LGBT

(SMUG), parfois traduit en Minorités sexuelles en Ouganda, est une organisation non gouvernementale faîtière pour la défense des droits LGBT en Ouganda.

Elle est fondée en 2004 par Victor Mukasa et dirigée par Frank Mugisha à partir de 2007.

Fondation est fondée par Victor Mukasa, un homme trans, le ... L'année précédente, Mukasa avait participé à la création de l'ONG lesbienne Freedom and Roam Uganda. L'influence de cette dernière avait poussé à l'organisation de plusieurs autres groupes LGBT indépendants dans le pays, qui parfois ne se connaissaient pas entre eux. Ces groupes sont cependant plus actifs dans le soutien entre personnes LGBT que dans le militantisme pour leurs droits..

L'année suivante, dix-huit de ces groupes se réunissent en une coalition militante, sous la houlette de Mukasa. S'y retrouvent notamment , Freedom and Roam Uganda, , Lesgabix, , , et ..

SMUG est créée dans le but de coordonner les actions militantes des différentes organisations LGBT du pays et de promouvoir des revendications communes au nom de l'ensemble des minorités sexuelles. SMUG met aussi en place du soutien pour les victimes de violences, de harcèlement et d'arrestations..

Lors de la fondation de SMUG, Victor Mukasa subit une pression importante de la part des autorités. Même si quelques figures émergent dans les années suivantes , la majorité des membres préfèrent rester anonymes, par crainte de la répression, à la fois juridique et sociale. Cet anonymat rendait difficile l'existence d'une voix unifiée entre personnes LGBT dans la lutte pour les droits. Frank Mugisha est nommé en 2007. directeur général de Minorité sexuelles en Ouganda.. Victime d'un harcèlement policier, il quitte l'Ouganda durant un mois en 2008 pour le Kenya.

Sexual Minorities Uganda est suspendue le par le Bureau national des organisations non gouvernementales. Il reproche à l'organisation de ne pas être enregistré officiellement. En 2012, pourtant, SMUG avait tenté de se déclarer en association, mais l'enregistrement avait été refusé en raison de son nom, qualifié d'.. Le , la cour d'appel confirme la suspension de l'association en rejetant sa demande en appel.

Actions notables Plainte contre le gouvernement Un an après la fondation de SMUG, en 2005, la police fait une descente au domicile de Victor Mukasa, sans mandat valable. Elle l'arrête et lui confisque des documents relatifs à son militantisme. Il devient la cible de commentaires homophobes de la part des médias, du gouvernement et de personnes engagées dans la lutte contre le sida. Une fois libéré., pour se protéger, il doit fuir le pays pendant deux ans pour l'Afrique du Sud.

Victor Mukasa porte plainte contre le gouvernement en 2008, avec Yvone Oyo. Il l'accuse d'intrusion, de vol, d'arrestation illégale et de traitement inhumain et dégradant. Ils sont tous deux dédommagés de environ, la juge estimant qu'il y avait une et à leur vie privée, mais sans reconnaître de rapport avec l'homosexualité ou un . Il s'agit de la première fois que des militants LGBT portent plainte contre l'État ougandais, et une victoire pour la communauté du pays..

Campagne Le mouvement LGBT ougandais se développe en 2007 grâce un militantisme plus important. La mise en place par . d'une campagne médiatique publique coordonnée de , nommée (), permet à la communauté de davantage se souder, de gagner en visibilité et de devenir plus homogène. Elle permet également l'établissement d'enclaves LGBT dans la capitale Kampala. Enfin, elle attire une attention importante, au niveau national comme au niveau international.

La campagne est lancée en partie en réaction au meurtre d'une étudiante lesbienne à Kampala. Elle débute le par une conférence de presse, la première de l'histoire du militantisme ougandais. Ils sont rejoints par plusieurs militantes des droits de l'homme, dont Jessica Nkuuhe, Sarah Mukasa et . Pour se protéger, la plupart des militants présents s'anonymisent en se masquant le visage. Il y est question de LGBTIphobies, de la violation de leurs droits humains, du harcèlement policier et du silence sur la prévention du VIH/SIDA.

Quatre jours plus tard, un pasteur homophobe, Martin Ssempa, rassemble plusieurs centaines de militants anti-LGBT à Kampala, sous la bannière d'une . Ils appellent à .. Sheikh Multah Bukenya, chef de file de la secte salafiste Tabligh en Ouganda, proche du groupe violent Forces démocratiques alliées, appelle à la formation d'un . Il déclare vouloir .. La police leur répond, qu'elle ..

Plainte contre Rolling Stone En 2010, le tabloïd ougandais (qui n'a pas de lien avec son homonyme américain) publie une liste de cent noms de personnes présumées homosexuelles, avec leurs adresses et leur photo, appelant à les pendre.. Trois membres de visés portent l'affaire en justice, David Kato Kisule, Kasha Jacqueline Nabagesera et Pepe Julian Onziema. Le journal est condamné en à verser de shillings ougandais d'indemnité à chaque plaignant, le juge estimant que et que la publication a violé leur droit à la vie privée.. Plusieurs personnes outées par ont été la cible de violences homophobes, et une femme a failli être tuée..

David Kato Kisule est assassiné le . Ce crime de haine homophobe., fortement médiatisé., est condamné à l'international, notamment par le président des États-Unis Barack Obama.

Lutte contre la loi anti-homosexualité Lorsqu'en 2009 un projet de loi anti-homosexualité est déposé, se mobilise fortement contre. Le texte prévoit notamment des peines d'emprisonnement à perpétuité et de mort pour les homosexuels.

En 2012, SMUG et le des États-Unis intentent une action en justice devant une cour fédérale de district américaine contre l'évangéliste américain pour crime contre l'humanité, en vertu du et sur la base du droit international. Ils mettent en cause son travail sur le projet de loi anti-homosexualité.. En plus de ses articles contraires aux droits humains fondamentaux, ce travail a entraîné la persécution, la torture et le meurtre de plusieurs personnes LGBT. Les requérants accusent Lively d'inciter à la persécution des gays et des lesbiennes et de vouloir les priver de leurs droits...

Le juge déclare en que la persécution fondée sur l'orientation sexuelle est un crime contre l'humanité et que donc la plainte est recevable sur la base du droit international, celui protégeant les droits fondamentaux des homosexuels. Il estime également que la défense de Lively, fondée sur le premier amendement, est . L'année suivante, la Cour s'oppose à une autre tentative d'abandon de l'affaire. et organise des auditions en 2016. Le tribunal rejette cependant l'affaire en 2017 en raison de son incompétence juridique., citant l'arrêté pris en 2013., mais valide les réclamations de SMUG. Plusieurs recours et appels sont faits par le SMUG et Scott Lively jusqu'en 2018.

Après avoir été plusieurs fois modifiée, et la condamnation à mort supprimée, la loi est finalement adoptée en 2013. Mais face à la pression internationale, elle est annulée dès l'année suivante... SMUG recense plus de LGBTIphobes dans les quatre mois suivant son adoption.

Récompenses

est récompensée en du Prix Rafto décerné par la norvégienne face à une .

Le même mois, son directeur général Frank Mugisha reçoit le prix Robert F. Kennedy des droits de l'homme de l'organisation américaine ..

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Droits LGBT en Ouganda Liste d'organisations de défense des droits des LGBT Freedom and Roam Uganda

Bibliographie

Liens externes

Organisations membres : et

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