Marino Basso, né le à Caldogno, dans la province de Vicence en Vénétie, est un dirigeant et coureur cycliste italien, professionnel de 1966 à 1978.
Grand sprinteur, Marino Basso compte plus de 80 victoires à son palmarès. Il a remporté de nombreuses étapes au Tour d'Italie (15 victoires), au Tour de France (6 victoires) et au Tour d'Espagne (6 victoires). Il a également remporté le classement par points du Tour d'Italie 1971 et porté le maillot de champion du monde. Comme beaucoup de sprinteurs, il comptabilise 33 deuxième places et 46 troisième positions, dont certaines sur de grandes classiques, monuments, ou étapes de grands tours. Biographie En 1965, Basso remporte le classement général du Tour du Frioul-Vénétie Julienne.
1966-1967 : premières victoires sur le Giro et le Tour avec Mainetti
1966 : victoire sur le Tour d’Italie En 1966, Basso devient professionnel avec l’équipe italienne Mainetti. Il participe ainsi au Tour d'Italie où, après s’être classé du sprint massif de l’étape 3, il remporte son premier bouquet sur la . Il termine deux jours plus tard, puis de la et de la dernière étape. En septembre, il termine de Milan-Vignola en septembre. Il finit également dans le top 10 de la course en ligne de ses championnats nationaux sur route.
1967 : doublé sur le Tour de France En , il signe deux top 10 sur les et étapes de Tirreno-Adriatico. Il enchaîne des places d’honneur sur la Coppa Placci (), sur la classique du col San Martino (), et sur le Tour de Campanie (). En mai, il termine de la du Tour d'Italie, puis signe une sur la . Il est cependant contraint à l’abandon sur le . Il participe ensuite au Tour de France, et s’impose sur la dans un sprint à dix où l’Italien profite de l’aspiration de Raymond Riotte pour le déborder et franchir en tête la ligne d’arrivée. Lors de la , Basso remporte un deuxième succès sur le vélodrome de Bordeaux en dominant le sprint final. quelques jours plus tard, Basso termine finalement du classement par points. En fin de saison, il se classe des championnats du monde sur route, puis du Grand Prix de l'industrie et du commerce de Prato et du Tour de Vénétie.
1968-1971 : Molteni
1968 : une victoire sur le Giro Dorénavant dans l’équipe Molteni, Basso commence sa saison 1968 avec une victoire d’étape sur le Tour de Sardaigne et une au classement général. Il enchaîne avec Tirreno-Adriatico et signe une sur l’étape 5. En mars, il termine de Milan-San Remo et du Tour de Campanie. Le mois suivant, il remporte ses premiers succès de l’année, sur le Grand Prix Cemab, puis sur Milan-Vignola. Il monte également sur le podium du Tour de Toscane et du Championnat de Zurich. En mai sur le Tour d'Italie, il termine des et , puis sur l’étape 4. C’est finalement sur la qu’il s’impose en réglant un groupe de trois. Basso se classe du classement par points, remporté par Eddy Merckx. Ensuite, il signe plusieurs places d’honneur sur le Tour de Luxembourg et finit du classement général final. En juillet et août, il prend part à des courses d’un jour italiennes, terminant des Trois vallées varésines et des championnats d’Italie sur route. Sur la de Paris-Luxembourg, il termine derrière son coéquipier Michele Dancelli, ce qui lui permet de finir du classement général tandis que Dancelli remporte l’épreuve.
1969 : domination des sprints sur le Giro En début d’année 1969, Basso se classe de la semi-classique italienne Sassari-Cagliari. Il participe ensuite au Tour de Sardaigne où il finit de l’étape inaugurale, puis le lendemain. Au début du mois de mars, il remporte le Tour du Piémont puis prend le départ de son premier Paris-Nice. Il se classe des trois étapes avant d’enfin en remporter une, la a. Sa régularité lui permet de s’adjuger le classement par points de la compétition. Trois jours après son succès à Nice, il signe une sur Milan-San Remo, alors remporté par Merckx en solitaire. Basso enchaîne avec le Tour des Flandres où il fait partie du malheureux groupe de poursuivants de Merckx, qui ne parvient pas à rattraper le Belge, et se contente et de jouer la dernière marche du podium. À ce jeu-là, Basso règle le groupe à plus de du vainqueur, et de Gimondi, . À la fin du mois, il signe deux sur Milan-Vignola et la Coppa Bernocchi. En mai, il prend le départ de son quatrième Tour d'Italie. Sur la , il signe une lors du premier sprint massif de la compétition, remporté par Merckx. Le lendemain, Basso enlève l’étape, puis récidive sur la . Quelques jours plus tard, il manque de peu de remporter un troisième succès, seulement battu par Roberto Ballini. Mais finalement, Basso assoit sa domination sur les sprints en remportant deux étapes coup sur coup lors de la . Cependant, le maillot rouge lui échappe et c’est Franco Bitossi qui le remporte. Le mois suivant, Basso s’impose sur la en ligne du Tour de France et endosse le maillot durant les cinq jours suivants. Plus tard sur la b étape, il remporte le sprint du peloton, mais quatre échappées ont déjà franchi la ligne. Basso abandonnera la course deux jours plus tard. Une vingtaine de jours après son abandon, il remporte deux bouquets, sur les Trois vallées varésines et sur le Trophée Matteotti. En fin de saison, il termine du Tour du Latium.
1970 : cinq succès sur grands tours En sur Paris-Nice, Basso signe deux top 5 d’étapes sans parvenir à renouveler la performance de la saison suivante, il ne prend en effet pas le départ de la . Ensuite, il termine dans le top 10 de Milan-Vignola, du Tour de Romagne, et du Grand Prix de la ville de Camaiore. En mai sur le Tour d'Italie, il remporte une première victoire dès la , puis enchaîne les et avant de doubler la mise lors de la . Cette année, il ne remporte toujours pas le classement par points. En juin, il termine du prologue du Tour de Luxembourg et remporte la a étape. Il signe ensuite une sur la course en ligne des championnats d’Italie sur route et sur le Tour de Vénétie. En juillet, Basso commence bien le Tour de France avec une victoire dès le de course. Sur les et , il termine avant de s’imposer deux jours plus tard. de la et de la , il remporte un troisième succès sur la du Tour. Il termine finalement du classement par points. Après deux semaines de pause, il finit de la Coppa Bernadocchi puis reporte la dernière étape de Paris-Luxembourg. En septembre, il signe deux sur le Tour du Latium, puis sur la classique de Paris-Tours. Le mois suivant, il termine de la Coppa Agostoni
1971 : maillot cyclamen du Tour d’Italie En , Basso réalise ses premières performances de la saison, en montant à deux reprises sur le podium d’étapes sur Tirreno-Adriatico. Il termine ensuite du Tour de Campanie et de Gand-Wevelgem après un sprint massif. En avril, il dispute Paris-Roubaix et termine sur le podium final. Il emporte peu après Milan-Vignola pour la deuxième fois. Le mois suivant, il prend le départ du Tour d'Italie. Dès la première étape, sa formation se classe du contre-la-montre par équipes. Le lendemain, Basso s’impose et revêt le maillot rose. Il perd la tête du classement général lors de la mais conserve le maillot cyclamen. Il termine lors de la puis enchaîne les top 15 avant de lever deux nouvelles fois les bras à l’occasion des et . Très en forme, il finit des deux prochaines étapes et sécurise le classement par points qu’il remporte pour la première fois. Entre juin et août, il signe plusieurs places d’honneur, notamment sur ses championnats nationaux (), le Trophée Matteotti (), les Trois vallées varésines (), la Coppa Placci () et le Tour du Latium (). En septembre, il termine dans le top 5 de trois étapes du Tour de la Nouvelle-France et, le mois suivant, finit de Paris-Tours derrière Rik Van Linden.
1972-1974 : Salvarani
1972 : champion du Monde sur route En début de saison 1972, Basso termine du Trophée Laigueglia et du Grand Prix cycliste de Monaco. Ensuite, il remporte deux succès sur le Tour de Sardaigne et s’adjuge le classement général final, en finissant dans le top 10 de toutes les autres étapes. de Milan-San Remo, il remporte par la suite la Coppa Bernocchi. Sur la étape du Tour d'Italie, Basso s’impose et endosse le maillot rose qu’il garde deux journées. Cependant, il ne rentre pas dans les délais de la a étape. En juillet, il participe au Tour de France. Il ne parvient pas à remporter d’étapes malgré deux deuxième places sur les a et . À la fin du mois, il termine des Trois vallées varésines. Le , après plus de de course, Basso devient champion du monde sur route en s’imposant dans un sprint massif devant son compatriote Franco Bitossi.
1973-1974 : victoire de la dernière étape du Giro durant deux éditions Basso termine du Trophée Laigueglia pour sa reprise en . Ensuite, il se classe de l’étape inaugurale du Tour de Sardaigne. En avril, il termine de Sassari-Cagliari et remporte Gênes-Nice. Sur Tirreno-Adriatico, il gagne la puis la a étape et conserve la tête du classement général durant trois jours. En mars, il termine du Tour des Pouilles et remporte pour la troisième fois Milan-Vignola. En mai, il enlève la dernière étape du Tour d'Italie après s’être classé à quatre reprises d’étapes. En fin d’année, il s’adjuge le Grand Prix du canton d'Argovie.
En 1974, Basso signe trois top 5 sur le Tour de Sardaigne, puis deux top 10 sur Paris-Nice. En avril, il termine de Milan-San Remo. Le mois suivant, il participe au Tour d'Italie et réalise premièrement plusieurs bonnes places sans pour autant s’imposer. Il monte à trois reprises sur le podium. Or, sur la dernière étape de concluant à Milan, Basso s’impose finalement devant Roger De Vlaeminck.
1975 : sextuplé sur la Vuelta avec Magniflex En 1975, Basso court sous les couleurs de l’équipe Magniflex. Il termine du Grand Prix Cemab avant de participer à l’unique Tour d'Espagne de sa carrière. de la de ce dernier, Basso va peu à peu imposer sa domination sur les autres sprinteurs. En effet, il remporte un premier succès à Águilas sur la pour ensuite gagner les cinq étapes en ligne suivantes. Solidement attacher en tête du classement par points, il est contraint à l’abandon sur la et ne peut concrétiser sa domination avec un classement annexe. Il participe le mois suivant au Tour d'Italie et signe cinq top 5, sans s’imposer. L'Italien termine encore des Trois vallées varésines avant de conclure sa saison avec une de la Coppa Bernocchi.
1976 : victoires en Espagne avec Furzi-Vibor En , Basso se classe du Tour de Campanie, puis enlève deux étapes du Tour du Pays basque. Dans le courant du mois, il remporte la classique du col San Martino. En mai, il termine à trois reprises d’étapes sur le Tour d'Italie. Enfin, il conclut sa saison sur le Tour de Catalogne en remportant la , et en terminant de la dernière étape.
1977 : dernière victoire sur le Giro avec Selle Royal Basso enchaîne les top 10 sur le Tour de Sardaigne et finit de la course. En mars, il remporte la Coppa Placci et s’adjuge une étape du Tour des Pouilles ainsi que la du classement général le mois suivant. Il ne termine pas le Tour d'Italie en abandonnant en juin sur la , mais renoue avec la victoire sur la . En juillet, il finit de Milan-Vignola, course qu’il connaît bien.
1987 : dernière saison avec Gis Gelati Pour sa dernière saison, Basso participe au Tour méditerranéen et remporte une étape, la seule de l’année. Il réalise néanmoins durant le reste de la saison plusieurs places d’honneur, comme une sur Milan-Vignola et une sur l’étape 5 du Tour d'Italie.
En plus de sa carrière sur route, Basso concourt dans quelques compétions sur piste. En 1972, il est sacré champion d’Italie de l’Omnium, et en 1974, il remporte les Six jours de Castelgomberto.
Palmarès Palmarès amateur 1965 Tour du Frioul-Vénétie julienne 1966 La Popolarissima du Tour du Frioul-Vénétie julienne
Palmarès professionnel
1966 du Tour d'Italie de Milan-Vignola 1967 Grand Prix Campagnolo et du Tour de France du Grand Prix de l'industrie et du commerce de Prato du Tour de Vénétie 1968