Jean Eschbach, né le à Strasbourg et mort le à Paris, est un dessinateur français.

Biographie

Né le à Strasbourg, au de la place Broglie, Alfred-Jean-Baptiste-Henri Eschbach est le fils de Justine-Eugénie-Laurence Eschbach, née Gauvenel dit Dijon, et de Louis-Prosper-Auguste Eschbach (1814-1860), avocat et professeur à la faculté de droitArchives départementales du Bas-Rhin, état civil de Strasbourg, registre des naissances de 1854, vol. I, acte (vue 39 sur 95)..

Après avoir été quelque temps officier, Jean Eschbach quitte l'armée pour se consacrer à la peinture et au dessinÉmile Langlade, Artistes de mon temps, vol. 2, Arras, s.d. , (consultable en ligne sur Gallica).. Au début des années 1880, il réalise pour la presse parisienne des dessins humoristiques qu'il signe « J. Eschbach » ou « J. Esch ». Il aurait aussi utilisé d'autres pseudonymes« Piouitt » et « J. S. Bach » selon Solo (-271).. Il illustre également des partitions de chansons et réalise des chromolithographies ainsi que des croquis de femmes « légers »Grand-Carteret, .. Il est l'ami de Jules JouyLa Nouvelle Lune, 23 juillet 1882, ..

En , Eschbach est condamné à 18 mois de prison et d'amende à cause de sa collaboration à la Gazette grivoise, dont un dessin, attribué à lui, a été jugé pornographiqueLe , 27 mai 1882, .. Habitant alors dans le quartier de Belleville, il prend la fuite à Bruxelles, dont est originaire sa femme, Marie-Justine Rentiers (1856-1891). Il poursuit ses activités depuis cet exil belge jusqu'à la fin des années 1880Il se trouve encore en Belgique en 1888 (Grand-Carteret, .. Dès cette époque, il réalise des affiches de spectacles.

Eschbach retourne ensuite à Paris et se réinstalle dans le quartier de Belleville. Au début des années 1890, il habite en effet au de la rue des Envierges, où meurt son épouse en 1891Archives de Paris, état civil du arrondissement, registre des décès de 1891, acte (vue 4 sur 31).. Leurs enfants, dont Paul, né en 1881, sont recueillis par un orphelinat.

À la fin de sa vie, Eschbach habite au de l'allée des Tamaris, à Maisons-Alfort, où il est dresseur de chiens. Il meurt à l'hôpital de la Pitié, au de la rue Lacépède, le Archives de Paris, état civil du 5 arrondissement, registre des décès de 1905, acte (vue 19 sur 31)..

Dessins dans la presse

Jean Eschbach a collaboré aux publications suivantes :

Notes et références

Annexes Bibliographie John Grand-Carteret, Les Mœurs et la caricature en France, Paris, Librairie illustrée, 1888, (consultable en ligne sur Gallica). Philippe Jones, « La presse satirique illustrée entre 1860 et 1890 », Études de presse, vol. VIII, , 1956, , 44, 57, 61, 65, 93 et 105 (consultable en ligne sur Gallica). François Solo et Catherine Saint-Martin, Plus de 5000 dessinateurs de presse & 600 supports en France de Daumier à l'an 2000 (Dico Solo), Vichy, Aedis, 2004, -271.

Liens externes

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