Henri Célérier, né le à Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne) et mort fusillé le 14 juin 1944 à Mérindol (Vaucluse), est un gendarme et résistant français.

Biographie Jeunesse

Fils de cultivateurs, Henri Célérier naît à Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-VienneRegistre d'état civil de Saint-Yrieix-la-Perche (1910), Archives départementales de Haute-Vienne. D'une famille modeste, il est le quatrième enfant d'une fratrie de cinq. Son frère ainé, Léonard, est un ancien combattant de la Première Guerre mondiale décoré de la Croix de Guerre pour sa bravoure au combatRegistres militaires (1917), bureau de recrutement de Brive-la-Gaillarde, Archives départementales de Haute-Vienne.

Carrière militaire Avant-guerre

Appelé sous les drapeaux, il accomplit son service militaire au Régiment d'InfanterieRegistres militaires (1930), bureau de recrutement de Limoges, Archives départementales de Haute-Vienne.

Avec son meilleur ami, il s'engage dans la Gendarmerie nationale. Il est nommé élève garde à pied le et effectue sa formation à la Légion de Garde Républicaine Mobile. Il obtient sa titularisation de garde à pied le de la même année. À compter de , il est affecté à la Légion de G.R.M. à Champigny-sur-Marne. En , il prend poste à la Légion, dernière affectation avant le début de la Seconde Guerre mondiale.

Alors que la France déclare la guerre à l'Allemagne, il reçoit l'ordre de mobilisation générale et rallie son unité dès le lendemain. Il combat contre l'Allemagne jusqu'au , trois jours après l'Armistice.

Sous l'occupation

4 ans après son engagement, il est admis dans le corps des sous-officiers de carrière. Il intègre la Légion de gendarmerie qui devient Légion de gendarmerie de Provence. De Apt à Roquebrune-Cap-Martin, il rejoint la Brigade de Lauris durant l'année 1944. Il y fait la rencontre de trois gendarmes qui participent à des actes de résistance dans la région. Avec eux, il prévient à temps les réfractaires au STO (Service du travail obligatoire), renseigne sur les déplacements ennemis dans le secteur et apporte une aide active à l'O.R.A (Organisation de Résistance de l'Armée).

Assassinat

Le 8 juin 1944, deux jours après le débarquement de Normandie, il quitte la caserne en tenue civil avec son arme de service. Les gendarmes Robert Buatois, Louis Chauvet et Henri Escoffier l'accompagnent. Il poste une dernière lettre à sa famille et gagne le maquis. Le , il est accueilli à Cucuron par Marius Calvin, responsable local de l'O.R.A. Au petit matin, il est surpris et arrêté dans une cache de la Résistance par des hommes de la Compagnie de la Division BrandebourgOlivier Pigoreau, Sanglante randonnée, Histoire et Collections, 2013 . Emmené à la Kommandantur de Pertuis, il est interrogé avant d'être conduit à Mérindol où il est exécuté avec ses frères d'armesLe Maitron - Célérier Henri.

Henri Célérier meurt fusillé le 14 juin 1944Registres d'état civil de Mérindol (1944), Archives départementales de Vaucluse. Il était marié et père de deux filles.

Distinctions

Mort pour la FranceMémoire des hommes - Base des militaires décédés au cours de la Seconde Guerre mondiale, il est cité à l'ordre du Corps d'Armée et décoré de la Médaille militaire à titre posthumeGrande chancellerie de la Légion d'honneur - Service des décorations - Section Médaille militaire et recherches généalogiques : .

Ruban Décoration Médaille militaire|106px Médaille militaire (Décret du 31 décembre 1948)

Hommage

vignette|droite vignette|droite

Son sacrifice est commémoré chaque année par le Groupement de gendarmerie départementale de Vaucluse. La cérémonie se déroule à Mérindol au lieu-dit Les Maufrines où une stèle a été érigée sur le lieu de son assassinatMusée de la Résistance en ligne - Stèle à la mémoire des quatre gendarmes fusillés le 14 juin 1944, Mérindol (Vaucluse).

Un monument porte son nom devant le cimetière de MérindolLe Maitron - Mérindol (Vaucluse, 14 juin 1944.

En l'honneur et en souvenir, la gendarmerie de Cadenet a été renommée "Caserne des fusillés du ". Une plaque commémorative se trouve également sur l'une des façades dans la courMusée de la Résistance en ligne - Stèle Commémorative dans la cour de la "Caserne des fusillés du 14 Juin 1944", Cadenet (Vaucluse).

Témoignages de camarades

Jean Fifis dit Poulet, agent de liaison au Régiment de Vaucluse de l'O.R.A. - Compagnie de Cadenet, atteste :

Jacques Fusina, gendarme à Cadenet et agent de liaison de l'Armée secrète de Vaucluse, atteste :

Liens externes Musée de la Résistance en ligne - Stèle à la mémoire des quatre gendarmes fusillés le 14 juin 1944, Mérindol (Vaucluse) Musée de la Résistance en ligne - * Stèle Commémorative dans la cour de la "Caserne des fusillés du 14 Juin 1944", Cadenet (Vaucluse) Le Maitron - Célérier Henri Le Maitron - Mérindol (Vaucluse), 14 juin 1944 Le Dauphiné - Hommage aux gendarmes de Lauris fusillés en 1944 La Provence - À la mémoire des gendarmes fusillés à Lauris

Références

Catégorie:Résistant français Catégorie:Naissance en août 1910 Catégorie:Décès en juin 1944 Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Naissance dans la Haute-Vienne Catégorie:Décès à Mérindol Catégorie:Décès à 33 ans Catégorie:Mort exécuté