vignette|Emplacement prévu du musée (ancien hôpital pour enfants Bersohn et Bauman à Varsovie). Le musée du ghetto de Varsovie est un musée historique à Varsovie en cours d'organisation.

Le siège du musée sera le complexe de l'ancien Hôpital pour Enfants Bersohn et Bauman rue Śliska 51/rue Sienna 60.. L’inauguration de l’établissement est prévue pour le quatrième trimestre 2025..

Le directeur du Musée depuis 2018 est Albert Stankowski. Hanna Wróblewska est Adjoint au directeur pour les questions scientifiques et d'exposition, et Joanna Dudelewicz est Adjoint au directeur pour les questions économiques, organisationnelles et d'investissement.

La mission de l’établissement est de diffuser des informations sur la vie quotidienne, les stratégies de survie, de lutte et d'extermination des Juifs polonais emprisonnés dans le ghetto de Varsovie et d'autres ghettos de la Pologne occupée..

L'équipe du Musée travaille à la création d'une exposition permanente dans le bâtiment revitalisé de l'ancien hôpital Bersohn et Bauman, ainsi qu'à la collecte d'archives, d'artefacts et de témoignages des survivants, et à puiser de l’acquis, des expériences et des ressources des institutions polonaises et étrangères s’occupant de la thématique du ghetto..

Les missions du musée relevant des statuts comprennent : les activités visant la protection et le soin du patrimoine culturel des Juifs emprisonnés dans le ghetto de Varsovie, la conduite des activités culturelles, scientifiques, éducatives et promotionnelles liées à l'histoire du ghetto de Varsovie et d'autres ghettos établis sur le territoire polonais occupé, initier et soutenir des initiatives sociales et des organisations non gouvernementales contribuant à la protection et à la commémoration de l'histoire du ghetto de Varsovie.

Histoire Le premier initiateur de la création du musée du ghetto de Varsovie était Sigmund Nissenbaum, ancien participant du soulèvement du ghetto de Varsovie. À la fin des années 1980, il s'est adressé au président de l'Association des Combattants pour la Liberté et la Démocratie, le prof. Henryk Jabłoński avec une demande de confier à la Fondation Famille Nissenbaum de construire le musée du ghetto de Varsovie sur le terrain de l'ancienne place de transbordement, le soi-disant Umschlagplatz. Cependant, les travaux n'ont pas commencé à l’époque..

La décision de créer le musée du ghetto de Varsovie a été annoncée le par le ministre de la Culture et du Patrimoine national Piotr Gliński.. Le musée a été officiellement constitué le . Le , une conférence de presse consacrée à la constitution de la nouvelle institution s'est tenue au Cabinet du Premier ministre avec la participation du Premier ministre Mateusz Morawiecki et du ministre de la Culture et du Patrimoine national Piotr Gliński..

En , les autorités locales de la voïvodie de Mazovie ont loué le complexe de l'Hôpital pour Enfants Bersohn et Bauman au Musée pour 30 ans.. Les deux bâtiments de l'ancien hôpital – le pavillon principal et le pavillon sud – ont été inscrits en 2018 par le conservateur des monuments de la voïvodie de Mazovie sur la liste des monuments historiques.. L'exposition permanente du Musée sera présentée dans le bâtiment principal de l'ancien Hôpital, tandis que le pavillon sud à un étage, où se trouvait autrefois le service d'ophtalmologie, deviendra le siège du Département d'Éducation du MGV.

En , à l'occasion du anniversaire de la fermeture du ghetto, le gouvernement local de la voïvodie de Mazovie a vendu le bâtiment du musée pour 22,7 millions de PLN (des fonds à cet effet ont été transmis par le Ministère de la Culture et du Patrimoine national)..

En 2020, l'Institut de la mémoire nationale a consenti à transférer une copie du rapport Stroop en dépôt à l'exposition permanente du Musée.

La première réunion du Conseil international de quinze membres du musée du ghetto de Varsovie a eu lieu le . Le grand-rabbin de Pologne, Michael Schudrich, est devenu le Président du Conseil.. En , ce poste a été occupé par Colette Avital survivante de l'Holocauste, présidente du Centre de l’Organisation de Survivants de l'Holocauste en Israël, politicienne et diplomate israélienne..

Identification visuelle Le concept d'identification visuelle du musée du ghetto de Varsovie a été sélectionné dans le cadre d'un concours international organisé conjointement avec l'Association des Designers Graphistes Appliqués. Le concours a été annoncé en . –Lors de la première étape, 216 candidatures ont été soumises, parmi lesquelles le jury a sélectionné six. Les auteurs du concept gagnant étaient des designers du studio lituanien DADADA..

Exposition permanente Les travaux sur le concept de l'exposition permanente ont débuté en 2019 sous la direction de l'historien israélien, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem, Daniel Blatman. L'équipe scientifique du Musée a préparé des documents contenant le premier concept de l'exposition. L'équipe a adopté trois paramètres clés qui constitueront les courants dominants du récit historique. :

présentation d'une large perspective de la vie juive en Pologne pendant l'occupation allemande, dépassant le cadre de l'histoire des Juifs dans le ghetto de Varsovie ; l'histoire du ghetto de Varsovie racontée dans le cadre de l'histoire de Varsovie occupée ; transmettre le message universel selon lequel la tragédie de l'Holocauste et l'extermination des Juifs à Varsovie est le point de départ pour connaître le sort des autres victimes des persécutions nazies et pour montrer des valeurs humanistes telles que la tolérance, la compassion pour les minorités et le dialoue entre les groupes religieux, ethniques et nationaux.

L'exposition permanente du Musée doit être basée sur des artefacts authentiques provenant de la période de l'occupation allemande.

En automne 2022, le Musée a publié un cycle des films présentant les concepts de galeries particulières de l'exposition permanente.. Les commissaires des galeries individuelles et les spécialistes impliqués dans la préparation de l'exposition ont joué dans les films.

Le Musée est constamment à la recherche des artefacts historiques, de témoignages et de documents liés au fonctionnement du ghetto de Varsovie et à sa commémoration.

En 2022, la collection du Musée comprenait artefacts, divisés en archives, iconographie et expositions muséales.

Les artefacts les plus précieux de la collection MGV 1. Hanoukkia – un chandelier monumental de type synagogue, datant du siècle. En bronze, sur un socle soutenu par des représentations de lions. Acheté à la vente aux enchères Sotheby's de ..

2. Une coupe de kiddouch ayant appartenu à Kalman Kalonymus Shapiro, l'un des employés des entreprises allemandes de Schultz. C'était un cadeau de l'un des disciples de son père, Elimelech Shapiro de Grodzisk.

3. Meguila Ester – une couverture d'avant-guerre pour une meguila, faite en argent dans l'usine Izrael Szekman de Varsovie (l'usine a fermé ses portes en 1939). Dans la partie centrale, il y a une inscription en hébreu. Un objet d'une valeur historique absolument unique, témoignage de la vie religieuse dans le ghetto de Varsovie.

4. Le rapport Stroop.

5. Photos du ghetto en feu – 11 photos présentant le ghetto en feu, vu du côté aryen. Photos prises le par Ryszard Jurgielewicz. Une collection de photos offerte en par le petit-fils de l'auteur, M. Ryszard Sikorski.

6. Chariot à cadavre – datant des années 1930, a fait l'objet d'une restauration professionnelle. Le chariot a été retrouvé après la guerre et acheté par Pinkus Szenicer, gardien de longue date du cimetière juif de Varsovie, puis il est devenu la propriété de son fils, Bolesław Szenicer (1952-), fondateur de la Fondation du Cimetière Juif « Gęsia » à Varsovie. Le Musée a acheté 50 % des droits de propriété du chariot à la Fondation de la Famille Nissenabum, et la Fondation a transmis gratuitement 10 % suivants au MGV.

7. Henryk Hechtkopf, Ruines – une collection de 76 dessins a été transmise en 2019 au MGV par Rachel Postavski. La collection comprend 22 dessins représentant les ruines du ghetto de Varsovie, qu'il a dessinés d'après nature – ils sont datés de 1946-1947. Le reste présente des scènes de genre de la vie quotidienne dans le ghetto et de la période d'après-la guerre, par ex. petits passeurs, et représentants de la communauté juive – enfants, travailleurs, rapatriés.

8. Erna Rosenstein, Golgotha, 1968, acrylique, toile – une œuvre unique non seulement dans l'œuvre d'Erna Rosenstein, mais aussi dans tout l'art polonais d'après-guerre, confronté à une histoire difficile dans la sphère privée, sociale et politique. Ce sera l'une des œuvres essentielles de la collection et de l'exposition permanente du musée du ghetto de Varsovie.

9. Gustav Metzger, Historic Photographs: no. 1: Liquidation of the Warsaw Ghetto, April 19 – 28 days, 1943, 1995/2022 – un cycle de photos historiques faites sur la base des photos d'archives agrandies qui étaient en quelque sorte cachées ou obscurcies afin que le spectateur soit incapable de voir tout de suite l’ensemble de l’image. Pour le Musée, c’est une œuvre extrêmement intéressante qui met en contexte les photos du rapport Stroop original ainsi que d'autres photographies du ghetto.

10. Maryan S. Maryan, sans titre, 1969, acrylique/toile.

11. Ceija Stojka, SS.Auschitz, 2002, acrylique sur carton.

12. Harun Farocki, Respite, 2007, film – un film basé sur le matériau tourné dans le camp de transit nazi allemand de Westerbork aux Pays-Bas par l'un des prisonniers, Rudolph Breslauer, sur ordre du commandant du camp. Le matériau d’origine, édité et accompagné de courts tableaux et le texte d'un commentaire contemporain, donne l'illusion d'un document étant en fait du matériau de propagande, dans lequel l'auteur fait passer illégalement avec soin des fragments de réalité cruelle, lisibles pour Farocki et les téléspectateurs après de nombreuses années.. L'œuvre fera partie de la collection d'œuvres des artistes contemporains, qui contextualisera l'exposition permanente du MGV.

Expositions temporaires Parallèlement aux travaux intensifs sur la création de l'exposition permanente, le Musée entreprend diverses activités d'exposition. Les projets du Musée sont mis à disposition à la fois dans l'espace urbain de Varsovie et dans l'espace virtuel. Les expositions suivantes ont été réalisées jusqu'à présent :

Expositions en plein air « Témoin de l'Histoire. Hôpital Bersohn et Bauman » (23.07.2018 – 15.01.2019). La première exposition en plein air du MGV était consacrée à l'histoire de l’Hôpital pour Enfants Bersohn et Bauman, siège définitif du Musée. L'exposition se composait de 20 panneaux placés sur la clôture du bâtiment 51 rue Śliska /60 rue Sienna. Commissaire : Ewa Toniak.. « Debout, inébranlable... Natan Rapaport et le monument aux Héros du Ghetto » (18.04.2019 – 30.10.2019). L'exposition est consacrée à Natan Rapaport, l'auteur du Monument aux Héros du Ghetto. L'exposition s'est appuyée sur des supports photographiques présentant l'artiste et ses œuvres. Elle a été exposée devant le Monument aux Héros du Ghetto à Varsovie. Commissaire : Magdalena Tarnowska.. « Cartes postales de nos environs... L'histoire des rues de Sienna et Śliska » (15.05.2019 – 10.01.2020). L'exposition accrochée à la clôture de l’Hôpital pour Enfants Bersohn et Bauman montrait la partie de la capitale qui a changé au cours de trois siècles, constituant encore la périphérie de la ville au . Elle était basée sur des documents photographiques provenant de nombreuses archives polonaise et étrangères. Commissaire : Magdalena Tarnowska.. « Varsovie en trois scènes » (8.09.2019 – 15.11.2019). L'exposition ouverte à la place Grzybowski présentait trois visages de la ville : l'avant-guerre, la guerre et le temps de reconstruction. Commissaire : Magdalena Piecyk..