Les transports dans le département français de l'Oise sont marqués par la proximité de Paris, vers laquelle sont orientés la plupart des principaux axes de transport : deux autoroutes, une voie rapide et sept voies ferrées franchissent la frontière de l'Oise avec la région Île-de-France. L'Oise accueille également l'aéroport de Paris-Beauvais, devenu de facto le troisième aéroport parisien.
Cette proximité de l'Île-de-France explique le fort développement démographique du sud du département, dont les multiples centres urbains sont reliés par un important réseau d'axes routiers et de transports en commun.
Transport routier
Infrastructures routières
Le département est traversé par deux autoroutes, presque parallèles et qui découpent le département en trois tiers presque égaux : l'A1 (Paris-Senlis-Lille), l'une des plus anciennes autoroutes de France, très fréquentée avec à la limite du Val-d'Oise et encore à la limite de la Somme, et l'autoroute A16 (Paris-Beauvais-Amiens-Dunkerque), qui supporte un trafic beaucoup moins important de à selon les sections.
À ces deux autoroutes s'ajoutent un important réseau de routes principales, en grande partie aménagé en voie rapide à 2x2 voies : la route nationale 31 (Rouen-Beauvais-Clermont-Compiègne-Reims), la route départementale 1032 (ex-route nationale 32) (Compiègne-Noyon-Saint-Quentin), la route départementale 1016 (ex-route nationale 16) (Paris-Creil-Clermont), la route nationale 2 (Paris-Laon-Maubeuge) et la route départementale 200 (Creil-Compiègne).
+ Identifiant Origine Principales agglomérations desservies dans le département Fin Remarques Autoroute A1 Paris-Porte de la Chapelle Senlis, Compiègne Lille Autoroute, concédée, payante et à 2x3 voies dans le département. Autoroute A16 Montsoult (vers Paris) Méru, Beauvais Frontière belge vers Bruges Autoroute, concédée, payante et à 2x2 voies dans le département. Route nationale 1 (jusqu'aux années 1970) Paris-Porte de la Chapelle Sainte-Geneviève, Noailles, Beauvais, Grandvilliers Calais Le tracé originel entre Beauvais et Abbeville a été déclassé vers 1972 en RD 901. Route nationale 1 (des années 1970 jusqu'à 2006) Paris-Porte de la Chapelle Sainte-Geneviève, Noailles, Beauvais, Breteuil Frontière belge vers Furnes et Bruges Ce nouvel itinéraire passant par Amiens emprunte un tronçon de l'ancienne RN 181 de Beauvais à Breteuil et un tronçon de l'ancienne RN 16 de Breteuil à Amiens. Entièrement déclassé en 2006 en RD 1001 dans le département. Route nationale 2 Paris-Porte de la Villette Le Plessis-Belleville, Nanteuil-le-Haudouin Frontière belge vers Bruxelles En partie aménagée à 2x2 voies dans le département. Route nationale 15 Pontoise Lierville, Sérifontaine Dieppe Déclassée sur cet itinéraire en 1972 en RD 915 ; la RN 15 prend alors un nouvel itinéraire hors du département de l'Oise. Route nationale 15bis Grandvilliers (vers Beauvais et Paris) Le Tréport Déclassée en 1972 en RD 1015. Route nationale 16 Pierrefitte-sur-Seine (Paris) Chantilly, Creil, Clermont, Saint-Just-en-Chaussée (avant 1972), Breteuil (avant 1972) Clermont(avant 1972 : Dunkerque) Déclassée en 1972 en RD 916 entre Clermont et Breteuil, le tronçon Breteuil-Amiens étant repris à la même date par la RN 1 avant d'être déclassé en 2006 en RD 1001 ; déclassée en 2006 en RD 1016 au sud de Clermont (d'anciens tracés ont été déclassés en RD 916 ou RD 916A). En partie aménagé à 2x2 voies au sud de Clermont. Route nationale 17 Route nationale 2 au Blanc-Mesnil Senlis, Pont-Sainte-Maxence, Estrées-Saint-Denis Frontière belge vers Gand Déclassée en 2006 en RD 1017 dans le département. Route nationale 30 Rouen Crèvecœur-le-Grand, Breteuil La Capelle Déclassée en 1972 en RD 930 sur cet itinéraire. Route nationale 31 Rouen(avant 1972 : Gournay-en-Bray) Beauvais, Bresles, Clermont, Compiègne Reims(avant 1972 : Valmy) Contournement de Beauvais en voie express à 2x1 voies ; voie rapide à 2x2 voies de Beauvais à Catenoy (après Clermont), avec projet de prolongement jusqu'à Compiègne. Route nationale 32 Compiègne(avant 1972 : Senlis) Verberie (avant 1972), Compiègne, Thourotte, Ribécourt-Dreslincourt, Noyon, Guiscard (avant 1972) Autoroute A26 à La Fère(avant 1972 : frontière belge vers Mons) Déclassée en 1972 de Senlis à Compiègne en RD 932A et en RD 932 de Noyon à Ham. Déclassée en 2006 en RD 1032 de Compiègne à la limite de l'Aisne. Une voie rapide à 2x2 voies contournant les centres-villes ayant été ouverte de Compiègne à Noyon, la RD 1032 correspond à la voie rapide tandis que l'ancien tracé porte le numéro RD 932. Route nationale 35 Compiègne Abbeville Déclassée en 1972 en RD 935 dans le département. Route nationale 36 Villers-Cotterêts Mareuil-sur-Ourcq Melun Déclassée en 1972 en RD 936 dans le département. Route nationale 38 La Fère Noyon, Lassigny, Ressons-sur-Matz, Maignelay-Montigny, Saint-Just-en-Chaussée Beauvais Tronçon de La Fère à Noyon repris en 1972 dans la RN 32 puis déclassé en 2006 en RD 1032. Tronçon de Noyon à Beauvais déclassé en 1972 en RD 938. Route nationale 131 Route nationale 31 à Venette Compiègne Route départementale 973 (ex-RN 373) à Compiègne (place des Nations-Unies) Contournement sud de Compiègne, déclassé en 2006 en RD 1131. Route nationale 181 Breteuil Beauvais, Auneuil Pacy-sur-Eure Tronçon de Breteuil à Beauvais repris en 1972 par la RN 1 puis déclassé en 2006 en RD 1001 ; au-delà de Beauvais, déclassée en 1972 en RD 981. Route nationale 183 Maintenon Lattainville (Gisors) Déclassée en 1972 en RD 983. Route nationale 309 Paris-Porte d'Asnières Gouvieux Chantilly Déclassée en 1972 en RD 909. Route nationale 316 Aumale Formerie Caër (Évreux) Déclassée en 1972 en RD 316. Route nationale 319 Le Moulin d'Écalles (communes de La Rue-Saint-Pierre et de Vieux-Manoir vers Rouen) Formerie Carvin (vers Lille) Déclassée en 1972 en RD 919, sauf tronc commun avec la RN 316 déclassé en RD 316. Route nationale 322 Meulan Ermenonville, Nanteuil-le-Haudouin Mareuil-sur-Ourcq Déclassée en 1972 en RD 922, sauf la traversée d'Ermenonville renumérotée RN 330. Route nationale 323 Chambly (Beaumont-sur-Oise) Méru, Chaumont-en-Vexin Trie-la-Ville (Gisors) Déclassée en 1972 en RD 923. Route nationale 324 Route nationale 2 à Vauciennes Crépy-en-Valois, Senlis, Chantilly, Gouvieux Chambly Déclassée en 1972 en RD 924 entre Senlis et Chambly sauf tronc commun avec la RN 309 déclassé en RD 909 ; déclassée en 2006 en RD 1324 de Vanciennes à Senlis. Route nationale 324A Chantilly Route nationale 17 à La Chapelle-en-Serval Déclassée en 1972 en RD 924A. Route nationale 327 Pontoise Méru Allonne (Beauvais) Déclassée en 1972 en RD 927. Route nationale 329 Beaumont-sur-Oise Neuilly-en-Thelle, Mouy, Saint-Just-en-Chaussée Albert Déclassée en 1972 en RD 929 sauf tronc communs avec les RN 16 et 38 déclassés en RD 916 et RD 938. Route nationale 330 Autoroute A1 à Senlis(avant 2006 : Creil) Senlis, Ermenonville, Le Plessis-Belleville Meaux Déviation d'Ermenonville reprise en 2006 à la RN 322. Tronçon de Creil à Senlis déclassé en 2006 en RD 1330. Route nationale 330A Route nationale 330 à Mont-l'Évêque Nanteuil-le-Haudouin Déclassée en 1972 en RD 330A. Route nationale 332 Compiègne Crépy-en-Valois Route nationale 36 (actuelle RD 405) à May-en-Multien Déclassée en 1972 en RD 332. Route nationale 334 Coucy-le-Château-Auffrique Noyon Boves (Amiens) Déclassée en 1972 en RD 934. Route nationale 335 Crépy-en-Valois Pierrefonds Blérancourt Déclassée en 1972 en RD 335. Route nationale 373 Compiègne Pierrefonds Route nationale 19 à La Belle-Étoile (commune de Mesgrigny vers Troyes) Déclassée en 1972 en RD 973.
Transport collectif de voyageurs
L'Oise est desservi par le Réseau Oise, initialement organisé par le département, repris par la région Hauts-de-France en 2017. Ce réseau compte , qui relient les principales communes du département en complément des réseaux urbains (voir ci-après).
Covoiturage et autopartage
Transport ferroviaire Historique
Les lignes de Paris à Lille par Creil et de Creil à Compiègne sont les premières lignes ouvertes dans le département en 1846-1847. Entre Paris et Creil, la ligne passe alors par Pontoise ; l'itinéraire direct par Villiers-le-Bel ne sera ouvert qu'en 1859. Le réseau d’intérêt général du département a principalement été développé par la Compagnie des chemins de fer du Nord. Les principales lignes convergeaient à Creil, principal nœud ferroviaire du département. À la fin du siècle, le chemin de fer d’intérêt général atteignait la plupart des villes et bourgs du département, dont Beauvais, Bresles, Breteuil, Chantilly, Chaumont-en-Vexin, Clermont, Compiègne, Creil, Crépy-en-Valois, Crèvecœur-le-Grand, Grandvilliers, Méru, Noyon et Senlis.
L'Oise a également été desservie à partir de 1879 par quelques lignes de chemin de fer d’intérêt local, isolées les unes des autres : La Compagnie du chemin de fer de Hermes à Beaumont exploite à partir de 1879 la ligne éponyme ; La Compagnie du Chemin de fer d'Estrées à Froissy ouvre en 1891 la ligne éponyme, prolongée en 1911 jusqu'à Crèvecœur-le-Grand ; La Compagnie des Chemins de fer de Milly à Formerie et de Noyon à Guiscard et à Lassigny ouvre en 1894 une ligne de Milly-sur-Thérain à Formerie, puis progressivement de 1895 à 1913 deux lignes de Noyon à Ham et de Noyon à Montdidier ; La Société générale des chemins de fer économiques exploite à partir de 1897 le chemin de fer de Bussy à Ercheu ; La Compagnie du chemin de fer d'intérêt local de Méru à Labosse ouvre en 1905 la ligne éponyme.
Ces lignes, toutes à écartement métrique, furent reprises (sauf la ligne de Bussy à Ercheu) vers 1919-1920 par la Compagnie générale de voies ferrées d'intérêt local. Elles fermèrent progressivement entre 1934 et 1961.
Le développement de l'agglomération parisienne permettra en revanche au département de conserver la plupart de ses lignes d'intérêt général dans le sud du département. À partir de 1958, les lignes du département sont progressivement électrifiées.
Situation actuelle
Les principales gares de voyageurs sont Creil, Chantilly - Gouvieux, Compiègne, Orry-la-Ville - Coye, Crépy-en-Valois et Beauvais, avec une fréquentation annuelle entre un et cinq millions de voyageurs en 2019.
L'Oise n'est desservie par aucun train Grandes Lignes, mais présente la particularité d'être desservie, en plus des TER Hauts-de-France, par la ligne D du RER ainsi que par les lignes H, J, K et P du Transilien. Ces lignes, ainsi que certaines lignes TER Hauts-de-France comme Paris-Compiègne, connaissent un trafic et une fréquentation particulièrement élevés, comparable à l'Île-de-France.