Cette page présente la chronologie des événements qui se sont produits ou sont prévus durant l'année 2026 dans le domaine de l'astronautique.

L'agenda 2026 (prévisions)

Sondes interplanétaires

Lancement en novembre ou décembre de la sonde spatiale japonaise MMX qui doit ramener sur Terre un échantillon de sol de Phobos, un des deux satellites naturels de Mars et étudier la deuxième lune Déimos. L'objectif principal de la mission est de déterminer l'origine de ces deux satellites de Mars.. La mission Hera de l'Agence spatiale européenne doit se placer en orbite autour de l'astéroïde Didymos. La mission BepiColombo de l'Agence spatiale européenne doit se placer en orbite autour de Mercure en fin d'année et commencer l'étude de cette planète. La sonde spatiale chinoise Tianwen 2 doit en juin s'insérer en orbite autour de l'astéroïde géocroiseur Kamoʻoalewa.

Sondes lunaires Après un hiatus de deux ans suivant la mission Chang'e 6 en 2024, une nouvelle mission du programme chinois d'exploration lunaire (CLEP) est prévue en 2026 :

Quatre missions du programme CPLS de la NASA sont prévues pour 2026, mais fin juin elles ont toutes été repoussées à 2027, sauf une : La mission Griffin-1 avec l'atterrisseur Griffin de la société Astrobotic doit déposer le rover FLIP de la société proche du dans la région du pôle sud.

Satellites scientifiques

Plusieurs satellites scientifiques doivent être placés en orbite en 2026 : Le grand télescope spatial infrarouge Nancy-Grace-Roman développé par la NASA dédié à l'étude de l'énergie sombre, au recensement et caractérisation (masse et distance de leur étoile) des exoplanètes situées dans le bulbe galactique par l'observation des microlentilles gravitationnelles ainsi qu'à l'inventaire des sources infrarouge de notre Voie lactée est lancé le 30 août et doit fournir ses premiers résultats depuis le point de Lagrange L2 fin 2026/début 2027.. Le satellite SMILE développé conjointement par l'Agence spatiale européenne et l'Académie chinoise des sciences, ayant pour but principal l'étude des interactions entre le bouclier magnétique de la Terre, la magnétosphère terrestre, et le vent solaire. Le petit télescope spatial Pandora de la NASA, qui doit étudier l'atmosphère des exoplanètes, est lancé le par une fusée Falcon 9 depuis la base de lancement de Vandenberg. Le petit (60 kg) télescope spatial ultraviolet Aspera de la NASA.

Satellites d'observation de la Terre

Les satellites d'observation de la Terre suivants doivent être lancés en 2026 :

Le satellite FLEX de l'Agence spatiale européenne doit permettre de mieux comprendre le fonctionnement du processus de photosynthèse en effectuant des mesures globales de la fluorescence liée à ce mécanisme. Le deuxième satellite météorologique géostationnaire européen de la série MTG-I (troisième satellite MTG) a été placé en orbite le 27 aout 2026 par une fusée Ariane 6. Le troisième satellite de la série Sentinel 3 de l'Agence spatiale européenne.

Missions spatiales habitées

Station spatiale internationale

Le , la NASA, inquiète de l'état de santé d'un des astronautes sur la station spatiale internationale, annonce le report d'une sortie extra-véhiculaire initialement prévue le lendemain. Le , elle décide de faire revenir prématurément sur Terre la mission SpaceX Crew-11, tout en indiquant que l'astronaute concerné est dans un état stable et qu'il ne s'agit pas d'une situation d'urgence. Le vaisseau doit quitter la station le et amerrir le . Il s'agit de la première évacuation pour raison médicale de l'histoire de l'ISS.

Le vaisseau cargo réutilisable Dream Chaser, conçu pour ravitailler l'ISS, doit faire son premier vol au plus tôt fin 2026, mis en orbite par un lanceur Vulcan. Contrairement à ce qui était prévu initialement, il effectuera un vol libre sans amarrage avec la station.

Programme Artemis

La mission Artemis 2, première mission avec équipage du programme, effectue un vol de 10 jours sur une trajectoire de retour libre vers la Lune. Au 1er avril, la mission décolle avec succès du Centre spatial Kennedy pour la première trajectoire circumlunaire habitée depuis 1972. Le 6 avril à 20h (Heure normale d'Europe centrale), en volant autour de la Lune pour observer sa face cachée, l'équipage de la mission s'éloigne jusqu'à 405 588 kilomètres de la Terre, devenant les êtres humains s'étant aventurés le plus loin de la Terre (le précédent record de 400 171 kilomètres était détenu par l'équipage d'Apollo 13 depuis 1970).

Programme spatial chinois

Le 30 mars un prototype du cargo spatial Quingzhou capable de transporter 1,8 tonnes de fret à destination de la station spatiale chinoise et développé par l'IAMCAS (filiale de l'Académie chinoise des sciences) a effectué son premier vol. Quingzhou est un des deux vaisseaux cargo sélectionnés pour compléter la livraison de fret effectué jusque là par Tianzhou. Quingzhou a été placé en orbite par la fusée Kinetica-2 (Lijan-2) dont c'était le vol inaugural.

Le vaisseau spatial Mengzhou, qui doit remplacer les vaiseaux Shenzhou pour la relève des équipages de la station spatiale chinoise, doit effectuer un premier vol sans équipage en 2026. Le nouveau vaisseau sera placé en orbite par un lanceur Longue Marche 10A, qui effectuera son vol inaugural la même année.

Programme spatial indien

Le vaisseau Gaganyaan, premier vaisseau habité du programme spatial indien, doit effectuer son premier vol d'essai orbital, qui se déroulera sans équipage, au printemps 2026. Il doit permettre à un équipage de trois astronautes de séjourner dans l'espace pendant environ sept jours et faire de l'Inde le quatrième pays (après l'URSS, les États-Unis et la Chine) à mener un vol spatial habité.

Lanceurs

Les premiers vols des lanceurs non chinois suivants sont prévus en 2026 : le lanceur lourd russe Soyouz-5 effectue son vol inaugural le 30 avril 2026 après une longue phase de développement (le projet a débuté en 2013). Il s'agit toutefois d'un vol suborbital destiné à valider le fonctionnement des deux étages. La fusée de 530 tonnes peut placer 18,5 tonnes en orbite basse. Toutefois son utilisation potentielle semble limité compte tenu de la place principale accordée par les autorités russes au lanceur Angara d'une capacité équivalent et la quasi disparition de la clientèle étrangère . La version lourde du lanceur Ariane 6 (l'Ariane 64). Le lanceur léger indien Vikram-1 (1,35 tonne en orbite basse) à propergol solide développé par la société Skyroot Aerospace effectue son vol inaugural (réussi) le 18 juillet 2026. Le lanceur léger allemand Spectrum de la société Isar Aerospace (1 tonne en orbite basse), après l'échec de 2025, effectue un premier vol orbital réussi le 5 septembre 2026. Cette fusée propulsée par des moteurs à ergols liquides développée en interne devient le premier lanceur européen financé majoritaire par des fonds privés à atteindre l'orbite..

le vol de la version de l'Antares 330 utilisant un nouveau premier étage propulsé par des moteurs-fusées Miranda est prévu fin 2025. Le lanceur américain Firefly MLV. Le lanceur américain réutilisable Terran R .

Le lanceur allemand RFA One (1 600 kg en orbite basse). Le lanceur anglais Skyrora XL (315 kg en orbite héliosynchrone). Le lanceur léger français Zéphyr. Le lanceur léger espagnol Miura 5. le lanceur anglais Prime. le lanceur japonais KAIROS après les deux échecs de 2024. Le lanceur lourd néo-zélandais Neutron.

Les lanceurs chinois suivants : Le lanceur moyen kerolox non réutilisable dans sa version initiale Kinetica-2 (Lijan 2) de la société CAS Space (filiale de l'Académie des sciences chinoises) capable de placer 12 tonnes en orbite basse a effectué le 30 mars 2026 avec succès son vol inaugural en décollant du pas de tir LC-140 de la base de Jiuquan. Il place sur une orbite de 217 x 604 km (inclinaison orbitale de 85°) deux petits satellites ainsi que le cargo spatial Quingzhou (vaisseau léger) de 4,2 tonnes et capable de transporter 1,8 tonnes de fret à destination de la station spatiale chinoise et développé par l'IAMCAS (filiale de l'Académie chinoise des sciences) dont c'était également le premier vol. Quingzhou est un des deux vaisseaux cargo sélectionnés pour compléter la livraison de fret effectué jusque là par Tianzhou. Le lanceur moyen non réutilisable kerolox Pallas-1 (charge utile de 8 tonnes en orbite basse) développé par la société Galactic Energy effectue son vol inaugural le 1er septembre 2026. Selon son constructeur, il parvient à placer sa charge utile fictive en orbite. Une version réutilisable est programmée. Le lanceur lourd kérolox non réutilisable Tianlong-3 de la société Space Pioneer (590 tonnes au décollage) capable de placer 17 tonnes en orbite basse effectue son vol inaugural le 3 avril 2026. La fusée qui décollait de la base de Jiuquan a été victime d'une défaillance au niveau de son premier étage. Le lanceur léger à propergol solide Ceres-2 de la société Galactic Energy, capable de placer 1 600 kg en orbite basse, effectue un vol inaugural le 17 janvier 2026. Mais celui-ci est un échec. Le lanceur moyen partiellement réutilisable Longue Marche 10 capable de placer environ 20 tonnes en orbite basse (version non réutilisable) effectue un vol inaugural réussi le 10 juillet 2026. Le premier étage est récupéré sur une barge positionnée au large à l'aide d'un système de cables.

le lanceur moyen réutilisable Longue Marche 12A (9 tonnes en orbite basse) développé par SAST doit effectuer un premier vol avec récupération du premier étage réussi. Le lanceur léger réutilisable kerolox Nebula-1 de la société Deep Blue Aerospace capable de placer 2 tonnes en orbite basse. Le lanceur moyen non réutilisable kerolox Hyperbola-3 de la société iSpace. Une version réutilisable capable de placer une charge utile de 8,5 tonnes en orbite basse doit être développée dans un deuxième temps. Le lanceur moyen non réutilisable au méthane XZY-1 de la société Space Epoch capable de placer 6,5 tonnes en orbite basse. Le lanceur moyen kerolox Zhihang-1 (ZH-1) de la société ZenkSpace (ou Zhihang Technology) capable de placer 6 tonnes en orbite basse. Le lanceur lourd kérolox non réutilisable Gravity-2 de la société OrienSpace (927 tonnes au décollage) capable de placer 26 tonnes en orbite basse.

Autres

Programme spatial américain

Les annonces de mars 2026

La prise de fonction début 2026 du nouvel administrateur de la NASA Jared Isaacman est suivi d'une refonte en profondeur du programme spatial américain habité dont les principaux éléments sont exposés en mars 2026 dans le cadre d'une conférence baptisée du nom très symbolique d' (en français mise à feu)..

Refonte du programme Artemis (mars 2026)

Les changements portent principalement sur le programme Artemis. Ils touchent à la fois sur le contenu du programme, ses objectifs et son déroulement : Une mission de qualification supplémentaire avant le premier débarquement sur la Lune qui est désormais pris en charge par la mission sera lancé en 2028. L'objectif de la mission est désormais de qualifier en orbite terrestre basse le vaisseau Orion et l'atterrisseur lunaire HLS qui sera fourni soit par SpaceX soit par selon leur degré d'avancement. Il s'agit de diminuer le nombre de premières qui étaient jusque là pris en charge par la première mission à destination de la surface de la Lune. Les deux vaisseaux doivent réaliser un rendez-vous orbital puis s'amarrer. La mission doit également permettre de tester les nouvelles combinaisons spatiales utilisées durant les sorties extravéhiculaires et développées pour le programme. L'étage supérieur EUS du lanceur SLS Block IB en cours de développement est abandonné au profit d'un étage « standard » basé sur l'étage Centaur. La cadence de lancement des missions est accélérée..