Au Liechtenstein, l'avortement est illégal dans la plupart des cas et est passible de peines de prison pour la femme comme pour le médecin qui la pratique. Une tentative de légalisation en 2011 a été rejetée par les électeurs. En avril et , le Landtag n'a pas saisi l'occasion d'avancer des propositions visant à assouplir les lois sur l'avortement.

La section 96 du Code pénal du Liechtenstein dispose que l'avortement est illégal, sauf en cas de danger grave pour la vie ou la santé de la femme qui ne peut être évité que par une interruption de grossesse, ou en cas de viol ou d'agression sexuelle. Les avortements illégaux sont passibles de peines de prison allant jusqu'à trois ans pour le médecin et jusqu'à un an pour la femme. La section 98 du Code pénal criminalise en outre la pratique ou l'encouragement d'un avortement sans enquête approfondie sur sa nécessité médicale ainsi que tout type de promotion des services d'avortement Criminal Code of Liechtenstein of 24 June 1987, as amended up to 1 January 2017, Organization for Security and Co-operation in Europe, Office for Democratic Institutions and Human Rights, 11 July 2017..

Jusqu'à la modification du Code pénal en 2015, l'exception pour viol ne s'appliquait que si la femme avait moins de 14 ans Code Pénal du Liechtenstein du 30 Juin 2015, Gouvernement du Liechtenstein .

Lors du du , 81% des électeurs ont rejeté une proposition "Pour la vie" d'interdire tout avortement, tandis que 80% ont adopté la contre-proposition du Landtag, qui avait été condamnée par les militants anti-avortement.

Une proposition visant à légaliser l'avortement au cours des 12 premières semaines de grossesse ou lorsque l'enfant serait handicapé a été rejetée par 52,3 % des électeurs lors des qui se sont tenus le . Le prince Alois avait précédemment menacé d'opposer son veto à la proposition si elle était adoptée. L'ONU avait demandé plusieurs fois à l’État d'adopter une telle loi.

Les femmes du Liechtenstein qui choisissent de se faire avorter doivent traverser la frontière, soit vers la Suisse voisine, soit vers l'Autriche, pour que l'intervention se déroule légalement. Les femmes doivent également se rendre dans ces pays pour obtenir des conseils sur leurs options, car elles sont menacées de poursuites dans leur pays. On estime qu'environ 50 femmes par an avortent soit illégalement au Liechtenstein, soit à l'étranger, en Suisse ou en Autriche.

En 2026, une nouvelle initiative populaire, portée notamment par Tatjana As'Ad (Freie Liste), propose de légaliser l'avortement durant les douze premières semaines de grossesse, sur le modèle suisse en vigueur depuis 2002. Le comité d'initiative a déposé 4 970 signatures le 31 juillet 2026, soit environ un électeur sur quatre — le deuxième plus grand nombre jamais recueilli dans la principauté. L'initiative doit être examinée par le Parlement, puis soumise à référendum en cas de rejet ; elle reste menacée par un veto princier.

Références

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