L'affaire Claude Guillot concerne le pasteur baptiste indépendant Claude Guillot reconnu coupable de violences physiques et psychologiques sur cinq enfants pour la période de 1982 à 2014. Un recours collectif est déposé, en 2021, contre Claude Guillot, les églises baptistes de Québec et de Victoriaville, ainsi que l’Association d'Églises baptistes évangéliques au Québec supposées « complices » des abus physiques, psychologiques et sexuels que le pasteur a fait subir à ses victimes alors qu'il était membre de l'Association de 1980 à 2003. Claude Guillot est condamné, en , à huit ans de pénitencier. En septembre 2026, le tribunal accorde un montant de 1 400 499 $ en dommages aux deux demandeurs. L’Église baptiste évangélique de Victoriaville et l'Église évangélique baptiste de Québec-Est sont condamnées pour responsabilité dans l’affaire. Toutefois, l’action collective contre l’Association d'Églises baptistes évangéliques au Québec est rejetée.

Historique En 1979, Claude Guillot devient chrétien et membre de l'Église baptiste évangélique de Victoriaville sous la gouvernance des pasteurs Gabriel Cotnoir et Benoît Foucault.

Dès 1980, l'Église baptiste évangélique de Victoriaville commence le projet d'implanter, dans les locaux de l'église et sous sa direction, une école privée. C'est ainsi que les pasteurs Gabriel Cotnoir, Benoît Foucault et Claude Guillot iront se faire former par le programme fondamentaliste d’éducation chrétienne accélérée (ACE pour Accelerated Christian Education) au Texas Isabelle Mathieu, Le pasteur Claude Guillot dit avoir tout fait selon la Bible, lesoleil.com, Canada, 20 décembre 2018. C'est à l'automne 1982 que commence les activités de l’église-école ACE La Bonne Semence de Victoriaville. Claude Guillot fut superviseur de groupe d'étudiants et directeur de cette école depuis sa mise sur pied en . Les châtiments corporels faisaient partie intégrante des « pratiques éducatives» de cette école non reconnue. En , après des plaintes de parents pour des corrections physiques jugées abusives, il est démis de ses fonctions de directeur Isabelle Mathieu, Une victime du pasteur Guillot réclame 5 millions $ en dédommagement, lesoleil.com, Canada, 8 août 2022 .

Suivant son congédiement, Claude Guillot déménagera dans la région de Québec pour se joindre à l'Église évangélique baptiste de Québec (Aussi appelée l'Église de Chauveau). Il sera actif au sein de l'Église de Chauveau de 1985 à 1989, y exerçant des fonctions diaconales, siégeant sur le Conseil d'administration de cette église et y exerçant également des fonctions d'enseignements.

En 1990, il devient pasteur à l’Église évangélique baptiste de Québec-Est Kathryne Lamontagne, La suspension de dirigeants de l’Église baptiste réclamée, journaldequebec.com, Canada, 27 janvier 2016 . En 1992, le pasteur Paul Leslie de l'Église de Chauveau à Québec signale le comportement violent du pasteur à la Direction de la protection de la jeunesse, mais aucune action n’est prise Kathryne Lamontagne, Les gestes du pasteur dénoncés dès 1992, journaldequebec.com, Canada, 21 août 2016 . En 1993, après avoir entendu des plaintes sur le contrôle excessif du pasteur par deux jeunes de l’école, l’Église de Chauveau signale le comportement du pasteur à l’Association d’Églises baptistes évangéliques au Québec. En 1994, après une enquête, l’Association se dissocie des actions du pasteur, mais revient sur sa décision quelques mois plus tard. En 1999, l'Église évangélique baptiste de Québec-Est, sous la gouverne du pasteur Guillot, décide d'implanter un centre de soutien à l'éducation à la maison pour les enfants de l'église, à l'aide du même programme scolaire utilisé à l'époque à Victoriaville soit l'Accelerated Christian Education.

En 2000, l’Église de Chauveau signale à nouveau le comportement violent du pasteur à l’Association, sans qu’une nouvelle enquête soit menée. Cette même année, avec sa fille, il fonde une église-école clandestine, l'Académie Biblique de Québec-Est, promouvant les corrections physiques dans le sous-sol de sa maison Isabelle Mathieu, Le pasteur Claude Guillot «blessé» par ses anciens élèves, le soleil via lenouvelliste.ca, Canada, 25 mars 2019 .

En 2003, sous la gouvernance du pasteur Guillot, l'Église évangélique baptiste de Québec-Est se retire de l'Association des Églises baptistes évangéliques au Québec et devient baptiste indépendante. Malgré d’autres signalements à la Direction de la protection de la jeunesse effectués en 2004, 2005 et 2013, ce n’est qu’après une 5e dénonciation en 2014, que les enfants ont été retirés de l’école .

Le pasteur Claude Guillot est arrêté et emprisonné en . L'acte d'accusation indique qu'il a commis des voies de fait contre cinq jeunes âgés de 4 à 15 ans de 1983 à 2014. Quatre d'entre eux présentent des lésions corporelles et trois ont été séquestrés.

Claude Guillot aurait exercé des violences physiques sur près d’une cinquantaine d’enfants à Victoriaville et de plus aurait séquestré d’autres dans sa résidence de Québec. L'un d'eux est resté 13 ans, entre 8 et 21 ans, sans sortir de la maison du pasteur : .

Procès Après avoir été rejeté par la Cour supérieure en août 2020, un recours collectif contre Claude Guillot, les églises évangéliques de Québec-Est et de Victoriaville, ainsi que l’Association d'Églises baptistes évangéliques au Québec supposées « complices » des abus physiques et psychologiques que le pasteur a fait subir à ses victimes, alors qu'il était membre de l'Association de 1980 à 2003, est autorisé par la Cour d’appel en octobre 2021.

En , Claude Guillot est reconnu coupable de 18 chefs d’accusation pour avoir fait subir à cinq enfants des châtiments corporels, à Québec et à Victoriaville, entre 1982 et 2014.

En août 2022, une des victimes du pasteur réclame 5 millions $ en dédommagement à l'Association des églises baptistes évangéliques du Québec.

En , Claude Guillot est condamné à huit ans de pénitencier .

En septembre 2026, le tribunal accorde un montant de 1 400 499 $ en dommages aux deux demandeurs. L’Église baptiste évangélique de Victoriaville et l'Église évangélique baptiste de Québec-Est sont condamnées pour responsabilité dans l’affaire. Toutefois, l’action collective contre l’Association d'Églises baptistes évangéliques au Québec est rejetée.

Références

Catégorie:Christianisme baptiste au Canada Catégorie:Abus sexuel dans le baptisme indépendant