La ligne M5 du métro léger de Charleroi est une ligne partiellement construite, en 1986, et inexploitée du métro léger de Charleroi.
Histoire L'histoire de la ligne 5 du métro léger de Charleroi commence au siècle avec l'ancienne ligne de train 140A . Cette ancienne ligne de train reliait Châtelet à Lodelinsart avec comme gares intermédiaires l'ancienne gare de Montignies sur Sambre (là où se trouve actuellement la station Centenaire), une halte à Neuville (où se situe actuellement la station Yernaux) ainsi que l'ancienne Gare de Charleroi-Nord (là où se trouve actuellement la station Waterloo qui devait initialement s'appeler Nord). Cette ligne a été définitivement supprimée aux voyageurs en 1925 donc avant que la SNCB ne soit créée bien que l'indicateur d'horaires de 1920 ne mentionne aucun train de voyageurs régulier sur cette ligne.
L'idée du métro léger de Charleroi lancé dans les années 1960 va donner une seconde vie à cette ancienne ligne de train car il est décidé de reprendre l'assiette du chemin de fer pour l'antenne de Châtelet entre les stations Waterloo et Centenaire (anciennes gares de Charleroi Nord et Montignies-sur-Sambre). En effet, cette portion de ligne est déjà désaffectée à tout trafic depuis le début des années 1960, il ne reste plus qu'une petite portion de ligne en activité pour le trafic marchandises à caractère industriel entre la bifurcation du Roctiau la connectant à la Ligne 130 (Infrabel) et la zone où se situe la station Centenaire avec un raccordement vers le terril de la Duchère qui a survécu jusqu'en 1988. vignette|L'ancienne gare de Montignies où se situe actuellement la station Centenaire Des vestiges de cette ancienne ligne de train sont toujours visibles le long de la ligne de métro léger, comme par exemple un pont entre les rue du Pont et des Preys à Montignies sur Sambre qui enjambe aussi la ligne de métro qui devait servir au moignon restant de l'ancien raccordement de train mais qui dans les faits a été un ouvrage inutile car les circulations de trains cessèrent définitivement au moment de la construction de la ligne de métro. Un autre vestige est la maison du Garde-barrière à la rue du Poirier à Montignies sur Sambre, où la rue qui la connecte à la station Yernaux a été renommée rue du Garde-barrière (anciennement rue du Grand Central), cette maison est habitée par Enrico qui organisait avec Nicolas Buissart des safaris d'Exploration urbaine sur la ligne de métro, abandonnée pendant des décennies.. vignette|Maison du Garde barrière Enrico entre les stations Yernaux et Pensée
Le projet de construire l'antenne de Châtelet (M5) avait été jugé prioritaire.
En effet, le projet de métro léger de Charleroi était un projet conjoint de la Société nationale des chemins de fer vicinaux et de la Société des transports intercommunaux de Charleroi dans le but de remplacer progressivement les lignes de tram en chaussée par des lignes de métro léger complétement séparés du trafic routier. La Société des transports intercommunaux de Charleroi (ou STIC) opérait dans la partie orientale de la métropole carolorégienne où se situe le M5, la ligne de tram 6 qui allait à Montignies Neuville a été la première à fermer en 1958, les dernières lignes de tram du réseau fut la 5-15 qui allaient respectivement à Montignies et Châtelineau qui ont disparu définitivement en 1974 (par coïncidence, le M5 reprend l'indice 5 de l'ancienne ligne de tram, en 2026 cet indice est toujours utilisé pour les lignes de bus 25-35 et jusqu'en 2012 la ligne de bus 15 qui allait jusqu'à Montignies Roctiau). Etant donné que la première partie de la construction du projet métro léger était dirigée vers l'antenne d'Anderlues où plusieurs ligne de tram de la Société nationale des chemins de fer vicinaux (SNCV) étaient encore en service, il était logique que le réseau se développe ensuite dans le zone STIC à l'est de la métropole (antennes de Soleilmont et Châtelet), où la fin des lignes de tram avaient laissés un vide. vignette|Ancien tram STIC de la ligne 5-15 en 1974 passant sous l'ancien pont de la ligne de train 140A où l'on aperçoit passer un train de fret. Ce pont va être reconstruit (inutilement) pendant les travaux de la ligne du métro qui passe à cet endroit, mais en coupant la rue des Preys en deux (une passerelle piétonne va être construite).
Le projet du métro léger, qui pourrait sembler démesuré pour Charleroi est le résultat de la Politique du gaufrier c'est à dire une balance des projets d'infrastructures entre la Wallonie et la Flandre. Mais hélas, suite au déclin économique et industriel de Charleroi à partir des années 1960, le projet du métro léger sera réduit et moins de la moitié des antennes prévues seulement seront construites dont le M5. En 1988, suite à la régionalisation du financement des transports locaux, les travaux du métro léger en cours de construction, dont le M5 sont stoppés par manque de financement.
En 1991, à la suite de la régionalisation des transports locaux, la STIC et SNCV sont dissous pour former le TEC Charleroi, le métro léger est loin d'être achevé mais est progressivement mis en service : en 1992 l'antenne d'Anderlues sera complétée et l'antenne de Soleilmont sera partiellement ouverte jusqu'à la station Gilly. L'antenne de Châtelet (M5) est alors à ce moment dans une situation similaire à sa ligne voisine de Soleilmont (M4), les travaux ont été complétement achevés pour la première partie de la ligne (jusqu'à Centenaire pour le M5 et donc la station Gilly pour le M4), les travaux n'ont pas été terminés au delà pour la deuxième partie (stade gros-oeuvre), et rien n'a été construit pour la troisième partie. Ces deux antennes présentent un vestige de l'ancienne société STIC car la circulation des trams se fait à gauche qui était une volonté de cette société (les autres lignes les trams roulent à droite). Les autorités wallonnes décident donc de n'ouvrir que la section totalement réalisée du M4 (et la station Waterloo par la même occasion) mais rien concernant le M5 alors que les travaux sont finis pour la première partie. Cette décision s'explique par un lobby favorisant le centre commercial Ville 2 (venant d'être construit en 1990) et desservi par une station du M4 : Samaritaine, le M5 représentait donc une potentielle concurrence car en bout de ligne se trouve le centre commercial Cora et on imaginait que les travaux pouvaient s'achever rapidement jusque là. Malgré cet abandon, le Tec est tenu d'entretenir la ligne, y compris pour la partie inachevée.
Cet entretien coûte 180 000€ par an au Tec qui est forcé de maintenir son bon état à cause d'un point d'injection électrique à la station Chet aujourd'hui Yernaux qui alimente le réseau exploité. Ce qui signifie que le M5 inexploité est aussi alimenté en électricité. Au total, 615 millions d'euros avaient déjà été investis dans le projet métro léger qui n'était que très partiellement achevé.
En juin 2002, la Wallonie décide de compléter le réseau et d'enfin boucler la boucle centrale. En 2007, un crédit européen de l'ordre de 75 millions d'euros va donc permettre d'achever comme l'avait prévu le gouvernement wallon la Ligne M4 jusqu'à Soleilmont, boucler la boucle centrale en mode tram en créant la station Tirou et construire l'antenne de Gosselies la Ligne M3 en abandonnant la configuration métro léger pour un mode tram. vignette|254x254px|On peut voir à droite l'ancienne ligne de chemin de fer 140A en trait noir hachuré, là où se situe actuellement la ligne M5. Ces travaux vont coûter au total 125 millions d'euros dont 70 pour la seule ligne de Gosselies.
Pourtant, le M5 sera oublié du plan à ce moment nonobstant le fait qu'en 2011 il ne faudrait à peine que 5 millions d'euros pour exploiter la section terminée (jusqu'à Centenaire).
Dans les articles de presse nous pouvons souvent lire qu'à la fin des années 1980, ..
En 2012, Grand Hôpital de Charleroi a choisi son site sur le Terril des Viviers à Gilly au niveau du croisement du Périphérique R3 et de la Route de la Basse Sambre. Il s'agit en fait d'un projet de construction d'un nouvel grand hôpital pour regrouper le réseau des hôpitaux catholiques existants (Notre Dame à Charleroi, Saint Joseph à Gilly, Sainte Thérèse et Reine Fabiola à Montignies ainsi que l'IMTR à Loverval) dans le but de rationaliser les activités et de réduire le personnel. Seul l'hôpital Notre Dame sera partiellement conservé. Cette décision aura un impact décisif pour le projet M5.
En 2013, grâce au projet du Grand Hôpital de Charleroi - Les Viviers, le projet M5 ressurgit car le futur site de l'hôpital est à proximité de la zone où les travaux du métro s'étaient arrêtés deux décennies plus tôt (tunnel sous le centre commercial Cora). Il s'agit donc là du projet M5 actuel.
En 2014 suite au succès progressif du nouveau réseau métro (qui a été étendu en 2012/2013), il est encore évoqué l'idée d'achever complètement les sections déjà construites du M5 et de prolonger la ligne jusqu'à l'emplacement du Grand Hôpital de Charleroi - Les Viviers mais aucune décision politique ne va être prise en faveur du projet. Une nouvelle station intermédiaire entre Pensée et Centenaire est même évoquée.
Malgré ce nouveau projet qui a remis un coup de boost à cette antenne construite partiellement mais en sommeil depuis des décennies, il est fréquemment remis aux calendes grecques par le gouvernement wallon.
En 2016, la Ville de Charleroi demande que le projet soit réalisé, en mentionnant même un prolongement vers la Place Wilson de Châtelineau.
En 2017, pour la première fois dans son histoire, il est évoqué parmi trois scénarios de démanteler toute l'infrastructure et donc de condamner définitivement le projet.
Pendant ce temps là, la ligne continue de parler d'elle et de susciter de l'engouement des fans d'Exploration urbaine (ou urbex) qui y pénètrent fréquemment pour contempler et photographier l'atmosphère atypique d'une ligne quasi abandonnée qui est aussi le paradis des graffeurs et amateurs de street-art.
Malheureusement, la ligne est aussi sujette à de nombreux vandalismes tel que le dépôt de déchets. A titre d'exemple, le Tec a récolté fin 2015 plus de 48 tonnes de déchets.vignette|434x434px|Cora Châtelineau en liquidation dont la surface a déjà été réduite. L'hypermarché qui était un symbole de prospérité économique dans les années 1970, qui a même influencé le tracé du projet M5, est aujourd'hui en voie de disparition en Belgique après la disparition des Makro en 2022.|gaucheEn , suite à la crise du Covid-19, la Commission européenne donne son accord pour le plan de relance belge dont d’euros sont alloués à l’extension du métro carolorégien vers le Grand Hôpital de Charleroi (GHdC) sur le site des Viviers. De quoi accroitre et améliorer davantage encore l’accessibilité en transports en commun dans la métropole de Charleroi, en pleine expansion. Thomas Dermine qui était secrétaire d'Etat pour la relance avait inscrit le projet parmi les 250 millions d'euros allouée à la région de Charleroi.
Au même moment, l'Union Européenne hésite à investir pour le projet M5 car la fréquentation du métro léger de Charleroi serait insuffisante. Il est à noter que le coût total du projet est à 104 millions d'euros, les 44 millions restants étant à la charge de la Wallonie.
Le TEC a prévu la rénovation de l'infrastructure existante, la ligne avec six stations, et la construction de deux nouvelles stations. Après un premier chantier notamment de débroussaillage, le chantier est prévu pour débuter en 2023, il comprend : la remise à niveau des quatre premières stations : Neuville, Chet (renommée Yernaux), Pensée et Centenaire ; la finition des stations Champeau et Roctiau qui étaient ; et la création de deux nouvelles stations : Corbeau (souterraine) et Les Viviers (aérienne). Ce chantier a un budget prévisionnel de réalisation de d'euros et une prévision d'ouverture en 2027..
Le chantier démarre en ..