qui succède à leur père, et Aymar/Adhémar, archevêque de Lyon (1273-1283).
Le Laboureur (1681) indique, selon une charte non datée, qu'il serait le neveu d'Amédée de Genève, évêque de Die, et fils du comte Guillaume II de Genève. Le Regeste dauphinois le désigne comme son filleul, , Acte (lire en ligne)..
Il reçoit dans sa jeunesse le surnom d'Urtebise, soulignant un caractère fougueux, voire batailleur...
Carrière ecclésiastique Amédée est moine à l'abbaye de Saint-Claude, dans le Jura. Il est appelé à diriger l'abbaye de Savigny, dans le Lyonnais, à la suite de la résignation de Jacques de Menthon, en 1270.
Son action est marquée notamment par des excommunications contre des moines et des convers ne respectant pas la règle, puis il obtient leur absolution auprès du pape en 1272.
Bernard Ayglier, abbé du Mont-Cassin, qui se rend en France afin de réformer les monastères de l'ordre, fait une halte dans l'abbaye en 1272.
À l'occasion du Deuxième concile de Lyon (1274), il envoie des troupes à l'archevêque, Aymar de Roussillon, son frère, pour protéger la ville et l'assemblée. Action qu'il réitère quelques mois plus tard afin de protéger l'archevêque.
Épiscopat Le , le pape Grégoire IX le nomme, à la faveur du Chapitre, sur le siège épiscopal de Valence, , Acte (lire en ligne). (le site MedLands donne la date erronée de 1270).
Lors de la mort d'Amédée de Genève, évêque de Die, le , il préside les funérailles. Le diocèse de Die est uni à celui de Valence et Amédée de Roussillon porte désormais le titre d'évêque de Valence et de Die..
Il obtient, en 1278, par achat, le château de Merlet (Diois), , Actes et (lire en ligne)..
Lors de la vacance du siège archiépiscopal de Vienne, il est chargé, en sa qualité d'évêque de Valence, d'administrer la métropole, , Acte (lire en ligne)..
Dès lors, (Fournier) soutiennent les princes de Bourgogne et de Savoie contre les Angevins en Provence. Dans le contexte régional, il semble en bons termes avec le comte de Savoie, jouant notamment un rôle dans le conflit opposant les Savoie au marquis Guillaume VII de Montferrat. Il le fera emprisonner au printemps 1280, alors que le marquis passait par ses terres, , Acte (lire en ligne).. L'évêque reçoit une lettre du pape qui se dit indigné de cet acte et l'oblige à libérer le marquis, , Actes , , , , (lire en ligne).. Thomas de Savoie obtient une complète rémission pour le prélat, prévenant ainsi des représailles.
Lutte contre le comte de Valentinois Le pouvoir temporel de l'évêque de Valence est un enjeu notamment pour les comtes de Valentinois..
Il remercie, en 1278, par des exemptions les représentants de Saillans pour leur aide contre le comte Aymar de Poitiers. Il avait signé avec eux et le prieur de la ville, un traité, le , , Acte (lire en ligne)..
Au cours de cette même année, plusieurs actes mentionnent le conflit opposant Amédée à Aymar de Poitiers, avec notamment la restitution de châteaux placée sous les auspices de l'évêque de Langres, Gui de Genève, et le connétable de France, Humbert de Beaujeu, , Actes , , , , et (lire en ligne).. Une sentence est rendue avec l'obligation de remettre trois châteaux pris par le comte à l'évêque de Die. Aymar, archevêque de Lyon et frère de l'évêque, est témoin. Les deux parties sont convoquées à un procès, en juillet de cette même année, à Lyon, afin de régler le conflit, , Actes et (lire en ligne)..
Une nouvelle conférence s'ouvre entre les parties en 1279 et se conclut par une trêve, , Acte (lire en ligne).. Cependant les tensions se poursuivent. Le pape Nicolas IV nomme ainsi des délégués pour juger l'une des affaires, en 1280, , Acte (lire en ligne)..
Le , un , , Acte (lire en ligne)..
Mort et succession Le , Amédée de Roussillon, pris de fièvre tierce, se rend à Die, , Acte (lire en ligne).. Il meurt le , , Acte (lire en ligne).. Le doyen et le prévôt de Valence assurent la période de vacance.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . . (volumes présents sur gallica.bnf.fr, présentation en ligne).
Articles connexes Diocèse de Valence Cathédrale Saint-Apollinaire de Valence
Liens externes
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