Les transports dans le département français du Nord sont denses, en corrélation avec le poids démographique et économique de ce département. Si la métropole de Lille concentre une partie des infrastructures destinées au trafic de longue distance (aéroport, gare TGV reliée à de nombreuses métropoles françaises et européennes), d'importants réseaux d'autoroutes, de voies rapides et de voies ferrées relient les principaux centres urbains du Nord et les connectent à la proche Belgique. Le département est également l'un des premiers de France pour le trafic maritime et fluvial.

Transport routier

Infrastructures routières

Dès l'Antiquité, le territoire de l'actuel département du Nord est un carrefour. Plusieurs voies romaines puis chaussées Brunehault se rejoignent à Bavay et permettre de relier, entre autres, la Champagne, la Picardie, la Germanie et le port de Boulogne-sur-Mer.

Trois axes autoroutiers et un axe routier relient Paris au département et au-delà à la Belgique : du nord-ouest au sud-est, les autoroutes A16, A1 et A2 desservent respectivement Dunkerque, Lille, Cambrai et Valenciennes, tandis que la route nationale 2, qui doit progressivement être aménagée en voie rapide à 2x2 voies, dessert Maubeuge. Perpendiculairement à ces axes, l'itinéraire constitué par les voies rapides et autoroutes N225, A25, A23 et D649 relient entre elles les principales agglomérations du département, Dunkerque, Armentières, Lille, Valenciennes et Maubeuge.

En plus de cette structure principale, d'autres axes, au rôle plus local mais parfois aussi fréquentés, assurent entre autres la desserte de Douai et du bassin minier (autoroute A21) ou des relations à l'intérieur de la conurbation lilloise et entre celle-ci et la Belgique (autoroutes A22 et A27).

Ce réseau, presque entièrement non concédé et gratuit, connaît un trafic important et des embouteillages en heure de pointe près des principales villes, ce qui explique qu'il existe plusieurs projets d'élargissement ou d'adaptation des modalités de régulation du trafic, notamment à Lille. Le projet d'autoroute A24 ambitionne de désaturer l'autoroute A1 et la métropole de Lille en basculant une partie du trafic sur un nouvel axe entre Amiens et la Belgique.