La mosquée Namozgokh ou Namazgâh est une variante persane de la musalla, espace de prière musulman ouvert, généralement hors de la ville, destiné avant tout aux prières (salat) pendant les deux grandes fêtes musulmanes (aïd) de la fin du ramadan ('aid al-fitr) et du hajj ('aid al-adha). Elle se rattache donc à la catégorie des 'idgah . Elle se trouve au sud-ouest de la ville de Boukhara. Le mot Namozgokh désigne aussi un lieu où les cinq prières canoniques de la journée — namaz (« prière », en persan) — peuvent être accomplies par le musulmanCe peut être dans une mosquée sanctifiée, mais aussi dans une maison privée, voire sur un simple tapis de prière afin de pouvoir de faire la prière (salat)..
Il semble que cette mosquée Namozgokh ait été construit au , en 1119-1120, sous le règne des Samanides. C'est l'un des rares témoins architecturaux de l'époque pré-mongole. Mais sa galerie à colonnades et les mosaïques polychromes du portail ont été ajoutées au .
Actuellement, la mosquée Namozgokh a perdu de son importance initiale. Dans l'oblast de Boukhara, son rôle initial est rempli par le complexe Bakha ad-Din, et le complexe Qosim Cheikh à Karmana.
Histoire gauche|vignette|La façade, avec le pishtak au centre, et à droite le minbar surmonté d'un dais. Après la conquête islamique, les prières de fête à Boukhara se déroulaient sur la place du Régistan. Mais au la place étant devenue trop petite, la mosquée Namozgokh a été édifiée en dehors de la ville, à environ trois kilomètres de son centre. C'est là qu'elle se trouvait au , lorsque (1110-1130) ordonna aux habitants de Boukhara de ne pas s'éloigner trop de la ville pour ne pas affaiblir les capacités de défense de Boukhara. Par conséquent, le jardin Shamsabad fut acheté, et en 1119—1120, et un namozgokh fut construit sous forme d'un mur en briques cuites, long de plus de 38 mètres. Dans le mur se trouvait un mihrab (niche qui indique la direction de La Mecque) encadré de chaque côté par un arc aveugle.
Le namozgokh a connu des modification légères aux : au cours de ce dernier, des carreaux émaillés ont été insérés. Au , les murs ont été recouverts de terre cuite.
Plus tard, au , une nouvelle façade a été conçue : un pishtak au centre, haut de , à l'avant d'un dôme ; sur l'un des côtés, un minbar surmonté d'un dais. Le pishtak est constitué d'un iwan monumental, et il est encadré par deux arcs formant portique. Ce qui donne un galerie à trois travées avec un dôme au centre et un portique. Au fond du pisthak, le mihrab, richement décoré de sculptures d'albâtre et de mosaïques, disposées sous forme de citations coraniques en écriture koufique motifs géométriques. L'ensemble du monument s'élève sur un soubassement haut de deux marches, et il se trouve au sud des murs de la vieille ville de Boukhara.
Quand il a pris Boukhara en 1220, c'est depuis cette mosquée que Gengis Khan proclama : « Si vous ne vous étiez pas empêtré dans le péché, Dieu ne vous aurait pas envoyé une châtiment tel que moi ». centré|vignette|Le mirhab. thumb|gauche|Boukhara, Mosquée Namozgokh, vue de l'arrière.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
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