vignette Élie Désiré Badré, né le aux Hautes-Rivières (Ardennes) où il meurt le Relevé des fichiers de l'Insee, est un sculpteur français.
Tout au long de sa carrière, dans son atelier des Hautes-Rivières, il réalise une importante production de terres cuites, de marbres blancs ainsi que des œuvres funéraires, notamment la stèle de l'écrivain-forgeron Théophile Malicet.
Biographie
Jeunesse Élie Badré est issu d’une famille de tailleurs de pierre des Hautes-Rivières. Lorsqu'il sort de l’école communale, il travaille d’abord sous la direction de son père puis chez un marbrier de Vireux. Il suit ensuite les cours d’adultes et obtient en juillet 1926 son certificat d'aptitude professionnel de dessinateur industriel qui lui permet de fréquenter l’académie Julian où il reçoit les enseignements d'Henri Bouchard et de Paul Landowski.
En 1928, il est admis à l’École nationale supérieure des beaux-arts et est formé par Jules Coutan.
Carrière En 1932 il vient s’installer à Mézières et se fait embaucher chez Émile Baudson. Il commence sa carrière par des travaux de décoration : il réalise notamment la tête de Mercure sur le fronton de l’hôtel des postes de Mézières en 1933 ou encore deux sujets allégoriques sur l’horloge de l’hôtel de ville de Laon en 1934.
On lui doit principalement les bustes de Jean-Baptiste Clément à Nouzonville, inauguré en juin 1937, celui d'Hippolyte Taine à Vouziers ou encore du Docteur Brisset à l’hôpital d’Hirson.
En 1939, la chambre des Métiers des Ardennes lui demande de préparer sept figures représentatives des métiers, pour le pavillon de l'artisanat à l'exposition internationale du Progrès Social de Lille. Il expose son travail au Salon des artistes ardennais et au Salon des Artistes Français où il côtoie d'autres artistes ardennais de la Semoy à l'image d'Émile Faynot ou Louis-Gabriel Croison.
En 1939, lorsque survient la seconde guerre mondiale, il est mobilisé et, ne pouvant revenir dans les Ardennes, il se rapproche des Monuments Historiques du Quercy : il collabore à la restauration des châteaux d’Assier et de Montal.
Il revient dans les Ardennes en 1951.
Dans les années 1970, il forme par ailleurs le sculpteur Hervé Tonglet.
Mort Il meurt le 31 mars 1987 en France dans Les Hautes-Rivières.
Hommages Une œuvre du sculpteur, un buste en pierre bleue de l'écrivain Léon Tolstoï, est exposé dans la salle polyvalente intercommunale de Les Hautes-Rivières, qui fut, en son honneur, baptisée du nom de l'artiste.
Distinctions 1958 : Meilleur Ouvrier de France avec un bénitier réalisé en pierre bleue de Givet 1960 : Médaille d'argent Arts-Sciences-Lettres, Mérite civique, Chevalier du Mérite. 1961 : Médaille de bronze de la Renaissance française 1961 : Médaille de bronze de la Reconnaissance Artisanale 1961 : Médaille d'argent de l'exposition nationale des Arts 1961 : Médaille d'argent de la Technique de l'artisanat à Paris 1965 : Médaille d'or Encouragement au dévouement 1965 : 1966 : Médaille d'or du Mérite national français 1967 : Médaille d’argent au Salon des artistes français 1967 : Médaille vermeil Arts-Sciences-Lettres
Références
Liens externes
Benezit
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