Laffaire des vingt classes est une conscription menée par le gouvernement turc pendant la Seconde Guerre mondiale pour enrôler dans l'armée les hommes des minorités non turques, principalement des Arméniens, des Grecs, des et des Juifs.

La conscription commence en , sans aucun préavis. Les vingt classes d'âge, issues des peuples minoritaires, comprennent des personnes âgées et des personnes avec handicap mental de vingt-cinq à quarante-cinq ans. Les engagés ne reçoivent aucune arme et ils sont rassemblés au pour y fabriquer du matériel militaire, construire des bâtiments et des routes et mener des opérations de maintenance sur les routes. Ils sont forcés de travailler dans des conditions très médiocres. L'opinion courante sur ces bataillons voulait que la Turquie, anticipant son entrée dans la Seconde Guerre mondiale, réunissait par avance tous les hommes non Turcs « peu fiables », perçus comme une cinquième colonne potentielle dans le cas où le Troisième Reich attaquerait le pays après avoir envahi les territoires voisins de Grèce et Bulgarie. En , les hommes sont libérés. Ces bataillons de travaux forcés rappellent ceux de la Première Guerre mondiale.

L'une des intentions principales du gouvernement turc était de s'emparer des . Les minorités enrôlées se sont retrouvées démunies car, pendant l'épisode des vingt classes, elles ne pouvaient veiller sur leurs entreprises et ont donc dû vendre leurs sociétés et leurs biens à très bas prix. Après l'affaire des vingt classes s'ensuivent deux autres évènements procédant de motivations presque similaires : Varlık Vergisi et le pogrom d'IstanbulBaskın Oran, "Azınlıklardan alınıp sermaye biriktirildi", Radikal, February 9, 2008. .

Notes et références

Notes

Références

Annexes Documentation

Articles connexes Varlık Vergisi Pogrom d'Istanbul

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