L'Équipe de Suisse féminine de hockey sur gazon représente la Suisse dans les compétitions internationales féminines de hockey sur gazon et est contrôlée par Swiss Hockey. Elle est affiliée à la fédération internationale de hockey et à la fédération européenne de hockey..
La Suisse ne s'est jamais qualifiée pour les Jeux olympiques.
Histoire
Origines et personnalités marquantes vignette|200px|gauche|Ella Maillart lors d'une interview à son domicile de Chandolin en 1992.
Le hockey féminin suisse doit notamment ses origines à Ella Maillart, exploratrice et écrivaine genevoise, qui fonde en 1919, à l'âge de 16 ans, le premier club féminin de hockey sur gazon de Suisse romande, le Champel Hockey Club. Elle dirige par la suite l'équipe nationale suisse féminine de hockey sur gazon en 1931 et 1932.
Premier match international (1932) Le , au stade de Vidy, à Lausanne, la Suisse dispute son tout premier match international féminin, face à la France. Cette première sélection est rendue possible grâce à la commission féminine de la Ligue suisse de hockey sur terre, présidée par Agnès Lambert, et au soutien de Willi Escher, du Grasshopper Club. L'équipe est capitainée par Ella Maillart.
Reprise de l'activité internationale (1948-1963) Rencontres internationales 1948-1963 Date Adversaire Lieu Score Compétition1948 B ?? ?? Match amical B Bienne ?? Match amicaloctobre 1949 B Bruxelles Match amical Vienne Match amical B Zurich Match amical Amsterdam Tournoi international d'Amsterdam Amsterdam Tournoi international d'Amsterdam Paris Match amical Francfort Tournoi international de Francfort Francfort Tournoi international de Francfort Francfort Tournoi international de Francfort Francfort Tournoi international de Francfort Vienne Match amicalseptembre 1963 Towson Tournoi international de Towson
En , la Suisse dispute un match international féminin contre la sélection B de la France. Cette rencontre est suivie, le à Bienne, d'un match contre la sélection B de la Belgique. En octobre 1949, un match retour à Bruxelles se solde par une nouvelle défaite suisse, 1-0, face à la même sélection belge B.
En , à Vienne, la Suisse féminine s'incline 4-0 face à l'Autriche, devant environ 1500 spectateurs.
Fin , à Zurich, la Suisse dispute un match international féminin contre la sélection B de la France, sur les terrains du Grasshopper Club. Menant jusque dans les derniers instants, elle se fait rejoindre par les Françaises dans la dernière minute et le match se solde par un match nul 1-1.
En , la sélection féminine affronte une sélection régionale allemande, le Sud-Bade, à Lahr, le même week-end que le match masculin Suisse-France à Paris.
En , la Suisse participe à un tournoi international à Amsterdam. Versée dans un groupe avec les États-Unis, l'Angleterre, l'Allemagne et l'Argentine, elle s'incline notamment 0-8 face aux États-Unis et 2-0 face à l'Argentine et termine 5 et dernière de son groupe, sans le moindre point.
Le , la Suisse s'incline 4-1 à Paris face à la France, malgré une égalisation rapide (1re puis 6e minute), les Françaises inscrivant trois buts supplémentaires en fin de match (28, 65 et 68 minutes).
En , la Suisse participe à un tournoi international féminin à Francfort, réunissant l'Allemagne, le Danemark, la Belgique, la France, les Pays-Bas, l'Autriche et la Suisse. Elle s'incline 0-3 face à l'Allemagne lors de la première journée, Greta Blurick (Hambourg) inscrivant les trois buts allemands, puis fait match nul et vierge (0-0) contre la France. Elle s'incline ensuite 2-3 face à la Belgique, malgré des buts de Bollinger et Bucher, avant de conclure le tournoi par une victoire 2-1 contre le Danemark.
Le , elle bat l'Autriche 1-0 à Vienne, sur un but de Zimmermann, avec une équipe rajeunie jugée solide défensivement.
En septembre 1963, la Suisse participe à un tournoi mondial féminin à Towson, aux États-Unis, réunissant de nombreuses nations dont la Nouvelle-Zélande, l'Argentine, l'Afrique du Sud, l'Allemagne de l'Ouest, les Pays-Bas, l'Australie, la France et l'Angleterre. Elle conclut le tournoi par une lourde défaite 0-6 face à la Nouvelle-Zélande.
Ère Karl Vogt (dès 1964) Karl Vogt (Olten), ancien international masculin, est nommé entraîneur de l'équipe de Suisse féminine en . Sous sa direction, la Suisse dispute notamment un tournoi international à Berlin les 8 et 9 mai 1965, face aux équipes locales, belge et autrichienne.
Fin septembre 1965, à Munich, la Suisse s'incline 3-1 face à une sélection de Bavière, puis dispute un second match contre une sélection municipale de Munich.
Le , au Rankhof de Bâle, la Suisse bat l'Espagne 2-0 (mi-temps 1-0), décrochant sa première victoire de l'histoire dans un match international officiel.
En , la Suisse participe à un tournoi mondial féminin à Leverkusen, en Allemagne de l'Ouest, où elle ne parvient à marquer aucun but sur l'ensemble de la compétition. Elle s'incline notamment 0-2 face au pays hôte.
Le , à Wettingen, devant 400 spectateurs, la Suisse dispute son premier match international depuis un an et demi, faisant match nul 1-1 (mi-temps 1-0) face à l'Autriche, sur un but d'Ursi Müller (28 minute), égalisé en seconde période.
Vers les grandes compétitions (1972-1988) La Suisse participe à la Josselin de Jong Cup 1972, à Barcelone (26 avril-1 mai), l'un des premiers tournois internationaux féminins d'envergure, précurseur de la Coupe du monde. Versée dans un groupe avec les Pays-Bas, l'Espagne et la Belgique, elle s'incline notamment 0-9 face aux Pays-Bas, futurs vainqueurs du groupe. Elle y termine 7 et dernière sur sept équipes, sans marquer le moindre but en quatre matches (0 but marqué, 24 encaissés).
Elle dispute ensuite la toute première Coupe du monde féminine, à Mandelieu, en France, du 17 au 24 mars 1974. Après quatre défaites en poule, elle bat le Mexique aux tirs au but (1-1, tab) lors du match de classement pour la 9 place, terminant ainsi 9 sur dix équipes.
À la 2 Coupe du monde, disputée du 22 au , elle s'incline face aux Pays-Bas (0-6) et à l'Italie (1-2), mais fait match nul contre la Belgique (1-1) et bat le Mexique (3-1), terminant 9 sur onze équipes.
Les 18 et , la Suisse dispute deux matches internationaux contre la Belgique, à Bruxelles. L'effectif comprend notamment Esther Grandchamp (Lausanne-Sports), Liliane Schneiter (Baslerdybli) et Cécile Pfister (Young Boys), qui feront toutes deux partie de la sélection victorieuse à Buenos Aires trois ans plus tard.
Les 30 juin et 1 juillet 1984, à Bâle, la Suisse dispute ses deux premières confrontations de l'histoire contre la Suède, les remportant toutes deux 1-0, sur des buts de Liliane Schneiter puis Cécile Pfister.
Représentant l'Europe à la Coupe intercontinentale 1985, à Buenos Aires (28 mars-7 avril), la Suisse perd ses quatre matches de poule sans marquer (0 but marqué, 41 encaissés, dont un revers 0-20 face à l'URSS, future championne), avant de décrocher sa première victoire de ce tournoi face à l'Uruguay, aux tirs au but (0-0, 5-4 t.a.b.), grâce aux réussites de Silvia Degen, Monika Malzacher, Liliane Schneiter, Gaby Werffeli et Cécile Pfister. Elle bat ensuite le Paraguay (3-2) lors du match de classement pour la 9 place, terminant 9 sur onze équipes.
Du 11 au 13 octobre 1985, la Suisse participe à un tournoi à quatre nations à Vienne, avec l'Italie, l'Autriche et la Pologne, avant de conclure sa saison les 19-20 octobre par un match représentatif contre le Sud-Bade, à Constance.
Enfin, à l'Inter Nations Cup 1988, à Padoue, en Italie (30 juin-10 juillet), elle perd ses cinq matches de poule et termine 10 et dernière sur dix équipes.
Ère Paul Schneider (dès 1988) Paul Schneider, entraîneur allemand formé à l'École supérieure des sports de Cologne, titulaire de la licence A de la Fédération allemande de hockey, prend ses fonctions le comme entraîneur des équipes nationales suisses masculine et féminine, cumulées avec la direction des deux équipes fanions du Luzerner Sportclub et un rôle administratif au siège de la fédération à Ebikon. Il avait auparavant entraîné les dames de et la sélection allemande féminine des moins de 21 ans.
Suspension de l'équipe nationale (1990) En , faute de résultats suffisants, l'équipe de Suisse féminine est momentanément suspendue par la fédération, qui élabore en parallèle une nouvelle conception de formation pour la relève féminine.
Peer et Daniela May (2003-2004)
Peer May, entraîneur allemand, dirige l'équipe de Suisse féminine en tandem avec Daniela May, au moins depuis . En préparation du Championnat d'Europe en salle de janvier 2004, l'équipe dispute un voyage de trois jours à Berlin (12-14 septembre 2003), affrontant à deux reprises Zehlendorf 88 (défaite 1-3, puis match nul 3-3) et une fois le SC Charlottenburg (victoire 5-0).
Ère Monika Malzacher (2009-2012) Monika Malzacher, ancienne internationale suisse ayant notamment participé à la Coupe intercontinentale 1985 à Buenos Aires, dirige l'équipe de Suisse féminine de 2009 à 2012, secondée par Sophie Llobet, ancienne internationale française.
Du 9 au 15 août 2009, la Suisse organise et remporte à domicile, à Olten, l'EuroHockey Nations Challenge I, décrochant son premier titre continental à ce niveau avec un bilan parfait de quatre victoires en autant de matches (26 buts marqués, seulement 2 encaissés). Elle bat la Tchéquie 2-0 en finale, grâce à des buts de Karin Buchmann et Stephanie Wälti, mettant fin à plusieurs années passées au troisième échelon européen. Elle devance l'Autriche et se qualifie pour le Championnat d'Europe II 2011.
Du 8 au 14 août 2011, la Suisse dispute le Championnat d'Europe II à Poznan, en Pologne. Elle s'incline face à l'Ukraine (2-10), la France (2-5) et la Russie (1-3) en phase de groupes, puis face à la Pologne (1-4) et bat le pays de Galles (2-1) lors des matches de classement, terminant 7 sur huit équipes et retournant au Championnat III pour l'édition 2013.
Ère Pierre-Emmanuel Coppin (2012-2015) Pierre-Emmanuel Coppin, entraîneur belge, prend la responsabilité de l'équipe de Suisse féminine en plus de ses fonctions au Servette Genève, où il occupe également la charge des équipes nationales suisses extérieur et salle. Du 21 au 26 juillet 2013, sous sa direction, la Suisse participe au Championnat III d'Europe féminin à Athènes, en Grèce : elle bat la Turquie (2-1), la Slovaquie (3-0) et la Grèce (7-0), mais s'incline face aux deux finalistes, le pays de Galles (0-3) et la Tchéquie (1-2), terminant 3 sur six équipes.
Elle participe ensuite au Championnat III d'Europe féminin à Sveti Ivan Zelina, en Croatie, du 20 au 25 juillet 2015, où elle s'incline face à la Turquie (1-2), fait match nul contre la Lituanie (2-2), s'incline face à la Russie (1-5) et contre la Croatie (1-3), terminant 5 et dernière sur cinq équipes.
Ère Christopher Faust (2015-2017) Christopher Faust, entraîneur allemand basé à Francfort, occupe la fonction de « Headcoach High Performance » de Swiss Hockey de 2015 à 2017, responsable à la fois de l'équipe masculine, de l'équipe féminine et des équipes de jeunes. Sous sa direction, la Suisse féminine dispute trois matches tests contre l'Autriche à Wettingen en , s'inclinant à chaque fois (1-2, 2-3, 1-3), puis la World League Round 1 à Douai, en France, en , où elle termine 5 et dernière sur cinq équipes après quatre défaites. En juillet-août 2017, elle dispute le Championnat III d'Europe à Sveti Ivan Zelina, en Croatie : victorieuse de la Slovénie (18-0), de la Lituanie (3-2) et de la Croatie (4-1), elle ne s'incline que face à la Turquie, championne du tournoi, et termine 2 sur cinq équipes. Faust quitte ses fonctions fin octobre 2017 pour devenir sélectionneur de l'équipe nationale féminine d'Autriche.
Transition (2017-2020)