Le régiment d'Auxonne artillerie également appelé régiment d'artillerie d'Auxonne et plus simplement régiment d'Auxonne est un régiment d'artillerie du royaume de France, créé en 1757 à partir de détachements des cinq premiers bataillons du régiment Royal-Artillerie, devenu sous la Révolution le d'artillerie.

Création et différentes dénominations 1757 : Bataillon de Cosne 1759 : Brigade de Mouy 1761 : Brigade de Loyauté 1761 : Brigade d'Invilliers 1765 : Régiment d'Auxonne 1791 :

Lieutenants-colonels, chefs de brigade et colonels : André Claude de Cosne : Pierre François Ansard de Mouy : Arnould de Loyauté : Louis Henri Ballard d'Invilliers : Philippe Louis de Verton de Richeval : Jean-Marc Antoine de Verton de La Mortière : Chevalier Amour Constant de Germay de Cirfontaine Chevalier e Cirfontaine : Dessins relatifs aux travaux d'artillerie : François Charles de Quiefdeville de Belmesnil : Charles François Daniel Dutot

Historique des garnisons, combats et batailles Bataillon de Cosne Le de Royal-Artillerie, est créé par ordonnance du , sous le nom de « bataillon de Cosne », et formé par André Claude de Cosne, au moyen de détachements de 120 hommes tirés chacun des cinq premiers bataillons.

Dès qu'il fut organisé il est envoyé en Allemagne, dans le cadre de la guerre de Sept Ans, et débute à la bataille de Lutzelberg en 1758.

Brigade de Mouy Devenu « brigade de Mouy » en 1759, le corps participe au siège de Munster et se couvre de gloire à la bataille de Minden.

En 1760, la brigade contribue à la reprise des retranchements de Cassel et combat à Corbach et à Warburg.

Brigade d'Invilliers En 1761, la « brigade d'Invilliers », du nom de, Louis Henri Ballard d'Invilliers, son nouveau chef, qui commande l'artillerie de l'armée de Soubise et ses canonniers font des prodiges de valeur à la bataille de Villinghausen et à la défense de Cassel, tandis qu'un détachement se distingua également à la défense de Belle-Île-en-Mer.

En 1762 la brigade tire les derniers coups de canon à Amenebourg. A la paix, la brigade, est envoyée à Auxonne.

Régiment d'Auxonne En 1765 la « brigade d'Invilliers » devient le « régiment d'Auxonne » dont les drapeaux d'ordonnance présentèrent les mêmes couleurs que celles des drapeaux du régiment de Metz, mais dans un ordre inverse.

En 1767, le « régiment d'Auxonne » prend ses quartiers à Besançon, et en 1769 à Douai. Envoyé à Brest en , il quitte la Bretagne en pour Besançon, d'où il est envoyé à La Fère en 1775.

Au commencement de la guerre d'indépendance des États-Unis, le retourne à Brest et s'y embarque avec la petite armée de Rochambeau. Le vint en 1780 le remplacer en Bretagne à la garde des îles et des côtes.Celui-ci, après avoir séjourné quelques mois au Havre en 1781 et avoir fait partie, en 1782 du corps assemblé près de Genève, dans le cadre de la Révolution genevoise de 1782 Troubles politiques à Genève au XVIIIe siècle, retourne à Auxonne en 1782. Il y est rejoint l'année suivante par le revenu d'Amérique, qui avait participé au combat naval en vue des Bermudes en 1780, et à la bataille de Yorktown en 1781. 53 officiers, sous-officiers et soldats de ce régiment sont morts aux États-Unis durant guerre d'indépendance des États-Unis Warrington Dawson : Les 2112 Français morts aux États-Unis de 1777 à 1783 en combattant pour l'indépendance américaine.

En , le régiment prend garnison à Metz et il s'y trouve encore aux débuts des guerres de la Révolution. A ce moment il présentait une rare singularité ; la liste des lieutenants en 3e commençait par Jean Eblé, vieux sergent fait officier en Amérique, et se terminait par Jean-Baptiste Eblé son fils, l'illustre général, qui avait été fait à son tour officier en 1785.

En 1787, le régiment d'Auxonne fournit, comme le régiment de La Fère, un détachement pour cette mystérieuse intervention dans les affaires de la Hollande. Ce détachement se rendit à Givet, d'où les canonniers sans armes et divisés par petits groupes se rendirent à Utrecht et furent incorporés dans les troupes des États- Généraux. Ils y furent faits prisonniers par suite de la capitulation de Nieuwersluis Une Invasion prussienne en Hollande en 1787. Le lieutenant Andréossy était de cette aventure.

En 1790 le régiment fournit des compagnies pour l'armement des places de la frontière depuis Givet jusqu'à Bitche.

La Révolution supprime les dénominations de l'ancien régime, les régiments sont numérotés. Le est attribué au régiment, en fonction de son ancienneté. Devenu en 1791, 3 compagnies 1/2 quittèrent Metz, en , pour rallier l'armée des Ardennes. D'autres compagnies entrèrent dans la composition de l'armée du Centre. Toutes les compagnies qui n'étaient pas attachées à des places jouèrent donc un rôle à la canonnade de Valmy et à la bataille de Jemappes. Trois compagnies comprises dans les capitulations de Verdun et de Longwy avaient eu les honneurs de la guerre et étaient rentrées à Metz.

En 1793, le dépôt est transporté à Douai. Les compagnies étaient cette année dispersées aux armées du Nord, de la Moselle, des Pyrénées-Orientales et de la Vendée, et dans les places de la Flandre.

Pendant les années suivantes, le régiment fournit principalement aux besoins des armées du Nord, de Sambre-et-Meuse et de Rhin-et-Moselle.

Personnalités Jean-Baptiste Eblé et son père Jean Eblé. Antoine François Andréossy alors lieutenant

Philippe Louis de Verton de Richeval Fils ainé de Louis Gaston de Verton (-), écuyer et de Marie Arson, Philippe Louis de Verton de Richeval, écuyer et seigneur de Richeval, est né le . Chevalier de Saint-Louis en 1747, il est colonel du régiment d'Auxonne artillerie le puis brigadier des armées du roi le . Le il se marie à Jeanne Marguerite Victoire de Vadicourt, veuve de Marc Antoine de Verton , écuyer, lieutenant général de l'Amirauté d'Eu et de Le Tréport mort le François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois : Dictionnaire de la noblesse, Tome XII, page 766.

Jean-Marc Antoine de Verton de La Mortière Deuxième fils de Louis Gaston de Verton (-), écuyer et de Marie Arson, Jean-Marc Antoine de Verton de La Mortière, écuyer et seigneur de La Mortière, est né le . Chevalier de Saint-Louis, il est colonel du régiment d'Auxonne artillerie le , en succession de son frère, puis brigadier des armées du roi le .

Sources et bibliographie Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Pierre Montagnon : Histoire de l'armée française Historique des corps de troupes de l'armée française (1569-1900)

Articles connexes Histoire militaire de la France Régiments français d'Ancien Régime

Notes et sources

Catégorie:Unité militaire française de la guerre de Succession d'Autriche Catégorie:Unité militaire française de la guerre de Sept Ans Catégorie:Unité militaire sous l'Ancien Régime Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute