Les boucles de chaussures sont des accessoires de mode portés par les hommes et les femmes du milieu du au , en passant par le . Les boucles de chaussures étaient fabriquées dans divers matériaux, notamment le laiton, l'acier, l'argent ou l'argent doré, et les boucles pour les tenues de cérémonie étaient serties de diamants, de quartz ou d'imitations de bijouxTakeda and Spilker (2010), .
Histoire vignette|gauche|Portrait du roi Frederick V du Danemark en robe de couronnement (détail), Anonyme Le soulier masculin moderne, à talons et lacets, fut conçu au début du , ce qui suscita nombre d'idées : lacets et nœuds de rosette, rubans, Aymeric Peniguet de Stoutz, La boucle de chaussure. L'auteur a placé son travail dans le domaine public. C'est au milieu de ce flot d'excentricités qu'apparut en milieu de siècleTortora and Eubank (1995), la boucle de chaussure : . Samuel Pepys écrivit dans son journal, à la date du : The Diary of Samuel Pepys, Sunday 22 January 1659/60.
. Elles devinrent un signe d'ostentation, sauf pendant les deuils, où or et argent brillant étaient proscrits. Les boucles d'acier de Wolverhampton connurent le succès. Pour les soirées, on portait des boucles serties de pierreries, et un courtisan avait souvent en plus une paire de boucles de jarretière pour serrer la culotte aux genoux. La démesure de Versailles alla jusqu'à la création de boucles serties de diamants : . Quand ce n'étaient pas les diamants c'était la « pierre du Rhin » de Georges Frédéric Strass, joailler du roi, connue aujourd'hui sous le nom de strass.
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Mémoires de Monsieur le comte de Vaublanc, Firmin Didot Frères, 1857, .. Cela provoqua des moqueries : Dans la pièce de Sheridan, Le Voyage à Scarborough (1777), Lord Foppington, ironise : si les boucles servaient jusque là à tenir la chaussure, .
La Révolution française mit un terme progressif aux boucles, signes de stupre et de luxe. . Le Dictionnaire national de Pierre-Nicolas Chantreau définissait en 1790 les boucles d’argent comme un Dictionnaire national et anecdotique.
À partir de 1792, la nécessité de financer la guerre contre les souverains européens inspira des cérémonies pendant lesquelles les citoyens envoyaient leurs boucles de chaussures en argent à la fonte, pour sauver la « Patrie en danger ». En échange, ils reçoivent des boucles carrées, de fer ou de laiton, sur lesquelles une inscription félicite le donateur d’avoir payé « le prix du patriotisme français ». Cela provoqua la faillite des fabricants anglais : . En outre, le Blocus continental imposé en 1806 à la couronne britannique par Napoléon y contribua fortement. Bonaparte, premier Consul puis Empereur, portait lui-même des boucles à ses souliers, et encouragea une production française, notamment parisienne. .
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Références
Liens externes
Articles connexes Monk (chaussure)
Bibliographie
Takeda, Sharon Sadako, and Kaye Durland Spilker, Fashioning Fashion: European Dress in Detail, 1700 - 1915, Prestel USA (2010), Tortora, Phyllis G. and Keith Eubank. Survey of Historic Costume. 2nd Edition, 1994. Fairchild Publications.
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