Germaine Vogel, née Germaine Vincent le dans le et décédée le à Issy-les-MoulineauxRelevé des fichiers de l'Insee, est une résistante française.
Biographie
Depuis son commerce de fourrures de la rue Saint-Martin à Soissons (Aisne) qu'elle tient avec son mari ancien caporal durant la Première Guerre mondiale, elle participe à des actions de résistance dès avec son époux Jean Vogel.
Tous tous deux rejoignent le réseau « La Vérité française » qui édite un journal clandestin du même nom, et qui est en rapport avec le Réseau du musée de l'Homme.
En , le jeune Belge Jacques Desoubrie, agent double se présentant comme évadé d’une prison allemande parvient à gagner la confiance des Vogel puis de l'antenne parisienne du groupe clandestin, ce qui lui vaudra en 1947 une condamnation à mort par la cour de justice de la Seine.
Le , sont effectués simultanément à Paris et Soissons par la police allemande.
Le couple est jugé du au par le tribunal militaire allemand du Gross Paris de la rue Boissy-d'Anglas pour « aide à l’ennemi » : Germaine est condamnée à deux ans de prison tandis que son mari est condamné à mort. Il est exécuté le à au stand de tir du ministère de l’Air dans le de Paris avec ses compagnons : le commandant Coqueugniot, le comte Jehan de Launoy, Pierre Stumm, Lucien Douay, et Émile Louys.
Graciée, Germaine est libérée le , quelques jours avant l’exécution de son mari.
Le , elle expose dans la vitrine de son magasin les photographies de son mari et de ses camarades fusillés, entourés de fleurs tricolores portant la mention « Mort pour la France ».
Elle est alors de nouveau arrêtée, emprisonnée plusieurs mois jusqu’à sa déportation vers Ravensbrück le . Elle est rapatriée le . Germaine Vogel gardera de lourdes séquelles de la déportation.
Leur fille, Jeanne Vogel, également impliquée dans la Résistante est plusieurs fois incarcérée mais échappe à la déportation. Ainsi, après une nouvelle arrestation, Jeanne Vogel sera libérée de la prison de Soissons par les troupes américaines le , alors que son époux Émile Dutertre est déporté à Buchenwald puis au Kommando de Neu-Stassfurt et finira abattu durant les marches de la mort le .
Hommages En 1947, Germaine Vogel obtient son assimilation au grade de sous-lieutenant au sein des Forces Françaises Combattantes, puis le , le ministère des Anciens Combattants et Victimes de la Guerre lui octroie le titre de déportée résistante.
Jean Voguel est lui aussi homologué comme appartenant aux FFC le en qualité de chargé de mission de .
Le portrait de Germaine Vogel est réalisé par l'artiste C215 en 2018 à Soissons puis en 2022 dans le de Paris au 229 rue Raymond-Losserand.
Décoration
(décret du )
Notes et références
Lien externe
Biographie de Germaine Vogel
Catégorie:Résistante française Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Déporté_à_Ravensbrück Catégorie:Survivant de Ravensbrück Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Naissance en mai 1894 Catégorie:Naissance dans le 20e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en août 1977 Catégorie:Décès à Issy-les-Moulineaux Catégorie:Décès à 83 ans