L'affaire Jobic est une enquête effectuée à la fin des années 1980 à l'encontre d'Yves Jobic, un commissaire de police français. L'homme d'abord soupçonné de corruption et de proxénétisme est placé en détention provisoire puis finalement blanchi de tout soupçon.

Déroulement de l’affaire Le commissaire Yves Jobic, âgé de 30 ans en 1986, est chef des unités de recherche de la première division de police judiciaire (DPJ) de Paris.

Deux personnes placées sur écoutes téléphoniques, Jean Moustapha et un dénommé Boured, font l'objet d'une enquête par un juge d'instruction du tribunal de Nanterre, Jean-Michel Hayat. Ces deux hommes semblent être au centre d'un trafic de stupéfiants mettant en cause deux bars, La Palmeraie et Le MilordLes multiples facettes de l'affaire Jobic Le commissaire et les " indics ", lemonde.fr, 10 août 1988.

Les retranscriptions téléphoniques laissant penser que le commissaire Yves Jobic a pu profiter de l'argent de prostituées, le commissaire est inculpé de corruption et de proxénétisme aggravé en .

En , deux proches du commissaire étant inculpés de subornation de témoin, Yves Jobic est placé en détention provisoire par Jean-Michel Hayat le , sur la foi de témoignages, qui s'avèreront mensongers, de trois prostituées et de leur proxénète. .

Le commissaire se défend en indiquant avoir voulu protéger l'un de ses indicateurs. Il explique aussi avoir arrêté plusieurs proxénètes : les auditions de plusieurs prostituées viseraient à le discréditer et à le déstabiliser.

Aucun élément matériel concret ne venant donner du crédit aux soupçons portés à son encontre, le commissaire Jobic est remis en liberté par la chambre de l'instruction le .

En 1989, il est lavé de tous soupçons. La commission spécialisée de la Cour de cassation chargée de l'indemnisation considère, en , qu'il est . Il obtient une indemnité de francs pour avoir été détenu à tort.

Pour Le Parisien, l’affaire fut en réalité :

Ouvrage sur l'affaire Jobic

Notes et références

Liens externes : sources utilisées pour rédiger la page.

Le Monde, 10 août 1988 Le Figaro, 3 octobre 2011

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