Noubkhâes (l’Or [= Hathor ] apparaît) est une ancienne reine égyptienne pendant le Moyen Empire, sous la .

Attestations

La reine n'est attestée que par quelques éléments : une stèle provenant d'Abydos conservée au Musée du Louvre (C 13) ainsi qu'une seconde stèle fragmentaire faisant la paire avec l'autre (l'état lacunaire de l'inscription ne mentionne plus la reine) conservée au Musée égyptien du Caire (JE 27971 = CG 20763) ; la stèle du Louvre nomme les parents de la reine, son oncle Nebânkh, l'ensemble de sa fratrie ainsi que ses trois filles, une statue, nommée « dyade d'Éléphantine » et retrouvée sur l'île, représentant les époux Aÿ, futur nomarque d'El Kab et peut-être vizirL'identification du « directeur du gès-per » puis nomarque d'El Kab Aÿ avec le vizir homonyme n'est pas certain : Kim Ryholt réfute cette identification sur la base que, le titre de vizir étant supérieur à celui de nomarque, le « commandant de l'équipage du souverain » Renséneb d'El Kab aurait indiqué dans sa tombe le titre de vizir à Aÿ et non celui de nomarque (), Wolfram Grajetzki et Julien Siesse considèrent qu'il s'agit de la même personne ; ce dernier indique notamment que Renséneb privilégie dans sa tombe à montrer son ancrage local (, ). mais alors « directeur du gès-per », et la « fille du roi » Khonsou ; la reine est mentionnée dans l'inscription comme la « grande épouse royale » Noubkhâes, une inscription posthume dans la tombe d'un « commandant de l'équipage du souverain » d'El Kab nommé Renséneb (tombe numéro 64) ; l'épouse de Renséneb, dont le nom est perdu, est une arrière-petite-fille de la reine Noubkhâes par son père ainsi qu'une arrière-arrière-petite-fille du roi Khâsekhemrê Neferhotep par sa mère.

Ces éléments permettent de reconstruire la famille de la reine, ainsi que de donner ses titres : Épouse du roi (ḥm.t nsw.t), Grande épouse royale (ḥm.t nsw.t wr.t), Celle qui est unie à la couronne blanche (ḫnm.t nfr ḥḏ.t), Grande de charme (wr.t jmȝ.t), Maîtresse de toutes les femmes (ḥnw.t ḥmw.t nbw.t).

Famille

La reine est l'une des filles du « grand scribe du vizir » Dedousobek-Bebi et de la « maîtresse de maison » Douat-Neferet ; Dedousobek-Bebi est connu pour avoir officié sous le règne de Khâneferrê Sobekhotep. Elle était également la nièce du « grand intendant du roi » Nebânkh, frère de Dedousobek-Bebi. Ses frères avaient également des postes élevés dans l'administration royale : Sobekemsaf était « héraut [du vizir] dans Thèbes », Neb-Soumenou était « scribe de la tablette royale de la Cour », Nebânkh était « chancelier du dieu d'Abydos » et Sobekhotep était « dignitaire de Nekhen ». La reine a eu avec son royal époux trois filles : Douat-Neferet, Bebi-Rès et Khonsou (ou Khonsoukhoufsy-Renséneb) ; cette dernière est la mère du « directeur du gès-per » Neferhotep dont l'épouse est une descendante du roi Khâsekhemrê Neferhotep ; de leur union est issue une fille dont l'époux était le « commandant de l'équipage du souverain » Renséneb.

L'identité du royal époux de la reine n'a pas été déterminée, même si la datation des monuments permet de donner une fourchette : les monuments de son père Dedousobek-Bebi et de son oncle Nebânkh datent des règnes Khâsekhemrê Neferhotep et Khâneferrê Sobekhotep, la dyade d'Éléphantine montre que le « directeur du gès-per » Aÿ était déjà l'époux de la fille du roi Khonsou, la Stèle juridique indique que le gouverneur d'El Kab Aÿ a été promu vizir en l'an 1 du règne de Merhoteprê Ini/Sobekhotep.

Ainsi, le roi en question devait être l'un des proches successeurs de Khâneferrê Sobekhotep : Khâânkhrê Sobekhotep ou Merhoteprê SobekhotepDifférentes chronologies concernent ces deux rois selon Ryholt () et Siesse ()., Khâhoteprê Sobekhotep, Ouahibrê Ibiâou.

Arbre généalogique

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

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