Le parc connu aujourd'hui comme les Orangeries de Bierbais est situé à Hévillers, section de la commune de Mont-Saint-Guibert, en Région wallonne dans la province du Brabant wallon en Belgique.
Les Orangeries de Bierbais font partie, jusqu'à la fin des années 1980, du parc du Château de Bierbais. Cette partie du parc, d'une superficie de , accueille au non seulement un ensemble d'arbres remarquables, fruitiers et d'ornement, mais encore des serres chauffées monumentales de réputation internationale, les serres de Bierbais, au sein de jardins à l'anglaise conçus par l'architecte-paysagiste Charles-Henri Petersen qui a vécu à Bierbais jusqu'à son décès en 1859Archive publique de la province de Brabant, Arrondissement de Nivelles .
Depuis 2019, les deux orangeries qui subsistent ont été transformées en tiers-lieu accueillant des résidences d'artistes et de chercheurs ainsi que des activités culturelles, périodiquement ouvertes au public.
Histoire
Le temps du jardinage au
vignette|Vue en coupe des serres monumentales projetées par Charles-Henri Petersen.
À peu près quarante ans après que le philosophe Emmanuel Kant n'introduisit « l'art des jardins » parmi les beaux-arts (1790)Emmanuel Kant, Critique de la faculté de juger, Paris, Vrin, p. 151., au moment même où une vague d'effervescence autour de cet art déferle sur l'Europe, notamment la France et l'Angleterre, le baron De Man de Lennick a réussi à satisfaire, selon le livre Le Temps du paysage du philosophe Jacques Rancière, qui traite de cette période dans l'histoire du jardinage, . : ..
Le parc devait , ce qui, selon le Journal d'horticulture pratique de la Belgique (1857), semble d'être précisément le cas :
En plus du parc, les serres, audacieuses dans leur utilisation monumentale précoce du fer, inaugurées le , un an avant que Petersen ne finalise celles du Jardin botanique de Bruxelles., sont devenues célèbres : .
Comme le parc, elles aussi devraient ne pas se contenter en , mais assembler : . Les qualités qui renvoient au paysage naturel d'un jardin visible, aussi merveilleuses qu'elles soient, ne suffisent pas, il faut plus que cela, quelque chose de surnaturel, d'édénique. Bref, ce qui est recherché, et qui le parc et les serres de Bierbais semblent offrir, .
Descriptions historiques du parc, des serres et des collections
Restent, à nos jours, au moins deux descriptions détaillées du parc avec ses serres. La première, de 1846, a été publiée dans la revue Art de construire et gouverner les serres:
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L'autre, plus détaillée par regard à ce que ce parc contenait en matière d'espèces, nous est léguée à la fois par le Journal d'horticulture pratique de la Belgique et The Gardener's Chronicle and Agricultural Gazette :
En 1855, la floraison des spécimens de Laelia elegans a attiré l'attention du , qui souligne le travail de M. Keilig, l'assistant de Petersen :
Démolition des serres entre 1860 et 1880 La collection a commencé à être vendue environ en . Malgré leur « réputation européenne » et leurs dimensions hors normes, les serres ont disparu entre les années 1860 et 1880. Le moment et les raisons précis du démontage de ces serres restent une énigme.
Une ferme-école pour les orphelins de la Guerre 1914-1918 Peu après 1900, le domaine de Bierbais fut acheté par un certain de Streel, notaire à Bruxelles, qui fut un moment bourgmestre d’Hévillers. Roger Delooz, Mont-Saint-Guibert et Court-Saint-Étienne , 1995, réédition 2003, p. 71
Les clichés montrent une activité intense dans les différentes formations, tandis que les jardins anglais d’autrefois ont été transformés en champs cultivés.
Reconversions depuis 1970 Durant les années 1970, les deux orangeries, tout ce qu'il reste des serres monumentales, ont été réaménagées en habitations. par l'architecte Édouard Carlier. Celle côté est a été complètement ouverte sur sa façade ouest dans un style moderniste-brutaliste. Depuis 2020, cette partie du parc de Bierbais, toujours connue comme Les Orangeries de Bierbais, est devenue un tiers-lieu en permaculture, accueillant en résidence des artistes, chercheurs et expérimentateurs.
Statut patrimonial Les orangeries de Bierbais figurent à l'Inventaire régional du patrimoine en Wallonie sous la référence 25068-INV-0025-02.
Architecture Il ne reste rien des grandes serres de Petersen sauf leur mur arrière en briques, percé en son centre de trois arcades ogivales de style néogothique précoce.
Ce long mur, et le jardin surélevé qui le précède, fait la jonction entre les deux pavillons d'orangerie, situés l'un à l'est et l'autre à l'ouest, et qui ont été réaménagés dans les années 1970 en deux habitations distinctes..
Chacune des orangeries, de plan carré, est construite en briques et présente au sud une façade percée de trois hautes baies séparées par des trumeaux prenant la forme de pilastres dont les chapiteaux d'ordre toscan portent chacun un grand arc ogival dont l'extrados est rehaussé d'une frise de briques.. Les baies sont dotées de châssis métalliques modernes.
Ces façades méridionales sont chacune sommée d'une corniche moulurée en pierre de style néo-classique surmontée d'une toiture en ardoises couronnée par un petit bulbe.
Le pavillon occidental présente un mur aveugle vers le jardin qui relie les deux pavillons, tandis que le pavillon oriental lui présente une façade ajourée de style moderne.
Galerie photographique
Articles connexes Château de Bierbais Donjon de Bierbais Charles-Henri Petersen Jardin botanique de Bruxelles Domaine de Mariemont
Bibliographie . . .
Références
Catégorie:Serre Catégorie:Mont-Saint-Guibert