Les Cénomans, en latin Cenomani, sont un peuple celte de Gaule cisalpine qui, comme les Sénons, les Lingons et les Boïens, ont émigré en Italie au Ils sont une branche du peuple des Aulerques, plus précisément des Aulerques Cénomans de Gaule transalpine, établis autour de la ville du Mans, dont le nom a pour étymologie celui de ce peuple. En Italie, ils s'établissent dans la région de Brescia (Brixia).
Histoire Fondation de Brixia (Brescia)
Selon Tite Live, les Cénomans proviennent de Gaule et vraisemblablement de la région du Maine oriental avec pour capitale Le Mans où étaient établis les Aulerques Cénomans. Sous la conduite d'Etitovios, leur installation en Italie aurait été facilitée par Bellovèse, un roi, dont l'existence réelle est douteuse et dont les historiens actuels s'accordent à penser qu'il s'agit d'un personnage mythique.
La capitale des Cénomans était Brixia (actuelle Brescia)Pline, H.N., III, 130..
Le nom de « Brescia » dérive d'un radical gaulois *brica ou *briga (« sommet », « colline », « hauteur »), que l'on retrouve dans nombre de toponymes de l'aire celtique (Bresse, Brie, Bressanone, etc.).
Opposition à Rome à l'époque des guerres puniques "Les Cénomans de Brixia se révoltèrent à l'appel du dernier commandant carthaginois en Italie, HamilcarArnaldo Momigliano, Sagesses barbares, Gallimard, 1979, p.77.". En -201, les Cénomans soulevés par HamilcarCe Hamilcar est un officier de Magon Barca ; il ne faut pas le confondre avec le grand Hamilcar Barca, père du célèbre Hannibal. Voir L'Histoire des Gaulois de l'historien du 19e siècle Amédée Thierry, http://www.mediterranee-antique.fr/Auteurs/Fichiers/TUV/Thierry_Amedee/Histoire_Gaulois/HG_109.htm s'emparèrent de Crémone (dans le nord de l'Italie) ; ils sont défaits cependant en -200, et soumis en -197Venceslas Kruta, Les Celtes, Que sais-je, chronologie, https://books.google.fr/books?id=7ckICwAAQBAJ&pg=PT8&lpg=PT8&dq=c%C3%A9nomans+r%C3%A9volte+hamilcar&source=bl&ots=bQXqPGiq0p&sig=xoBj4PaEiuPdrv88FCx6p9lm1u4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiT4I3ur-DRAhWE1hoKHbzYDJQQ6AEIGjAA#v=onepage&q=c%C3%A9nomans%20hamilcar&f=false.
Les relations entre les Cénomans et les Romains restent un temps fluctuantes :
Un peuple de Gaule cisalpine sous domination romaine vignette|300px|gauche|Les peuples de la Gaule cisalpine 391-192 av. J.-C.
Le nom Gallus au pluriel Galli (« Gaulois ») est attesté pour la première fois sous la plume de Caton l'Ancien vers -168, pour désigner les habitants de la plaine du Pô, c'est-à-dire de la Gaule cisalpine. On sait principalement grâce à l'étymologie qu'il s'agissait de peuples venus du nord des Alpes.
La Gaule cisalpine (en Latin : Gallia cisalpina) s'étendait dans la plaine du Pô, au nord de l'Italie. Elle était ainsi nommée par les Romains en raison de sa situation en-deçà des Alpes, par opposition à la Gaule transalpine, située au-delà des Alpes).
Elle correspondait aux régions actuelles d'Émilie-Romagne, Frioul-Vénétie Julienne, Ligurie, Lombardie, Piémont et Vénétie. Ses limites étaient à l'ouest et au nord, les Alpes et les lacs situé à leur pied ; à l'est, le territoire de Trieste ; au sud, le Rubicon et l'Arno ou la Macra (territoire des Étrusques) et l'Apennin ligure.
Située au nord de la péninsule, la Gaule cisalpine devient une province sous la République en -81 et était administrée par un propréteur. Elle ne faisait donc pas partie des provinces romaines impériales. La province était gouvernée depuis Mutina (d'aujourd'hui Modène). La province est annexée à l'Italie vers -42/43 sous les seconds triumvirats.
Acquisition de la citoyenneté romaine (-49) En -49, Jules César, gouverneur proconsul de Gaule cisalpine et de Gaule narbonnaise, qui vient de conquérir le reste de la Gaule (-59/-52), s'apprête à « franchir le Rubicon » en vue de prendre le contrôle de Rome, leur accorde la citoyenneté romaine de plein droit, ainsi qu'à l'ensemble de la Gaule cisalpine, escomptant ainsi avoir leur soutien dans la guerre à venir contre Pompée et le Sénat romain.
En -48, Pompée est vaincu à Pharsale et César devient maître de Rome. Mais il est assassiné en -44 et cela relance un processus de guerres civiles, dont son fils adoptif, Octave sort vainqueur en -31, étant proclamé Augustus par le Sénat en -27.
Prospérité durant le Haut-Empire Après les décennies de guerre civile (-49/-31),
Trouvailles épigraphiques notables Bergimus, dieu des hauteurs et des montagnes, dont le nom apparaît sur plusieurs inscriptions du territoire des Cénomans, principalement à Brescia. Clivana - Il s'agirait d'une divinité n'apparaissant que sur une unique inscription découverte à Canale en Italie du Nord, sur le territoire des Cénomans.
Elle y est associée à Junon, et figure en compagnie d'Annea (elle aussi assimilée à Junon), et des genius locus (génies du lieu). Aucune étymologie du nom n'est proposée, mais l'origine celtique de cette déesse semble retenue par la plupart des spécialistes. Viredia - Nom féminin de personne apparaissant sur une inscription funéraire découverte à Brescia (Italie-du-Nord), où elle est l'un des défuntes, et fille de Tertulla. Son nom est basé sur la racine celtique virido- "loyauté, courage, juste".
Bibliographie
Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, Errance, 2003 Xavier Delamarre, Noms de personnes celtiques dans l'épigraphie classique, Paris, Errance, 2007
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Celtes Gaule Gaulois (peuples) Bergimus
Liens externes
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