Ionel Jianou (pseudonyme littéraire de Ionel Stark:ro:Ionel Jianu), né le à Bucarest et mort à Paris le ., est un critique d'art et éditeur roumain puis français.
Installé à Paris en 1961, il crée en 1962 la maison d'édition „Arted” et y publie des monographies, qu'il écrit souvent lui-même ou en collaboration, sur les sculpteurs du .
Biographie Bucarest, 1905-1924 Ionel Jianou est élève au lycée Matei Basarab de Bucarest entre 1920 et 1924.
Paris, 1924-1927 Ionel Jianou arrive à Paris en 1924 où il entreprend des études supérieures en Littérature et en Droit et obtient sa licence en 1927. De 1925 à 1927, il est correspondant du journal Politica de Bucarest dans lequel il publie des articles sur la vie littéraire et artistique française, notamment sur Marcel Proust, André Gide, Paul Valéry, Jean Cocteau, Jules Romains, Henry de Montherlant, François Mauriac, Gaston Baty et Louis Jouvet. En 1926 et 1927 il participe également à la rédaction artistique du journal Le Soir.
Bucarest, 1927-1961 Rentré en 1927 à Bucarest, Ionel Jianou, inscrit au bareau d’Ilfov, est rédacteur artistique au journal Rampa et à la revue Vremea. En 1929 il dirige la page artistique au quotidien Ultima oră (« La dernière heure ») et collabore à La Nation Roumaine. Il y accorde une large place à la littérature française et à l’École de Paris. Ionel Jianou est en 1929 et 1930 directeur de la revue d’inspiration démocratique et rationaliste Acțiune și reacțiune (« Action et réaction »), réalisant de 1931 à 1934 à Radio-Bucarest des émissions sur la vie artistique française, puis rédige de 1935 à 1938 la chronique des arts plastiques du journal de langue française Le Moment. Sous différents pseudonymes tels que Don Juan, Don José, Don X ou Vivian Bell, il a également collaboré par des chroniques à Convorbiri literare, La Roumanie nouvelle, Viața litereră et Revista Fundației regale. En 1931, Ionel Jianou crée un cabinet d’avocats et devient en 1935 membre de la Société des écrivains roumains.
Sous le régime fasciste, Ionel Jianou doit interrompre son activité journalistique en raison de ses origines juives mais, étant citoyen roumain de souche (dreptar), il échappe aux persécutions du « Pétain roumain » Ion AntonescuMihai Pelin, Antonescu, le Pétain roumain et ses guerres, Ed. Iosif Constantin Drăgan, Venise 1988. et peut fonder en 1942, avec Ecaterina Dulfu et Marc Haldner, la galerie d'art Căminul artei (« Foyer de l'art »), tout en aidant le Résistance. Après la libération de 1944 ils créent la maison d'édition du même nom. De 1944 à 1947, alors que se met en place le régime communiste de Roumanie, il y publie plusieurs ouvrages sur les peintres historiques de la Roumanie (Theodor Pallady, Nicolae Tonitza et Ștefan Luchian) ainsi qu’une étude sur Gheorghe Petrașcu. De 1945 à 1947 il dirige la revue d’art Lumină si Culoare (« Lumière et Couleur ») où il écrit plusieurs articles sur Constantin BrâncușiLumină și culoare n° 1, Bucarest, 1945 (Ionel Jianou, Introduction à la sculpture de Brancusi, Paris, 1976, p. 10)., Nicolae Grigorescu, Nicolae Tonittza et Ștefan Luchian. En 1945, il fait aussi paraître aux éditions des Fondations Culturelles Royales, une monographie sur le peintre Gheorghe Petrașcu.
De 1949 à 1956, Ionel Jianou continue de publier des ouvrages sur les artistes romains Theodor Aman, Ștefan Dimitrescu, Nicolae Grigorescu, et traduit par la suite une vingtaine de livres de littérature.
En 1950, Ionel Jianou est nommé inspecteur à la Direction Générale des Théâtres et en 1951 chef des sections artistiques des maisons d’édition de l’État „Espla” jusqu’en 1958, puis „Meridiane” de 1959 à 1961. Directeur du département d’histoire de l’art, il enseigne de 1954 à 1961 l’histoire de l'art à l’Institut „Nicolae Grigorescu”.
Toutefois, le contrôle du parti communiste roumain sur la vie intellectuelle se resserre au fil des ans et Ionel Jianou n’est pas jugé très « digne de confiance » par la police politique Securitatea, car il a un frère, Virgil Stark, vivant dans le « camp impérialiste ».
Paris, 1961-1993 Ayant reçu une modeste somme de son frère, Ionel Jianou peut quitter la Roumanie en 1961 et il s’établit définitivement à Paris. Membre de l’Association internationale des critiques d'art, il y fonde en 1962 la maison „Arted”, spécialisée dans l’édition d’ouvrages sur les sculpteurs modernes et contemporains. Il y rédige sous son nom ou en collaboration, des monographies de sculpteurs, parmi lesquels Auguste Rodin, Antoine Bourdelle, Constantin Brâncuși, Jean Arp, Henry Moore et Étienne Hajdu.
Ionel Jianou préface par ailleurs de nombreux catalogues d’exposition d’artistes roumains et collabore par ailleurs aux publications de la diaspora roumaine en France : Apoziţia, Revista scriitorilor români, Destin, Limite de Virgil Ierunca, Viaţa noastră et Journal of the American Romanian Academy of Arts and Sciences. Il reçoit en 1967, avec Petru Comărnescu, la médaille d’or décernée par l’Association internationale des critiques d'art pour ses études en France de l’œuvre de Constantin Brâncuși.
Après sa retraite en 1981, Ionel Jianou continue à publier des ouvrages, sur les sculpteurs, participe à des colloques sur Constantin Brâncuși à Venise en 1982, sur Jean Arp à Strasbourg en 1986, et publie en 1990 son dernier livre, l’autobiographie Un om, o viaţă, un destin (« Un homme, une vie, un destin »).
Il meurt à Paris le .
Bibliographie
(Chronologie d’après les notices sur Ionel Jianou des archives de la critique d’arthttps://www.archivesdelacritiquedart.org/auteur/jianou-ionel Notice sur Ionel Jianou, Archives de la critique d’art et de la Bibliothèque nationale de Francehttps://data.bnf.fr/fr/11908840/ionel_jianou/ Notice sur Ionel Jianou de la Bibliothèque nationale de France).
Œuvres . . . . . . . . . . . . .
. . . (110 illustrations); traduction en anglais, New York, Tudor publishing C°, 1963. (96 illustrations). . . (87 illustrations).
. . (84 illustrations). . (89 illustrations). . . . (96 illustrations). (85 illustrations). (83 illustrations). (80 illustrations). (74 illustrations). . (105 illustrations). . (87 illustrations). (47 illustrations). . . . . . . . . . . . . . . .
Ouvrages collectifs . Dictionnaire universel de l’art et des artistes, Paris, Hazan, 1967, textes sur Paciurea Dimitrie, Derkovits Gyula, Rippl-Ronai Jozsef, Munkacsy Michael von Leib, , Szinyei Merse Pal, Paal Laszlo, Ciucourenco Alexandre, Grigoresco Nicolae, Tonitza Nicolae, Andreesco Ion, Mincou Ion, Petrasco Gheorghe, Luchian Stefan, Pallady Theodor. Gérard Xuriguera, Aube Lardera et Ionel Jianou, La sculpture moderne en France depuis 1950, Paris, Arted, 1982. Les Artistes roumains en France, Paris, 1984, préface et textes sur Victor Brauner, Dimitrie Berea, Silvia-Gabriela Beju, Sanda Nitesco, Iona, Magdalena Radulesco. Les artistes roumains en Occident - Romanian Artists in the West, Jianou, Ionel (dir.), édition bilingue français-anglais, Los Angeles, American Romanian Academy of Arts and Sciences, Paris - Los Angeles, 1986.
Préfaces et textes dans des catalogues d'expositions Stefan Tanasescu (1965), Claude Abeille (1965), Marcel Gimond (1967), Ossip Zadkine (1967), Dimitros Demou (1968), Voinescu (1968), Alexandru Ciucourenco (1970), Salvatore Gallo (1970), Zdenek Prikryl (1970), Dimitros Demou (1970), Ossip Zadkine (1972), Gabi Beju (1972), S. Torday, (1973), Ion Vlad ro ; Ion Vlad (sculptor) (1974), G. Tomaziu (1975), Berto Lardera (1976), Gaetano Di Martino (1977), Ioana (1978), Ion Vlad (1978), Lucien Wercollier (1979), András Beck (1982), Manolo Castanon (1983), Francisc Bartok (1984), Arghira (1984), Garry Faif (1984), W. Siegfried (1984), Nicolas Flessig (1985), Toshiaki Tsukui (1986), Nicolae Fleissig (1986), Andreia Nastasescu Bove (1986), W. Siegfried (1986), Jean-Léonard Stoskopf (1986), George Apostu (1987), Diana Schor (1988), W. Siegfried (1988), Andras Beck (1988), Alvaro Botez (1988), Dinu Grigoresco (1989), Delia Solari (1990), Ion Vlad (1991).
Traductions (Chronologie) . . . (en collaboration avec Violeta Jianu). (en collaboration avec Violeta Jianu). (en collaboration avec N. Issersohn). (en collaboration avec Vanghele Hrisicu). (en collaboration avec Vera Ilchievici). (en collaboration avec Vera Ilchievici). (en collaboration avec Izabela Dumbravă). . (en collaboration avec Vladimir Aga). (en collaboration avec Sofia Marian). (en collaboration avec V. Solodov). (en collaboration avec E. Antonescu). . . (en collaboration avec Vera Ilchievici). . (en collaboration avec Sofia Marian). (en collaboration avec M. Bănescu).
Notes et références
Liens externes
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