La tentative d'assassinat de Cristina Fernández de Kirchner a lieu le dans le quartier de Recoleta, à Buenos Aires (Argentine). Un homme vise la vice-présidente de la Nation argentine avec une arme de poing chargée de munitions, mais ne parvient pas à faire feu. L'agresseur est arrêté immédiatement par le personnel de sécurité de la victime et des membres de la .

Contexte La semaine avant les faits, les environs du domicile de la vice-présidente sont occupés par de nombreux sympathisants en réponse à la présence préalable d'opposants rassemblés pour protester contre une affaire de corruption liée à Lázaro Báez le .

La veille de l'attentat, la police arrête un homme brandissant une clef anglaise.

Deux jours avant l'attentat, un juge ordonne que la police de Buenos Aires cesse les opérations de protection au domicile de la vice-présidente, décision que le chef de gouvernement de la ville, Horace Rodriguez Larreta, ne suit pas. Le juge ordonne que ce soit les forces fédérales qui se chargent de la protection de la vice-présidente, c'est-à-dire la police fédérale, la gendarmerie ou les forces armées.

Déroulement Le à , Cristina Fernández de Kirchner, vice-présidente de la Nation argentine, arrive à son domicile dans le quartier de Recoleta, à Buenos Aires (Argentine)... après avoir présidé une séance du Sénat.

Alors qu'elle dédicace des exemplaires de son livre Sincèrement devant son domicile, un homme se place à moins d'un mètre d'elle et approche de sa tête le canon d'un pistolet Bersa dont le numéro de série s'avèrera illisibleCitado así en la transmisión en vivo de C5N Noticias, 1 de septiembre de 2022.., chargé de cinq munitions.. Il actionne par deux fois la queue de détente, mais aucun coup de feu ne part.. La candidate esquisse un mouvement de défense de la main, puis est aussitôt mise à l'abri.

Des sympathisants de la vice-présidente se rassemblent immédiatement sur le lieu des faits pour chanter en son hommage.

Conséquences Le tireur s'enfuit mais il est arrêté immédiatement par le personnel de sécurité et des policiers, puis emmené à un poste de police où il est interrogé. Les membres de la police scientifique argentine poursuivent l'enquête sur les lieux de l'agressionMinistro de seguridad, Aníbal Fernández 2 Septiembre 00:07 - TV Pública trás cadena nacional.. La compagne de l'attaquant présumé est interpelée et placée en garde à vue, selon des sources judiciaires citées par plusieurs médias argentins, dont l'agence officielle Telam.

Une juge d'instruction, María Eugenia Capuchetti, est désignée, ainsi qu'un procureur, Carlos Rívolo. L'avocat de Cristina Fernández de Kirchner annonce qu'une plainte serait déposée lundi au nom de Mme Kirchner. Il déclare également que l'assaillant .

L'attaquant présumé L'auteur présumé de l'attaque est Fernando Andrés Sabag Montiel, surnommé « Tedi », âgé de . Il est né au Brésil, de père chilien et de mère argentine, et habite en Argentine depuis 1993... Il habite dans le quartier de Villa del Parque et a des antécédents judiciaires pour le port illicite d'arme blanche en 2021.. Sur les photographies du suspect diffusées par la presse, on peut voir sur son bras un tatouage de soleil noir, symbole néofasciste... Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, l'agresseur apparaît sur la chaîne Chronique TV, en direct, proférant des insultes à l'égard de personnalités politiques du kirchnérisme. Amateur de death metal, il attend régulièrement des musiciens connus à la sortie de leurs hôtels. Il aurait notamment approché Taylor Hawkins, de Foo Fighters, une semaine avant sa mort et déclaré plus tard .

Réactions En Argentine Alberto Fernández condamne vivement les faits, parlant d'« un fait grave » et il demande que justice soit faite sur l'affaire. Le président s'adresse au pays sur la chaîne nationale et il déclare le vendredi 2 comme jour férié pour que la population puisse manifester « pour la démocratie et en solidarité avec notre vice-présidente ». La marche rassemble des dizaines de milliers de personnes. Le gouvernement de Mendoza exprime ses réserves sur le jour férié décrété par le président Fernández, déclarant que « travailler normalement est la meilleure façon de condamner n'importe quelle expression de violence et de soutien à la paix sociale ».

Dans le monde Chili : le président, Gabriel Boric, déclare que la tentative d'attentat « mérite le rejet et la condamnation de tout le continent » et exprime sa solidarité. Pérou : le président, Pedro Castillo, condamne l'attaque et exprime sa solidarité avec la vice-présidente et avec le peuple argentin. Vatican : le pape François téléphone à Cristina Kirchner et lui envoie un télégramme avec le message suivant : « Je prie pour que l'harmonie sociale et le respect des valeurs démocratiques prévalent toujours dans la chère Argentine »..

Notes et références

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