Pont-de-Loup (en wallon Pondlô) est une section de la commune belge d'Aiseau-Presles située en Wallonie dans la province de Hainaut. C’était une commune à part entière avant la fusion des communes.

Ses habitants sont appelés les Lupipontains.

Étymologie Étymologie possible : bois (germ. lauha) du marais (francique polder).

Anciennes formes 840 Funderlo ; 1143 Ponderlous ; 1162 Pondrelos ; 1230 Ponderlues ; 1232 Podreluez ; 1235 Pondreluez ; 1238 Pondrelouz ; 1250 Pondreluz ; 1265 Pondrelos ; 1385 Pondeslous ; 1398 Pondrelous ; 1408 Pondralous ; 1420 Pondelour ; 1423 Ponderlou ; 1426 Pontdreloux ; 1438 Pondelou ; 1462 Pont de Loup ; 1491 Pondreloux ; 1599 Pontdreloup ; 1625 Pondeloup ; 1628 Pondeloux ; 1737 Pon de loup ; après 1750, Pont-de-Loup. Géographie

Quartiers Baty, Champs Saint-Clet, Joncquière, Malfait, Monts, Wairchat et Quartier du Roi.

Cités Cité Saint-Clet et cité Sainte-Face.

Évolution démographique

Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.

Histoire

Le village est cité pour la première fois en 840 par Louis le débonnaire qui cédait le domaine à un dénommé Ekkard. Pont-de-Loup était une possession de la Principauté de Liège, le village s'étendait au-delà de Châtelet. En 1867, le petit hameau de Pironchamps devint une commune indépendante qui fusionna, en 1977, avec la commune voisine de Farciennes.

Seigneurs de Pont-de-Loup À l'époque de la société d'Ancien Régime, Pont-de-Loup est une seigneurie.

Jacques Stainier est seigneur de Pont-de-Loup, située près de Châtelet vers 1550. Par contrat de mariage devant à Liège le , sa fille Louise épouse Charles Bady II, qui devient de ce fait seigneur de Pont à la mort de son beau-père. Il est le fils de Charles Bady , écuyer et de Jeanne de Preelles. Les Bady sont originaires de Liège. Ils ont pour armes : « D'azur au lion grimpant d'or, tenant dans ses pattes une clef d'argent »Paul Denis du Péage, « Recueil de généalogies lilloises », tome 1, dans Recueil de la société d'études de la province de Cambrai, tome 12, 1906-1909, p. 7-8, lire en ligne.. Bertrand Bady , fils de Charles II, seigneur de Pont, épouse à Marchiennes (sans doute plutôt Marchienne-au-Pont que Marchiennes), par contrat du , Barbe Bruant, fille d'Henri. Veuf, il se remarie, le nom de sa deuxième femme n'est pas connu. Il établit son testament le .

Martin Bady, fils de Bertrand ; seigneur de Pont, mayeur de Dampremy, où il épouse par contrat du Françoise Blatton, fille de Jean-François et petite-fille de Jacques, bourgmestre de Thuin. Elle est veuve en 1626 et en 1648. Elle a eu six enfants nés à Dampremy dont :

Bertrand Bady II (1617-1685), fils de Martin, né à Dampremy, y baptisé le , seigneur du Pont, époux de Anne Marie Albert puis de Hyacinthe Dumont, morte le . Bertrand meurt à Namur paroisse Saint-Jean l'Évangéliste le . Il a eu cinq enfants dont :

Pierre Bady (1647-1715), seigneur d'Aymeries, Pont-sur-Sambre etc.Paul Denis du Péage, « Recueil de généalogies lilloises », tome 1, dans Recueil de la société d'études de la province de Cambrai, tome 12, 1906-1909, p. 8, lire en ligne.. Lancelot dit Charles, mort à Marchienne-au-Pont le qui avait eu un fils Charles Bady III, capitaine au régiment allemand de Reding, au service de la France par commission du , mort le . Alexandrine épouse par contrat du François Nicolas Stainier, fils de Robert et de Marguerite Burlen (Stainier est le nom de famille de l'épouse de Charles Bady II ci-dessus).

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977 Joseph Quirini, de 1830 à 1836 (unioniste). Adrien Chermanne, de 1836 à 1848 (unioniste). Godefroid Goret, de 1848Conseiller provincial et directeur-gérant du charbonnage du Boubier. à 1864 (tendance catholique). Auguste Ledoux, de 1864 à 1884 (Parti catholique). Joseph Chermanne, de 1885 à 1887 (Parti catholique). Léon Genaudet, de 1888 à 1893 (Parti catholique). Eugène Fanuel, de 1894 à 1900 (Parti libéral). Louis Quirini, de 1900 à 1911 (intérêts communaux). Auguste Charles, de 1912 à 1916 (POB). Alphonse Lambot, de 1917 à 1919 (POB). Florimont Stalens, de 1920 à 1921 (POB). Jean Nisot, de 1921 à 1928 (POB). Charles Wautier, faisant fonction, de 1928 à 1932 (POB). Auguste Scohy, de 1932 à 1940 (Parti catholique). Ferdinand Denis, faisant fonction, de 1940 à 1942. De 1942 à 1944, Pont-de-Loup fut incorporé dans le « Grand Charleroi ».

Émile Van Duysen, de 1945 à 1947 (PSC). Alexandre MaucletCRISP, « Courrier hebdomadaire », n°20, 1970. Disponible en ligne : https://shs.cairn.info/revue-courrier-hebdomadaire-du-crisp-1970-20-page-1?lang=fr, de 1947 à 1971Une rue porte son nom et conducteur des travaux au charbonnage du Carabinier (https://uurl.kbr.be/1296933). (indépendant).

Patrimoine et culture

Patrimoine monumental

Lieux et monuments La tour romane de Pont-de-Loup est la tour de l'ancienne église paroissiale Saint-Clet entouré d'un cimetière partie militaire et partie civil. L'église Saint-Clet, en style néo-gothique édifiée en 1861 et consacrée en 1952.

Folklore Le culte Notre-Dame Del Manock La bienheureuse Marie Del Manock est citée pour la première fois en 1358. Vierge locale, elle est l'objet de vénération par les personnes qui viennent l'invoquer pour la guérison de leur surdité. Chaque année le premier dimanche de septembre se déroule la marche Notre-Dame del Manock.

Enseignement École communale de Pont-de-Loup, rue Quartier du Roi.

Économie

Industries de l'époque

La société anonyme du charbonnage du Carabinier La formation de la Société anonyme du charbonnage du Carabinier résulte de la fusion de deux exploitations distinctes : d’une part le Carabinier Français, dont la direction et les installations techniques se trouvent sur le territoire de Châtelet, et d’autre part la Compagnie de Pont‑de‑Loup Sud, établie à Pont‑de‑Loup, où se situent son siège social et ses puits. Le , le charbonnage du Carabinier acquiert celui de Pont‑de‑Loup, donnant naissance à une nouvelle entité qui adopte la raison sociale Société anonyme du Charbonnage du Carabinier à Pont‑de‑Loup. Par arrêté royal du , les deux concessions sont officiellement regroupées sous l’appellation Carabinier‑Pont‑de‑Loup. La concession primitive de Pont‑de‑Loup Sud est créée le par un arrêté royal des Pays‑Bas et attribuée à Guillaume Dumont de Dampremy ainsi qu’à Auguste et Joseph Quirini de Pont‑de‑Loup. Elle couvre une superficie de et . Le , l’exploitation est rachetée par la Maison de Banque Deville et Dujarier, établie à Paris. Les nouveaux administrateurs fondent alors une société anonyme, probablement de droit français, sous le nom de Société anonyme du Charbonnage de Pont‑de‑Loup. Une seconde société anonyme, cette fois à capitaux majoritairement belges, est créée le pour remplacer la première structure.

Les trois puits de la société en 1838 sont :

le qui était à la rue Auguste Scohy à Pont-de-Loup ; le , d’une profondeur de 158 mètres et situé rue du Campinaire, pourrait voir son forage prolongé jusqu’à 200 mètres selon les projets de la société ; le situé au Wairchat n’est plus en service à cause des infiltrations d’eau qui ont inondé l’exploitation souterraine. Ce puits mesurait environ cinquante mètres de profondeur.

En 1896, lors de la fusion, le puits est encore en activité. Le puits , désaffecté pour l’extraction, avait conservé son utilité technique au sein de l’entreprise jusqu’à cette date. En 1872, la société employait, sur l’ensemble de ses sites, 540 ouvriers.

La société du Carabinier Français trouve son origine dans un décret du , par lequel Napoléon accorde à Drapier, Sausaint, Virolte et Carlier le droit d’exploiter les mines de houille situées sur le territoire de Châtelet, pour une concession couvrant , et . En 1827, l’exploitation, alors connue sous le nom de Société charbonnière du Carabinier Français, est acquise par la Maison de Commerce Fontaine‑Spitaels de Mons. Le , le charbonnage ainsi que plusieurs installations métallurgiques sont apportés en nature à la société en commandite par actions Fontaine et Spitaels et , qui prend la succession de la Maison de Commerce. Une nouvelle transformation juridique intervient le , lorsque les installations industrielles sont intégrées à la Société anonyme des Hauts‑Fourneaux, Usines et Charbonnages de Marcinelle et Couillet. Le , les administrateurs de cette société décident de détacher le charbonnage de leur structure. Ils fondent alors à Châtelet une entité indépendante, la Société anonyme du Charbonnage du Carabinier, qui reprend l’exploitation sous une nouvelle organisation.

Avant 1896, le charbonnage de Châtelet exploite quatre puits situés sur le territoire communal : Saint‑Roch, Sainte‑Barbe, Goffin et Notre‑Dame de Hal. Lorsque l’assemblée générale des actionnaires du charbonnage de Pont‑de‑Loup Sud décide de dissoudre leur société, elle conditionne cette décision à son rachat par la Société anonyme du Charbonnage du Carabinier, établie à Châtelet. À la suite de la fusion, la société anonyme transfère son siège social, qui quitte Châtelet pour être établi à Pont‑de‑Loup, marquant une réorganisation administrative et territoriale de l’exploitation.

En ce moment là, la nouvelle société exploite trois sièges :

le de la rue Auguste Scohy est dédié aux services d’entretien et à l’hébergement des chevaux de mine ; le , rue du Campinaire à Pont-de-Loup, est réservé à l’extraction ; le , rue des Lorrains, à Châtelet, est également destiné à l’extraction.

Sport et vie associative

Sports Du point de vue sportif, Pont-de-loup abrite le club de foot et les deux clubs de basket : Le club de basket féminin (Royal Spirou Pont-de Loup) créé en 1927 Le club de basket garçon (Royal Eclairs Pont-de-Loup) qui se sont bien démarqués cette saison (2012-2013) par une qualification de la P1 pour les Playoffs et un titre ainsi que la montée en P2 de la compétitive équipe P3.

Infrastructure Salle omnisports terminée en 1972 et opérationnelle en 1974.

Vie associative

Personnalités nées à Pont-de-Loup François Cabut (1928-2002), coureur cycliste ; Claude-Robert Roland (1935-2018), organiste et compositeur.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Catégorie:Aiseau-Presles Catégorie:Commune avant fusion dans l'arrondissement de Charleroi