Le régiment de spahis auxiliaires algériens (RSAA) est un régiment de cavalerie appartenant à l'armée d'Afrique et dépendant de l'Armée de terre française.

Formé de spahis originaires d'Algérie, pour la plupart fils de familles influentes, il sert durant la Première Guerre mondiale sur le front français entre et .

Création et différentes dénominations Août 1914 : création du régiment de spahis auxiliaires algériens

Chefs de corps Colonel du Jonchay (, Gannat (Allier) - , Garnat-sur-Engièvre), grand officier de la Légion d'HonneurDossier de Légion d'Honneur n°LH//2458/30 (Consulter en ligne sur la base Léonore).

Historique des garnisons, combats et batailles du régiment de spahis Première Guerre mondiale Le régiment qui se veut la traduction d'un projet de « corps de cavalerie indigène d'élite destiné à prendre part aux opérations de l'armée française en Europe » développé par le Colonel du Jonchay, directeur des établissements hippiques d'Algérie et de Tunisie, est créé en Régiment de spahis auxiliaires algériens, Journal des marches et opérations – 25 août 1914 ~ 6 janvier 1916, Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 904/1,lire en ligne.

Selon Gilbert Meynier, l’objectif du gouverneur général de l'Algérie est de « transporter en France un assez grand nombre de fils de familles influentes, dont la présence dans l’Armée française sera le garant de la bonne tenue de leurs contribuables en Algérie »Gilbert Meynier, L’Algérie révélée. La guerre de 1914-1918 et le premier quart du , Genève, Librairie Droz, 1981, p.260 et le rôle du régiment est d' « d’une part, de tenir les familles de grandes tentes en faisant de la fleur de leurs rejetons des otages de l’Armée française, d’autre part, de permettre à ces aristocrates dans des chevauchées à la Delacroix, de n’être pas confondus avec la piétaille des tirailleurs. »Gilbert Meynier, L’Algérie révélée. La guerre de 1914-1918 et le premier quart du , Genève, Librairie Droz, 1981, p.540.

Le corps comprend 10 escadrons de 150 cavaliers chacun et au total environ 1 700 hommes. Les chefs de peloton indigènes au nombre de 43 ont le grade de Lieutenant ou de Sous-Lieutenant. Ils sont encadrés par 20 officiers métropolitains et deux officiers « indigènes » qui sont le capitaine Khaled, petit-fils de l'émir Abd El-Kader, et le lieutenant Mohamed Ben Si Ahmed BencherifRégiment de spahis auxiliaires algériens, Journal des marches et opérations – 25 août 1914 ~ 6 janvier 1916, Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 904/1. Affectations 1914 vignette|Spahis du régiment de spahis auxiliaires algériens dans les dunes de la région de Nieuport début 1915.

Les escadrons arrivent en France fin et sont déployés entre Arras et Douai, puis dirigés sur Orchies et Tournai. Deux escadrons participent à la défense de Lille au mois d'. 201 spahis sont faits prisonniers avec la garnison le , dont le lieutenant Bencherif et Christian Sarton du Jonchay, et 26 sont portés disparus.

Après la chute de Douai et de Lille, le régiment participe aux combats dans les Flandres à Nieuport, Lombardsijde et Elverdinge.

1915 S’avérant peu utiles sur le front, le commandement français prescrit le Régiment de spahis auxiliaires algériens, Journal des marches et opérations – 25 août 1914 ~ 6 janvier 1916, Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 904/1, p. 131, lire en ligne leur rapatriement en AlgérieRégiment de spahis auxiliaires algériens, Journal des marches et opérations – 25 août 1914 ~ 6 janvier 1916, Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 904/1, p. 140, lire en ligne.

Entre fin septembre et début , les 1 690 hommes (78 officiers et 1612 hommes de troupe) et les 1 801 chevaux du régiment sont rapatriés en Algérie depuis Marseille à bord des deux paquebots « Sidi Brahim » et « Duc de Bragance ».

Le général Plantey Général de Brigade Pierre Plantey (1851–1933). Il fut nommé Général de Brigade en 1909. Il a exercé les commandements suivants : Commandant supérieur de la défense des places du groupe de Dunkerque et gouverneur de Dunkerque et commandant de la subdivision de région de Dunkerque, puis Adjoint au gouverneur de Dunkerque, puis Commandant des subdivisions de région d’Amiens et d’Abbeville (VII) et enfin placé dans la section de réserve en 1917. Il était Commandeur de la Légion d’Honneur., commandant la colonne mobile de Douai du au , qui les avait eus sous ses ordres, leur rend un vibrant hommage dans une lettre adressée le au colonel Sarton du Jonchay et considère que « les goumiers peuvent rentrer chez eux la tête haute, fiers de ce qu'ils ont fait. »L'Afrique française : bulletin mensuel du Comité de l'Afrique française et du Comité du Maroc, janvier 1915, lire en ligneRégiment de spahis auxiliaires algériens, Journal des marches et opérations – 25 août 1914 ~ 6 janvier 1916, Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 904/1, p.145, lire en ligne.

Une fois en Algérie, le nombre des goumiers demandant à rester aux spahis auxiliaires étant insignifiant, le général Moinier dissout le régiment en date du .

Pertes 12 spahis ont été tués au combat entre le et le , 20 sont décédés dans les hôpitaux (3 des suites de blessures et 17 de maladie) et 47 portés disparusRégiment de spahis auxiliaires algériens, Journal des marches et opérations – 25 août 1914 ~ 6 janvier 1916, Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 904/1, p.160, lire en ligne.

Personnalités ayant servi au sein du régiment vignette|Le capitaine Khaled (à cheval) et le colonel du Jonchay (à pied au centre) début 1915. Emir Khaled, capitaine, Officier de la Légion d'Honneur (1915) Mohamed Ben Si Ahmed Bencherif, lieutenant Hachemi Benchennouf, lieutenant, Grand officier de la Légion d'Honneur (1945) Si Sahraoui Ben Mohamed ou Sahraoui Belhadj (1858-1937), capitaine, bachaga de Trézel, Grand-croix de la Légion d'Honneur (1930)Dossier de la Légion d'Honneur de Si Sahraoui, cote 19800035/201/26278, base de données LéonoreDécret du 13 août 1930 publié au Journal officiel du 26 août 1930, promotion du Centenaire de l'Algérie, Le Temps, 27 août 1930, lire en ligneSi Sahraoui avait été promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur, sans traitement, par décret du 18 juin 1915, sur la proposition du général commandant en chef les armées françaises (Joseph Joffre), pour faits de guerre, alors qu'il était sur le front des armées, en qualité de khalifa (adjoint) du colonel commandant le corps des spahis auxiliaires algériens. En février 1916, le ministre de la guerre Joseph Gallieni fait une demande auprès du président Raymond Poincaré afin que Si Sahraoui perçoive un traitement. La demande est accordée par Poincaré et , Journal officiel du 22 février 1916, p.1471, lire en ligne Régiment de spahis auxiliaires algériens, Journal des marches et opérations – 25 août 1914 ~ 6 janvier 1916, Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 904/1, p.134, lire en ligne. Belkacem ben Djelloul Ferhat, fils de Djelloul Ben Lakhdar, bachagha, Grand-croix de la Legion d'Honneur (1945)Décret du 12 juillet 1945, Journal officiel du 14 juillet 1945, lire en ligne, p.4347. Christian Sarton du Jonchay, âgé de 16 ans et trop jeune pour s'engager, il s'engage sous le nom d'Abd el Ali ben Zanchi. Benchiha el Hadj ould Boumédiène (1863-1937), bachagha d'Aïn Témouchent, Grand officier de la Légion d'HonneurDossier de la Légion d'Honneur de Ben Chiha el Hadj ould Boumédiène, cote 19800035/724/82301, lire en ligne, base de données Léonore.

Hommages

Notes et références

Bibliographie Régiment de spahis auxiliaires algériens, Journal des marches et opérations – 25 août 1914 ~ 6 janvier 1916, Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 904/1, en ligne Gilbert Meynier, L’Algérie révélée. La guerre de 1914-1918 et le premier quart du , Genève, Librairie Droz, 1981

Liens externes L'Afrique française : bulletin mensuel du Comité de l'Afrique française et du Comité du Maroc, , lire en ligne

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