Les transports dans le département français de la Seine-Maritime sont caractérisés par le rôle majeur joué par la Seine, à la fois axe de circulation et obstacle aux communications la traversant, et par l'importance du port du Havre, l'une des principales portes d'entrée du territoire français. Si le trafic échangé avec l'Île-de-France est dense, la proximité de celle-ci explique que le département soit relativement mal desservi par les transports de voyageurs de longue distance, les Seinomarins devant généralement se rendre dans la capitale pour prendre un avion ou un TGV.

Transport routier

Infrastructures routières

L'autoroute A13, qui relie Paris à Caen par Elbeuf et Rouen, constitue la colonne vertébrale des infrastructures routières normandes, bien qu'elle ne pénètre que brièvement en Seine-Maritime, avec plus de sur la section la plus chargée. L'autoroute A131, antenne de celle-ci, permet d'atteindre Le Havre en traversant le pont de Tancarville.

L'autoroute A28, qui fait partie du grand contournement de Paris et relie Tours et Le Mans aux Hauts-de-France en passant par Rouen, possède un trafic plus faible, jusqu'à . Cette autoroute s'interrompt au niveau de l'agglomération de Rouen, où la création d'un contournement autoroutier (A133-A134) est projetée.

L'autoroute A29 possède des usages diversifiés, à la fois itinéraire complémentaire de l'A28 pour les échanges Normandie / Hauts-de-France, accès au Havre depuis la Basse-Normandie par le pont de Normandie, et liaison Rouen - Le Havre avec son antenne l'A150.

L'A151, et la route nationale 27 qui la prolonge en voie rapide, relient Rouen à Dieppe.

+ Identifiant  Origine Principales agglomérations desservies dans le département Fin Remarques Autoroute A13 Paris - Porte d'Auteuil Elbeuf, Rouen Caen Autoroute concédée et à péage, à 2x3 voies dans le département. L'autoroute passe assez loin du centre-ville de Rouen, auquel est elle reliée par l'autoroute A139 et la route nationale 138 (voir ci-dessous). Autoroute A28 Abbeville Blangy-sur-Bresle, Neufchâtel-en-Bray, Saint-Saëns Isneauville (Rouen) Autoroute non concédée et gratuite à 2x2 voies. Il existe au niveau de Rouen une discontinuité d'une quarantaine de kilomètres avec la partie sud-ouest de l'autoroute, concédée et payante et menant au Mans et à Tours. Autoroute A29 Beuzeville (Caen) Le Havre, Bolbec, Yvetot, Saint-Saëns, Neufchâtel-en-Bray, Aumale Saint-Quentin Autoroute concédée et à péage (sauf quelques courtes sections) à 2x2 voies, en tronc commun avec l'A28 sur . Autoroute A131 Bourneville (vers Paris) Le Havre Autoroute gratuite, qui s'interrompt au niveau du pont de Tancarville, à péage. Autoroute A139 Oissel (vers Paris) Grand-Couronne (vers Rouen) Courte autoroute gratuite assurant la continuité de l'itinéraire Paris-Rouen entre l'A13 et la N138. Autoroute A150 Rouen Barentin Yvetot Autoroute à 2x2 voies, gratuite entre Rouen et Barentin, payante entre Barentin et Yvetot. Autoroute A151 Roumare (A150 vers Rouen) Varneville-Bretteville (N27 vers Dieppe) Autoroute gratuite, partie sud de l'itinéraire Rouen-Dieppe (la RN 27 en constituant la partie nord). Route nationale 13bis Bonnières-sur-Seine (Mantes-la-Jolie) Rouen, Barentin, Yvetot, Bolbec Le Havre Créée dans les années 1950 à partir de tronçons de la route nationale 182 et de la route nationale 14 ; renumérotée en route nationale 15 dans les années 1970 (voir ci-dessous) puis finalement déclassée en RD 6015 en 2007. Route nationale 14 Paris - Porte de Clignancourt Boos Rouen Déclassée en 2007 en RD 6014 (RD 914 au niveau de la côté de Bonsecours). Route nationale 14c Bonsecours Bonsecours Itinéraire de dédoublement de la RN 14 au niveau de la côte de Bonsecours ; déclassée en RD 6014. Route nationale 15 (avant 1972) Pontoise Gournay-en-Bray, Forges-les-Eaux Dieppe Déclassée en 1972 en RD 915. Route nationale 15 (à partir des années 1970) Bonnières-sur-Seine Rouen, Barentin, Yvetot, Bolbec Le Havre Nouvelle numérotation de la route nationale 13bis à partir des années 1970 (voir ci-dessus) ; déclassée en 2005 en RD 6015. Route nationale 15bis Grandvilliers (vers Beauvais) Eu Le Tréport Déclassée en 1972 en RD 1015. Route nationale 15bisA Eu Le Tréport Déclassée en 1972 en RD 1915. Route nationale 25 Le Havre Montivilliers, Goderville, Fécamp, Cany-Barville, Saint-Valery-en-Caux, Dieppe, Criel, Eu Lille Déclassée en 1972 en RD 925 dans le département ; une partie de cette route nationale subsiste dans les Hauts-de-France. Route nationale 26 Yvetot Fauville-en-Caux Fécamp Déclassée en 1972 en RD 926 ; ce numéro a ensuite été réattribué à une route nationale de l'Eure et de l'Orne. Route nationale 27 Varneville-Bretteville (A151 vers Rouen) Avant 2006 : Maromme (Rouen) Dieppe Aménagée en voie rapide à 2x2 voies sur l'essentiel de son linéaire. La section sud entre Maromme et Varneville-Bretteville (doublée par l'A151) a été déclassée en 2006 en RD 927. Route nationale 28 Rouen Isneauville (début de l'A28) Initialement : Bergues (Dunkerque) Voie rapide à 2x2 voies de quelques kilomètres à la sortie de Rouen, permettant l'accès à l'A28. Le reste de l'itinéraire a été déclassé en RD 928 (au fur et à mesure de l'ouverture de l'autoroute A28 ?). Route nationale 28a Foucarmont Foucarmont Route nationale très courte (210 m) (déviation à sens unique dans le centre d'un village) ; déclassée en 1972 en RD 928a. Route nationale 29 Sainte-Marie-des-Champs (Yvetot) Yerville, Saint-Saëns, Neufchâtel-en-Bray, Aumale La Capelle Avant 1972 : Quiévrain (frontière belge) Déclassée en 2006 en RD 929. Route nationale 30 Rouen La Feuillie, Gournay-en-Bray La Capelle La partie de cet itinéraire située dans la Seine-Maritime a été basculée en 1972 à la RN 31, sauf les derniers kilomètres (après Gournay-en-Bray) déclassés à la même date en RD 930. Route nationale 31 Rouen Avant 1972 : Gournay-en-Bray La Feuillie, Gournay-en-Bray Reims Avant 1972 : Valmy Route nationale 40 Le Havre Étretat, Fécamp, puis en tronc commun avec la RN25 jusqu'à Eu Bray-Dunes (frontière belge) Déclassée en 1972 en RD 940 (RD 925 pour les parties anciennement en tronc commun avec la RN 25). Route nationale 115 Le Havre - Forêt de Montgeon Le Havre - Bassin Vauban Déclassée en 2006 en RD 32. Route nationale 138 Petit-Couronne (vers Rouen) Avant 2006 : Rouen Grand-Couronne (A13 vers Caen) Avant 2006 : ToursAvant 1972 : Saintes Courte 2x2 voies qui, avec l'A139 et la RN 338, relie l'A13 à Rouen. Le reste de l'itinéraire dans le département a été déclassé vers 2006 en RD 438 et RD 938. Route nationale 175 Rennes Rouen Renumérotation de la RN 180 dans le département à partir de 1972 ; déclassée en 2006 en RD 675. Route nationale 180 La Maison-Brûlée (communes de Moulineaux et de La Londe près de Rouen) Honfleur Itinéraire renuméroté RN 175 dans le département à partir de 1972, puis déclassé en 2006 en RD 675. Route nationale 182 (avant 1952) Bonnières-sur-Seine Rouen, Barentin, Yvetot, Bolbec Le Havre Entre Bonnières et Rouen, renumérotée RN 13bis en 1952, puis RN 15 en 1972, puis enfin déclassée en 2005 en RD 6015. Entre Rouen et Le Havre, déclassée en RD 982. Route nationale 182 (depuis les années 1950) Saint-Aubin-sur-QuillebeufInitialement : Bourneville-Sainte-Croix (A13) Tancarville Mise aux normes autoroutières et intégrée à l'A131 sur l'essentiel de son parcours ; seul le pont de Tancarville et ses abords immédiats appartiennent toujours à la RN 182. Route nationale 313 Meulan (Paris) Elbeuf Gauville (commune de Saint-Wandrille-Rançon) Déclassée en 1972 en RD 913. Route nationale 314 Forges-les-Eaux Neufchâtel-en-Bray Eu Déclassée en 1972 en RD 1314. Route nationale 315 Barentin Yerville Veules-les-Roses Déclassée en 1962 en RD 142. Route nationale 316 Aumale Gournay-en-Bray Normanville (vers Évreux) Déclassée en 1972 en RD 916. Route nationale 319 Le Moulin d'Écalles (communes de La Rue-Saint-Pierre et de Vieux-Manoir, vers Rouen) Buchy, Forges-les-Eaux Carvin (Lille) (plusieurs sections en tronc commun avec d'autres routes nationales) Déclassée en 1972 en RD 919. Route nationale 320 Dieppe Londinières, Aumale Moreuil Déclassée en 1972 en RD 920. Route nationale 321 Forges-les-Eaux La Feuillie Elbeuf Déclassée en 1972 en RD 921. Route nationale 338 Rouen Le Petit-Quevilly (RN 138) Voie rapide urbaine de l'agglomération rouennaise, dernier maillon de la liaison A13-Rouen. Route nationale 382 Fontaine-la-Mallet Harfleur (RN 15) Rocade nord de l'agglomération du Havre, déclassée en RD 6382. Route nationale 810 Goderville (Fécamp) Bolbec Lisieux Déclassée en 1972 en RD 910, sauf la section entre Tancarville et Saint-Aubin-sur-Quillebeuf reprise par la RN 182 et l'A131. Route nationale 840 Rouen Elbeuf Verneuil-sur-Avre Déclassée en 1972 en RD 840 (sauf Les Essarts - Elbeuf déclassée en RD 938 après avoir été brièvement renumérotée RN 238). Route nationale 2027 Tôtes Calnon (commune de Manéhouville) Numéro attribué à l'ancienne RN 27 lors de la création de la voie express la doublant sur cet itinéraire, finalement déclassé en RD 927 vers 2005.

Transport collectif de voyageurs

La Seine-Maritime est desservie par le réseau régional de transport routier Nomad, qui exploite 30 lignes régulières dans le département.

Covoiturage et autopartage

Transport ferroviaire Historique

La ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre est l'une des premières ouvertes en France, en 1843 de Paris à Rouen et en 1847 de Rouen au Havre. Le réseau d’intérêt général a été développé dans le département par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, et dans une moindre mesure par la Compagnie des chemins de fer du Nord. À la fin du , le chemin de fer d’intérêt général atteignait la plupart des villes et bourgs du département dont Barentin, Caudebec-en-Caux, Dieppe, Étretat, Eu, Fécamp, Gournay-en-Bray, Le Havre, Lillebonne, Neufchâtel-en-Bray, Rouen, Saint-Valery-en-Caux et Yvetot. Les principales lignes (ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, ligne de Saint-Roch (Amiens) à Darnétal-Bifurcation (Rouen), ligne de Malaunay - Le Houlme (Rouen) à Dieppe et ligne de Serquigny (Bernay sur la ligne Paris-Cherbourg) à Oissel (Rouen)) étaient à double voie, les autres et en particulier le dense réseau desservant les côtes du pays de Caux étaient à voie unique.

Dès la fin du et tout au long du , un important réseau de voies portuaires se met par ailleurs en place dans les ports de Rouen et Le Havre.

La Seine-Maritime a également été desservie à partir de 1900 par un réseau épars de quelques lignes de chemin de fer d’intérêt local, exploité par le Chemin de fer de Normandie, la Société générale des chemins de fer économiques (extension de son réseau de la Somme) et la Compagnie des chemins de fer du Nord (ligne de Montérolier - Buchy à Saint-Saëns à écartement standard). Ce réseau a disparu après la Seconde Guerre mondiale. Des tramways ruraux, ni vraiment chemin de fer d'intérêt local ni transport urbain (tramway de Saint-Romain-de-Colbosc et tramway du Trianon au sud de Rouen), ont connu une brève existence au début du siècle.

Comme ailleurs en France, beaucoup de lignes d'intérêt général ont fermé, parfois dès les années 1930 et sinon pendant les Trente Glorieuses. En 1967, la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre est électrifiée, suivie en 1984 de la ligne de Saint-Roch (Amiens) à Darnétal-Bifurcation (Rouen). Depuis, les infrastructures ferroviaires du département ont peu changé : le projet d'une ligne nouvelle Paris - Normandie revient régulièrement sur la table mais est freiné par son manque de rentabilité lié à la faible distance entre Paris et les villes desservies.

Situation actuelle

La principale gare de voyageurs est celle de Rouen-Rive-Droite avec une fréquentation annuelle de en 2019, suivi de loin par celle du Havre ().