Pierre Gauvreau, né le à Québec et mort le dans la même ville, est un architecte, ingénieur et maçon québécois. Œuvrant surtout à Québec, il participe à l'élaboration de plusieurs bâtiments institutionnels, dont l'Hôtel du Parlement, la prison et le bureau de poste de la capitale provinciale. Il invente un ciment à base de shale qui est utilisé dans plusieurs ouvrages de travaux publics du Canada avant d'être supplanté par le ciment américain.

Biographie Il naît à Québec le . Il est le fils d'Angèle Ouvrard dit Laperrière et de Pierre Gauvreau, charretier. Il est le descendant de Guillaume Flamand, maçon et entrepreneur en Nouvelle-France, et le cousin de Jean-Baptiste Roy-Audy, menuisier et peintre.

De 1825 à 1835, il étudie au Séminaire de Québec. Il œuvre par la suite sur des chantiers ou dans des ateliers, où il est formé comme menuisier, puis comme maçon. À partir de 1844, il œuvre comme architecte, concevant pendant cinq années .

Il devient ensuite maître d'œuvre sur différents chantiers avant de travailler pour le département des Travaux publics de la province du Canada, de 1848 à 1867. Il y conçoit entre autres des quais et des phares sur le fleuve Saint-Laurent entre Rimouski et Montréal.

De 1856 à 1862, il est élu conseiller municipal pour le quartier Saint-Jean. Au cours de son mandat, il est président du comité de l'aqueduc.

Il fait breveter en 1854 le « ciment Gauvreau », un mortier fabriqué avec la pierre du cap Diamant, utilisé dans les maçonneries exposées à l’eau et à l’humidité. Il érige une cimenterie sur la rue D'Aiguillon, dans le faubourg Saint-Jean-Baptiste, où sera fabriqué pendant une cinquantaine d'années un ciment utilisé dans divers travaux publics à travers l'Amérique du nord britannique, dont les forts de Lévis.

Il œuvre ensuite au bureau du commissaire de l'Agriculture et des Travaux publics du Québec, de 1867 à 1882, où il supervise la construction d'une douzaine de palais de justice, s'inspirant des plans de Frederick Preston Rubidge. Au cours de cette période, il œuvre avec Eugène-Étienne Taché à la conception de l'Hôtel du Parlement du Québec. Gauvreau planifie les espaces intérieurs et assure la maîtrise d'œuvre du chantier.

Gauvreau meurt à Québec le des suites d'une attaque d'apoplexie. Ses fils Théophile-Elzéar et Théophile-Alfred reprennent la cimenterie et en diversifient les activités, fabriquant alors du plâtre de Paris. Son fils Louis-Petrus devient architecte au service des Travaux publics.

Œuvre Le Dictionnaire biographique du Canada qualifie Gauvreau de « conservateur » et « méticuleux », davantage porté sur la réplique de l'architecture traditionnelle que sur l'innovation. Dans son œuvre, Pierre Gauvreau s'intéresse davantage à l'architecture sur les chantiers qu'à la conception de plans en soi, passionné par les travaux de construction. Il a entre autres œuvré à l'érection des bâtiments suivants :

École du Cap-Diamant (1841-1842); 1063-1065, rue Saint-Jean (1844); Édifice Cassulo (1844); 1059-1061, rue Saint-Jean (1845); Maison Henry-O'Connor (1845); Maison d'Elzéar Bédard (1845-1846); Travaux de maçonnerie et de menuiserie sur l'église Saint-Patrick de Québec (1846); Maison Laughlan-Thomas-McPherson (1847); 1, rue Ferland (1848); Maison Jean-Langevin (1848);

Maison de John Orkney (1848); Église de Saint-Roch-des-Aulnaies (1849-1850).

Maîtrise d'œuvre du Parlement de Montréal selon les plans de Thomas Baillargé, avec (1850-1852); Résidence du gouverneur général à Spencer Wood, avec George Browne (1851); Palais de justice d'Aylmer (1852); Annexes et réparation au palais de justice de Québec (1853); Complétion de l'Hôpital de la Marine selon les plans d'Henry M. Blaiklock (1853); Aile droite du Premier hôtel du Parlement à Québec, avec George Browne (1853); École normale Saint-Louis (1857); Prison de Québec, avec Charles Baillargé (1861-1867); Pénitencier Saint-Vincent-de-Paul (1864); Bureau de poste de la rue de Buade (1870); Palais de justice de Percé (1870);

Édifice de l'immigration à Lévis (1872); Palais de justice de New Carlisle (1872); Édifice de la quarantaine et résidence du médecin de Grosse Île (1873); Observatoire du parc des Champs de bataille (1873); Hôtel Québec City (1880), dont les plans ont été substantiellement modifiés par le gouverneur général et la reine; Palais de justice de Québec (1881);

Palais de justice de Rivière-du-Loup (1882-1883).

Notes et références

Annexes

Bibliographie

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