Loujaya Kouza, née vers à Lae "Journalist and creative writer woman ousts minister in PNG elections", scoop.co.nz, 24 juillet 2012, est une chanteuse et femme politique papou-néo-guinéenne.

Biographie Après des études à l'université de Papouasie-Nouvelle-Guinée, elle est autrice et chanteuse d'une série d'albums de musique chrétienne gospel dans les années 1980, et en 1991 elle écrit et chante une chanson pour une cérémonie des Jeux du Pacifique sud qui se tiennent à Port-Moresby "Hon. Loujaya Kouza, MP", Parlement national. Elle reprend des études de 2010 à 2012 à l'université de technologie de Papouasie-Nouvelle-Guinée à Lae, puis y devient enseignante à temps partielle. Elle est également un temps présentatrice d'actualités à la radio "Political leadership in PNG: Women MPs in 2017 election", The National, 25 janvier 2022.

Candidate malheureuse aux élections législatives de 2007, elle est élue députée de Lae au Parlement national aux élections de 2012, avec l'étiquette du Parti des peuples autochtones et avec son nom de femme mariée, Loujaya Toni ; dans sa circonscription, elle bat le député sortant, son grand-père Bart Philemon "Hon Loujaya Toni", Pacific Women in Politics. Elle rejoint après son élection le parti Congrès national populaire, et est nommée ministre du Développement des communautés dans le gouvernement de Peter O'Neill de 2012 à 2014. Elle est conjointement nommée ministre de la Jeunesse et ministre de la Religion, et appelle à ce que le pays affirme son identité chrétienne en matière de politique étrangère ; elle souhaite notamment que les accords commerciaux avec les États étrangers incluent l'interdiction d'une venue de religions étrangères en Papouasie-Nouvelle-Guinée "Toni: Christian principles ‘vital’", The National, 11 juillet 2023.

En 2013, elle obtient par décision de justice une séparation de son mari violent. Elle reprend cette même année le nom de Loujaya Kouza, puis obtient son divorce "Hubby Toni pleads for wife’s return", The National, 3 février 2013 "Kouza refuses to vote after name not updated on common roll", The National, 30 juin 2017. En 2013 également, elle soutient publiquement la décision très critiquée du président du Parlement, Theo Zurenuoc, de détruire des gravures représentant les différentes cultures autochtones du pays et qui décorent le Parlement. Theo Zurenuoc agit ainsi par fondamentalisme chrétien, et Loujaya Kouza explique avoir rencontré un groupe chrétien étranger qui lui a expliqué que ces destructions seraient nécessaires pour permettre la prospérité du pays. Elle affirme avoir transmis ce conseil au président du Parlement, et avoir obtenu l'accord du gouvernement pour ces destructions, ce que le Premier ministre Peter O'Neill dément alors publiquement "Controversial removal of artefacts at PNG parliament continues", Radio New Zealand, 13 décembre 2013.

Elle démissionne de son poste de ministre en 2014 pour présider la commission de la cité de Lae Tom Lansford (dir.), Political Handbook of the World 2018-2019, 2019, p.1241. Ayant par la suite critiqué le gouvernement, elle est exclue en du parti Congrès national populaire. Elle rejoint alors les bancs de l'opposition parlementaire et le Parti du triomphe, du patrimoine et de l'empouvoirement "Kouza joins party", The National, 16 novembre 2015. Elle est battue dans sa circonscription aux élections de 2017.

Références

Catégorie:Personnalité politique papouane-néo-guinéenne du XXIe siècle Catégorie:Femme politique papouane-néo-guinéenne Catégorie:Chanteuse papouane-néo-guinéenne Catégorie:Chanteuse de gospel Catégorie:Naissance en 1966 Catégorie:Étudiant de l'université de Papouasie-Nouvelle-Guinée