Le massacre de Hombori a lieu le , pendant la guerre du Mali. Il est commis par des militaires maliens et des mercenaires russes du groupe Wagner qui ouvrent le feu sur un marché à Hombori.
Déroulement Le mardi , un véhicule militaire saute sur une mine artisanale à proximité de la ville de Hombori, ce qui cause la mort d'un mercenaire russe du groupe Wagner.
Les militaires maliens et les mercenaires russes du convoi se rendent alors au marché hebdomadaire de Hombori, proche du lieu de l’explosion, et ouvrent le feu sur la foule. Le lendemain, RFI indique que des sources locales évoquent des morts, des blessés et des arrestations.
Un humanitaire malien déclare au journal Le Monde : .
Les autorités maliennes admettent la mort d'un militaire russe à Hombori, ce qui confirme, selon le journaliste Wassim Nasr, leur participation aux combats. L'armée française affirme qu'il s'agit d'éléments du groupe Wagner.
Bilan humain Quelques jours après le massacre, l'ONG Armed Conflict Location and Event Data Project (ACLED) estime qu'une vingtaine de personnes auraient été tuées lors du massacre.
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) mène quant à elle son enquête, et, dans un rapport publié le , elle conclut qu'au moins , dont une femme et un enfant, ont péri lors l'opération de ratissage à Hombori, et que autres ont été arrêtées. Parmi les hommes faits prisonniers, deux sont torturés à mort et autres auraient été exécutés sommairement le , au camp militaire de Hombori.
La mission de l'ONU précise également que les militaires maliens étaient accompagnés .
La junte malienne rejette les accusations de la MINUSMA. Le , le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale déclare : .
Suites Le , dans le cadre de la fin de l'opération Barkhane, l’armée française quitte la base de Gossi et la remet aux Forces armées maliennes (FAMa). Le , un compte Twitter nommé , qui se présente comme un et , annonce la publication à venir d'images de cadavres et d'un charnier au Mali. Le , il publie des images floutées de cadavres partiellement enfouis dans le sable, incriminant l'armée française pour le charnier. En réponse, cette dernière révèle le avoir filmé la veille, par des moyens aériens, ce qu'elle affirme être des membres du groupe Wagner en train d'enterrer des corps près de la base de Gossi, là où les cadavres ont été filmés. Sur les vidéos publiées par l'armée française, on peut voir les personnes en train de filmer les images de cadavres précédemment diffusées sur le compte Twitter, compte suspecté d'avoir été créé de toutes pièces par le groupe Wagner pour imputer un massacre aux forces françaises, et les crimes sont imputés au groupe lui-même. Selon l’armée française, les cadavres .
Dans son rapport du , la MINUSMA indique également que les dépouilles ensevelies à Gossi avaient été transportées sur place le , soit le lendemain du départ des troupes françaises, et qu'elles .
Références
Hombori Hombori Catégorie:2022 au Mali Catégorie:Avril 2022 Catégorie:Crime de guerre russe