Ferdinand Louis Perron, né à Besançon le et mort à Paris le , est un peintre français.

Biographie Originaire du Doubs, fils d'un mécanicien reconnu, Perron, devenu orphelin, est pris en charge par la ville de Besançon et intègre en 1837 l'école municipale de dessin. Il étudie l'art de peindre auprès de Charles-Antoine Flajoulot, et croise Édouard Baille et Gustave Courbet, qui y prennent également des cours. Il monte à Paris en 1842 et Jean Gigoux l'accueille dans son atelier« Notice sur la vie de Ferdinand Perron » par Victor Guillemin (Dodivers, janvier 1889), sur De Artibus Sequanis.. De cette époque, Courbet et François Bonvin ne furent pas sans remarquer le talent du jeune PerronJean Gigoux, Causeries sur les artistes de mon temps, Calmann Lévy, 1885, — sur Archive.org..

Avant 1844, encore assistant de Gigoux, il reçoit plusieurs commandes de l'État français destinées aux églises, dont une Montée au calvaire pour l'église paroissiale Saint-Martin de Sauviat-sur-VigeNotice de la Base Palissy.. En 1850, sa toile Saint-Bruno dans le désert est également achetée par l'État pour la paroisse de Souvigny en 1852, où elle est en cours de restaurationNotice, sur la base Fondation-Patrimoine.org.. vignette| Famille Gannard sur la Loue dans une pirogue indienne, huile sur toile, avant 1857, non localisée. À Quingey, il se lie d'amitié avec la famille de l'aventurier comtois Ferréol Gannard (1795-1856) qui lui commande de nombreuses toilesRenaud Gillet, L'Odyssée du comtois Ferréol Gannard, Rougegoutte, ACAI, 2019 ..

Au Salon de Paris de 1865, il présente une toile, Une laveuse sous le nom de « Ferdinand Perron » ; son adresse parisienne indiquée est la rue de l'Est, mais son atelier se trouvait en réalité à Boulogne aux portes de la capitaleFiche exposant Salon 1865, base salons du musée d'Orsay..

Il parvient plus ou moins à gagner sa vie en vendant de nombreux portraits peints aux visiteurs étrangers de la capitale.

Il meurt le durant le siège de Paris réfugié chez un ami, M. Rétif, avenue d'Orléans.

Proche ami de Hector Hanoteau, il eut entre autres pour élève Jean-Adolphe Bocquin.

Fruit du legs initial de Jean Gigoux, le musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon possède entre autres de Perron son autoportraitNotice de Paul Leroi, in: Le Courrier de l'art, Paris, 11 janvier 1889, — sur Gallica..

Notes et références

Liens externes

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