Zoé Goyet (née le à Paris - décédée le à Saint-Sorlin, La Roche-Vineuse) est une portraitiste, pastelliste et professeure de peinture française. Ses œuvres sont exposées aux salons de peinture de Paris de 1834 à 1841.

Vie privée Jeanne Zoé Groizier de BonlieuParfois orthographié Boulieu. est baptisée à Paris, paroisse Saint-Gervais, le . Par sa mère Angélique Mariette, elle est l'arrière-petite-fille du marchand d'estampe et graveur parisien Jean MarietteAudiffred, Hyacinthe. "Nécrologie: Eugène Goyet", Revue des Beaux-Arts, tome 8, 1857, pp. 237-8."Chronique, Documents, Faits Divers", Revue Universelle des Arts, tome 5, 1857, p. 377.. Du côté paternel, son bisaïeul Roger Groizier de Monthuchet était lieutenant de la vénerie de Philippe d'OrléansArchives nationales, lettre du 7 décembre 1833, dossier d'artiste Zoé Goyet (archives du musée du Louvre), 20144790/161..

Le , elle épouse à Paris Eugène Goyet, peintre d'histoire, fils de Jean-Baptiste Goyet, également peintre.

Carrière Comme peintre n'est pas connue. Néanmoins, dès 1830, l'administration des Beaux-Arts commande à Mlle Groizier de Boulieu la copie d'un portrait du roi en pied de François Gérard. En 1833, dans un courrier où elle se recommande au comte de Montalembert afin d'obtenir des commandes de la cour, elle évoque l'un de ses travaux (un portrait de la marquise de Montesson), réalisé pour le château d'Eu et remarqué par le roi Louis-Philippe.

En 1834, elle réalise, de nouveau pour l’État, un portrait du général Kellerman, copie d'après une œuvre de Jean-Joseph Ansiaux.

Zoé et Eugène Goyet partagent, à partir de leur mariage en 1831, la maison et l'atelier du peintre Jean-Baptiste Goyet (père de l'époux), situés 3 rue de l'Abbaye (Paris). Le couple déménage en 1837 rue de la Chaussée-d'Antin, installant leur atelier au numéro 27. Ils y donnent des cours de dessins et peintures à des élèves femmesLe Charivari, 24 décembre 1837 p. 7.. Parmi leurs élèves, Victoire Adèle Keuler, qui exposera deux peintures au salon de Paris de 1864Veuve Victoire-Adèle Keuler, "élève de . Goyet", Explication des Ouvrages de Peinture et Dessins, Sculpture, Architecture et Gravure des Artistes Vivans, aux Palais des Élysées, 1864, p. 599..

Quatorze des vingt-trois œuvres soumises par Zoé Goyet aux salons annuels de Paris sont exposées (principalement des portraits) :

Salon de 1834 : "Portrait de Mlle D." (60 cm x 30 cm) ; Salon de 1835 : "Portrait de l'abbé D." (pastel, 60 cm x 50 cm) ; "Portrait de M. Al. P." (pastel, 60 cm x 50 cm) ; Salon de 1836 : "Portrait de Mme V." (pastel, 62 cm x 55 cm, refusé) ; "Portrait de Mr. de L*** (pastel, 62 cm x 55 cm) ; "Portrait de Mr G*** (pastel, 65 cm x 55 cm) ; "Portrait de Mr. R***" (pastel, 52 cm x 48 cm) ; "Portrait de Mr. V" (pastel, 60 cm x 55 cm) ; Salon de 1837 : "Portrait de Mlle D***" (pastel, 65 cm x 50 cm) ; "Portrait de Mr. C*** (pastel, 58 cm x 50 cm) ; "Portrait de Mr M*** (pastel, 58 cm x 50) ; "Portrait de Mr. Jules Janin" (pastel, 75 cm x 60 cm, refusé) ; [cadre de deux pastels portraits] (pastel, 55 cm x 60 cm, refusé) ; Salon de 1838 : "Portrait de Mr. Jules Janin" (pastel, 70 cm x 60 cm, refusé) ; "Portrait de Mr. de B***" (pastel, 80 cm x 80 cm) ; Salon de 1839 : "Portrait de Mme D***" (pastel, 60 cm x 50 cm) ; "Portrait de Mr. J***" (pastel, 60 cm x 50 cm) ; Salon de 1840 : "Portrait de Mlle Doze" (pastel, 60 cm x 50 cm, refusé) ; "Portrait de la B[ar]onne de L." (pastel, 70 cm x 60 cm, refusé) ; deux [portrait d'enfant] (pastel, 60 cm x 50 cm, refusés) ; Salon de 1841 : "Portrait de Mlle D." (pastel, 60 cm x 50 cm) Salon de 1846 : "Portrait de Mr. V." (pastel, 48 cm x 40 cm, vendu).

Elle reçoit une médaille de 3e classe lors de l'édition 1837Auvray, Louis. Dictionnaire général des artistes de l'École française, 1882-1885, p. 684..

Jules Janin fait l'éloge des portraits au pastel exposés au salon de 1839 (bien que ceux le représentant aient été refusés) : « En termes de portraits énergiques, remarquez, je vous prie, ceux de . Zoé Goyet ; on dirait qu'elle a été élève de M. Ingres, tant il y a dans son dessin. . Zoé Goyet apporte le plus grand soin et le discernement le plus exigeant à ce travail »Jules Janin. "Salon de 1939", L'Artiste, 2nd series, vol. 2, 1839, .. En 1838, elle peint un portrait de Michel Masson, portrait qui sera largement reproduit dans les livres du dramaturge et romancierCoyecque, Ernest. Collection Parent de Rosan: inventaire des estampes, tome 1, .Tardfieu, Ambroise. Notice Masson, Dictionnaire Iconographique des Parisiens, Herment (Puy-de-Dôme) : Chez l'Auteur, 1885, column 204..

Eugène Goyet meurt en 1857. Zoé Goyet termine en 1859 la dernière commande faite à son mari, à savoir une peinture du Christ au Calvaire, pour la chapelle Notre-Dame du Calvaire de Garbriac (Aveyron).

La peintre s'éteint le chez son gendre, au château de la Greffière (Saint-Sorlin, aujourd'hui La Roche-Vineuse).

Galerie

Notes et références

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