Le docteur Henry-Marie Boucher, né le à Nancy et mort le à Laxou, est un médecin français.
Biographie
Né le au de la rue de la Poissonnerie, à Nancy, Henry-Marie Boucher est le fils de Clémence-Eugénie Boucher, née Ferry, et d'Émile-François Boucher, fabricant de cartesArchives municipales de Nancy, état civil registre des naissances de 1857, acte (vue 43 sur 127)..
Élève du collège de Pont-à-Mousson puis du lycée de Nancy, Henry Boucher étudie la médecine à la faculté de Nancy, où il soutient sa thèse de doctorat en 1881. Par concours, il est admis comme médecin stagiaire à l’École de médecine et de pharmacie militaires du Val-de-GrâceCarnoy, -96. le Dossier 19800035/170/21932 de la base Léonore..
Nommé médecin aide-major en 1882, Boucher est envoyé en Algérie. En 1885, lors de la Guerre franco-chinoise, il prend part à l'expédition du Tonkin. Gravement atteint de dysenterie, il est rapatrié en 1887. Il rejoint alors le régiment d'infanterie à Compiègne. Le , il obtient le grade de médecin-major.
En 1891, il obtient une licence à l’École de droit de Paris.
Le , alors que la famille du docteur Boucher assiste à l'inauguration de l'inauguration de la statue du rocher de Bizeux, son bateau de plaisance fait naufrage. Le docteur et son fils Marcel, âgé de six ans, comptent parmi les survivants, mais Mme Boucher et deux autres enfants n'ont pu être secourusLa Croix, 26 octobre 1897, .. Affecté par ce drame et fatigué par plusieurs changements d'affectation au cours des années précédentes, il demande sa mise en non-activité, qu'il obtient le .
Membres de nombreuses sociétés savantes, le docteur Henry Boucher collabore à des périodiques spécialisés et publie plusieurs ouvrages.
Vitaliste opposé au matérialisme scientifique, le docteur Boucher n'hésite pas à employer des arguments pseudoscientifiques afin de combattre plusieurs grandes avancées de la science médicale de son temps. Persuadé que la contagion s'opère non par les microbes mais par le « rayonnement morbide » du malade, il s'oppose ainsi à la théorie microbienne et même à la vaccination. Il critique également l'application à la médecine de la méthode expérimentale en raison de l'existence de biais qu'il juge incontournables.
En 1912, il est élu conseiller municipal de Contrexéville.
Président depuis 1912 de l'Union internationale - Ligue populaire contre la vivisectionLa Patrie, 2 février 1912, . et membre de la Société protectrice des animaux (S.P.A.), il obtient en 1914 la condamnation de la vivisection par cette dernière association, qui ne s'était jusqu'alors prononcée que contre les abus de cette pratiqueL'Intransigeant, 21 février 1914, .. Le , il est élu président de la S.P.ALe Figaro, 28 décembre 1916, ..
Henry Boucher meurt à Laxou le Archives de Nancy, état civil, registre des décès de 1934, transcription d'acte (vue 110 sur 205)..
Distinctions 50px chevalier de l'ordre du Dragon d'Annam
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Henry Carnoy (dir.), Dictionnaire biographique international des médecins et chirurgiens, Paris, 1903, -96 (consultable en ligne sur Internet Archive). Liens externes
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