Chouaïdou Traoré, né le à Sikasso et mort le à Bamako, est un journaliste et homme de presse malien. Il est un des pionniers de la presse privée malienne qui accompagne la démocratisation de la vie publique, dans la première moitié des années 1990. Il fonde alors trois titres de presse entre 1989 et 1996 : l'Aurore, Nouvel Horizon et Le Soir de Bamako.

Vie privée et formation Chouaïdou Traoré naît à Sikasso le . Il est le dernier fils de Sinaly Traoré, commerçant de cola, sel et poisson fumé, et de Tènin Sanogo. Il grandit dans une famille polygame avec de nombreux frères et sœurs, devenant orphelin de père à l'âge de 2 ans.

Il fréquente l'école primaire et secondaire Tiéba de Sikasso avant d'entrer au lycée de la ville. Il y obtient un baccalauréat en lettres. Par la suite, il poursuit ses études en Europe où il obtient un diplôme de reporter-journaliste à l'Institut Uni

versalis de Liège puis un diplôme en sciences politiques à l'Université américaine de Londres. Par la suite, il bénéficie de plusieurs formations aux États-Unis.

Il est marié à Hanane Keita (fille de salia baba lamine Keita et de Nafissa Hanan Abdel fatah) avec laquelle il a quatre enfants (Sarah, Awa, Nafissa, Abdourahmane). Chouaidou et Hanane se sont rencontrés en début d'année 1991 puis se sont mariés le 28 Juillet 1991. Hanane Keita est titulaire d'une maitrise en littérature moderne qu'elle a obtenu a l’université Ain Shams du Caire (Égypte) ou elle passe une partie de sa jeunesse (sa maman Nafissa Hassan Abdel Fatah est égyptienne). Après l'obtention de son diplôme d’étude, elle retourne au Mali ou elle exerce le métier d'enseignante puis d’interprète a l'Ambassade d’Arabie Saoudite au Mali. En Janvier 2003 son époux chouaidou Traoré fut nommé Consul Général du Mali en Arabie saoudite (Jeddah). Ils y resterons jusqu'en 2010 avant de retourner au Mali. Hanane est aussi écrivaine elle édite un roman intitulé "femmes sans avenir" ainsi qu'un essai " et si on relisait le coran".

Il divorce et se remarie avec Henriette Samaké enseignante en anglais et écrivaine moins de deux ans avant de mourir le 12 novembre 2015, à Bamako. Il y est enterré au cimetière de Niaréla .

Homme de presse Il participe à la fondation du titre de presse l'Aurore, hebdomadaire qui paraît le jeudi, en 1990 aux côtés de Sadou Yattara. Il y est actif jusqu'en 1992 comme journaliste, rédacteur en chef ou directeur de publication. En 1993, il fonde un nouveau titre : Nouvel Horizon qui paraît d'abord sur un rythme hebdomadaire avant de devenir le premier quotidien privé. En juillet 1994, il laisse la gestion de Nouvel Horizon à son équipe pour partir aux États-Unis où il devient correspondant de presse accrédité auprès du National Press Club à Washington (D.C.). À son retour en 1996, il crée un nouveau titre : Le Soir de Bamako, un quotidien du soir, avant de reprendre en janvier 1998 la direction de Nouvel Horizon. Il est membre fondateur des associations professionnelles ASSIPREP puis ASSEP (Association des Éditeurs de Presse Privée). En 2003, nommé diplomate en Arabie Saoudite, il abandonne la direction de son groupe de presse pour la reprendre en 2010. Il dote alors sa société d'une imprimerie.

Il participe à l'éclosion de la liberté de la presse, à la défense des idées démocratiques et des droits de l'homme à partir de la fin de la dictature de Moussa Traoré. Il contribue ainsi à la chute du régime lors de la révolution de 1991. Ami du général Amadou Toumani Touré, Il le soutient lors de l'élection présidentielle de 2002 qu'il remporte.

Diplomatie et politique Après son élection à la présidentielle de 2002, Amadou Toumani Touré nomme Chouaïdou Traoré consul général de Mali à Djeddah en Arabie Saoudite. Il travaille à la régularisation administrative et l'assistance sociale auprès de ces concitoyens. Il œuvre aussi au bon déroulement du pèlerinage à la Mecque des musulmans Maliens. Au consulat, il côtoie jusqu'en 2010, Iyad Ag Ghali, futur chef jihadiste, alors conseiller au consulat nommé par Amadou Touré. Sa mission au consulat s'arrête en 2010.

Après le coup d'état de 2012, alors que l'insurrection des jihadistes et des séparatistes touarègues débute au Nord-Mali, Chouaïdou Traoré se porte candidat à l'élection présidentielle de 2013. Il promeut le renforcement de l'armée malienne avec la création de nouvelles bases au nord du pays ou la modernisation des équipements logistiques, une plus grande décentralisation des services de l'état avec la création de 19 régions et côté finances : une réduction du train de vie de l'état ou une lutte contre la corruption. Il se désiste finalement en faveur d'Ibrahim Boubacar Keita avec lequel il est ami et qui sera élu.

Distinctions

50x50px Chevalier de l'Ordre national du Mali à titre posthume.

Notes et références

Catégorie:Naissance à Sikasso Catégorie:Naissance en mai 1967 Catégorie:Journaliste malien du XXe siècle Catégorie:Journaliste malien du XXIe siècle Catégorie:Décès en novembre 2015 Catégorie:Décès à 48 ans Catégorie:Décès à Bamako Catégorie:Récipiendaire de l'ordre national du Mali Catégorie:Rédacteur en chef malien