Maurice Gillet, né le à Móng Cái au Tonkin dans l'actuel Vietnam, tué le au camp de concentration de Natzweiler-Struthof dans le Bas-Rhin, est un résistant français du réseau Alliance, responsable du secteur de Brest.
Biographie
Maurice Gillet naît le à Móng Cái au Tonkin français, dans l'actuel Vietnam.. Il est le fils d'un capitaine d'infanterie coloniale, Léon Gillet, alors affecté en Cochinchine, et de Alix Simotte.
Il passe le début de son enfance à Pékin, puis revient en France avec ses parents en 1923, pour s'installer à Brest. Après son baccalauréat, il obtient une capacité en droit à l'université d'Aix-en-Provence.
Gillet devient courtier maritime pour la région de Brest. Pendant l'Occupation allemande, ses activités professionnelles lui servent de couverture, lui permettent de circuler dans l'arsenal de Brest comme dans la région et facilitent sa participation à la Résistance, sous le pseudonyme de Licorne. Il communique au sein du réseau Alliance les renseignements qu'il recueille, et devient le responsable du sous-secteur de Brest pour ce réseau.
En parallèle à son activité de renseignement, Gillet participe au sauvetage et à l'exfiltration de nombreux aviateurs alliés, ce qui lui vaudra de recevoir à titre posthume la médaille de la Liberté.
Un de ses agents est arrêté avec son carnet d'adresses, ce qui entraîne la chute de son réseau. Lui-même est arrêté avec son épouse le . Il est déporté « Nuit et brouillard » en à Schirmeck dans le Bas-Rhin, où il est interné. L'avance alliée entraîne son transfert et celui des membres de son réseau, dont son père le colonel Léon Gillet, vers le camp de concentration de Natzweiler-Struthof, où ils sont tous tués le . vignette|400x400px|Plaque à la mémoire des membres du réseau Alliance, au camp de concentration de Natzweiler-Struthof.
Distinctions et hommages Décorations Gillet reçoit à titre posthume les décorations suivantes. : , ; , 1948 ; , . ; , 1955 ; (États-Unis), 1947. Certificat de service britannique, 1946.
Autres hommages Une place porte son nom à Brest. Il est reconnu « mort en déportation », par arrêté du . Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Plancher-les-Mines dans la Haute-Saône, ainsi que sur la stèle commémorative du réseau Alliance, au camp de concentration de Natzweiler-Struthof, dans le Bas-Rhin.
Notes et références
Bibliographie . . Bernard Brun, Marie Maistre et Maurice Gillet, l'auteur, 2018 . Guy Caraes, Le réseau Alliance, Rennes, éditions Ouest-France, 2021.
Voir aussi Articles connexes Réseau Alliance Résistance en Bretagne
Liens externes
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