(Dewa, Japon, 1866 — 1919) est un peintre et dessinateur japonais.
Biographie Jeunesse et formation Terazaki Kōgyō naît dans l'ancienne province de Dewa (l'actuelle préfecture d'Akita) le . Il est le fils d'un chef samouraï et son grand-père a servi le domaine d'Akita en tant qu'officier samouraï de haut rang (karō). Après la restauration de Meiji, le père de Terazaki échoue dans les affaires et la famille connaît des difficultés..
Terazaki Kōgyō entame des études de peinture sous la direction de Komuro Hidetoshi, qui appartient à l'école Kanō. Il se rend ensuite à Tokyo où il devient en 1888 l'élève de , de l'école Shijō, puis à Nikko de , peintre ascète dans le style nan-ga.. Grâce à Suian Hirafuku, il rentre à Tokyo et se met au service de l'éditeur Tōyōdō pour des reproductions de peintures historiques en petit format. La copie lui apprend les caractéristiques de styles complémentaires à ceux qu'il avait déjà étudiés. Kōgyō est ensuite découvert par Okakura Kakuzō, directeur de l'École des beaux-arts de Tokyo, qui lui propose un poste de professeur assistant en 1898. Malheureusement, Okakura est mis à l'écart de l'institution quelques mois plus tard, ce qui pousse Kōgyō à prendre lui aussi ses distances.
Carrière d'enseignant Okakura crée en octobre 1898 le , en grande partie consacré au nihonga, un mouvement pictural cherchant à renouveler la peinture japonaise traditionnelle, en réaction à son « occidentalisation » entamée sous l'ère Meiji. Kōgyō intègre le corps enseignant, de même que de plusieurs autres artistes tels que Hashimoto Gahō, Yokoyama Taikan et Shimomura Kanzan.
En 1901, Kōgyō obtient à nouveau un poste de professeur titulaire à l'école des Beaux-Arts de Tokyo, puis rejoint l'armée impériale japonaise en tant que peintre lorsque la guerre russo-japonaise éclate en 1904.
Carrière d'artiste À la suite d'un incendie dans lequel Kōgyō perd toutes ses possessions en 1893, l'artiste opère un virage radical dans sa carrière, en décidant de rompre avec la peinture traditionnelle.
Il réalise alors de nombreux kuchi-e, des frontispices pour la maison d'édition Hakubunkan ainsi que pour la revue littéraire entre 1897 et 1912. Pendant la guerre russo-japonaise, il crée des ainsi que des illustrations lithographiques.
Kōgyō réalise de nombreuses œuvres dans le genre de la peinture d'histoire, mais ses principaux sujets restent des vues de paysages.
En 1907, il envoie des œuvres, dont son chef d'oeuvre L'ouverture des yeux du grand bouddha,à la première Bunten (文部省美術展覧会), l'exposition organisée par l'Académie japonaise des arts pour le Ministère de l’Éducation, dont il devient l'un des juges. Il y participe à nouveau comme artistes dans des éditions ultérieures. Peintre prolifique de (et plus précisément de belles femmes), il contribue à l'établissement du genre dans cette exposition.
Dernières années En 1917, Kōgyō reçoit le titre honorifique d'Artiste de la Maison impériale『官報』(Journal officiel) , 12 juin 1916..
Terazaki Kōgyō tombe malade peu après et meurt le , un décès qui aurait été constaté par son demi-frère Nobuo Sato, oto-rhino-laryngologiste, en prenant son pouls. Selon Honcho Gajinden de Shōfu Muramatsu, il s'agissait d'un cancer de la gorge Shōfu Muramatsu, « Terasaki Kogyo », Honcho Gajinden, vol. 6 : « Chuokoron Shinsha », Chuko Bunko, 10 janvier 1977, p. 168. Toshiyoshi Hattori, 『事典有名人の死亡診断 近代編』 (« Diagnostic de la mort d'une célébrité »), édition moderne, Yoshikawa Kobunkan, 2010, 190 p.. Pas moins de auraient assisté à ses funérailles, qui ont eu lieu au temple , à Tokyo.
Œuvres
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie . . .
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