Le d'armée ( CA) est un corps de l'armée française.
Ce corps d'armée est créé en 1898 à la suite de la création de la région militaire, dont le quartier général était à Nancy. En cas de mobilisation, les unités de ce corps devaient couvrir (protéger) la concentration du reste de l'armée française en défendant le sud de la Meurthe-et-Moselle.
À la mobilisation de 1914, le CA, recruté en Lorraine et à Paris, est rattaché à la . Son chef, le général Foch, avait sous ses ordres les unités casernées à Toul, à Nancy, à Saint-Nicolas-de-Port et à Lunéville ( et de chasseurs à pied), auxquels se rajoutèrent deux régiments d'infanterie de marine.
Toujours rattaché à la militaire dans l'entre-deux-guerres, il est à nouveau mobilisé en 1939 et combat pendant la bataille de France en mai-.
Création et différentes dénominations 1898 : création du d'armée : renommé groupement Balfourier : renommé d'armée 1940 : dissous
Les chefs du d'armée vignette|Le général Pau, commandant le d'armée, lors de la revue du . : général de Monard : général Langlois : général Michal : général Bailloud : général Pau - : général Maunoury . : général Goetschy : général Foch : général Balfourier : général Claret de la Touche : général Mazillier : général Berdoulat - : général Paulinier 1923 - : général d'Armau de Pouydraguin. 192? - 1928 : général Pénet. - 1930 : général Gamelin 1930 - 1931 : général Mittelhausser 1932 - 1934 : général Jeanpierre. 1935 : général Condé. : général Hubert : général Frainot
De 1898 à 1914
Première Guerre mondiale vignette|Les poilus du corps, recueil de chansons. Composition d'infanterie d' à d'infanterie d' à d'infanterie d'La DI est créée au corps d'armée en avril 1915. à d'infanterie de La DI est créée au corps d'armée en décembre 1916. à d'infanterie d' à Infanterie dans les éléments organiques de corps d'armée : d'infanterie coloniale d' à d'infanterie coloniale d' à d'infanterie territoriale de à Bataillon de marche d' à d'infanterie territoriale d' à
Cavalerie (rattachée au CA) : régiment de hussards (état-major + )
Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne 4 groupes de canons de 75 d' à 2 groupes de 75, d' à 3 groupes de 75, de à 1 groupe de canons de 120 L de mars à d'artillerie lourde 1 groupe de 120 L de à 1 groupe de canons de 105 L de à 1 groupe de 105 L de mars à (par transformation du groupe de 120 L) 1 groupe de canons de 155 L de mars à
Génie (rattaché au CA) : Compagnie 20/3 du du génie Compagnie 20/4 du du génie Compagnie 20/16 du du génie Compagnie 20/21 du du génie (jusqu'à fin 1916) Détachement de transmissions du du génie Historique 1914
2 - : en couverture dans la région est et nord-est de Nancy, puis sur la Seille, dans la région de Champenoux. 14 - : mouvement offensif vers le nord-est, en direction de Morhange. 20 - : engagé dans la bataille de Morhange. À partir du 21, repli sur le Grand Couronné de Nancy, dans la région de Saint-Nicolas-de-Port. - : engagé dans la Bataille du Grand-Couronné : combats vers Crévic, Einville, Courbesseaux, Drouville, Vitrimont et le Léomont. 13 - : retrait du front, transport par voie ferrée (V.F.) et mouvement par étapes, de la région de Saint-Nicolas-de-Port dans celle de Ménil-la-Tour. À partir du 19, transport par V.F. de la région de Toul dans celle Grandvilliers et de Conty, puis mouvement vers la région est de Boves. - : engagé dans la Première bataille de Picardie, vers Fouquescourt, puis combats entre la Somme et l'Ancre, dans la région de Fricourt, Maricourt. À partir du , combats vers Hébuterne, Gommecourt, Berles-au-Bois, Hannescamps. Puis stabilisation du front dans la région sud d'Hébuterne. : combats vers la ferme Toutvent. 28 - : attaques françaises vers Monchy-au-Bois. 2 - : retrait du front, puis transport, par V.F. et par camions vers la région de Poperinge. - : occupation d'un secteur dans la région d'Ypres, d'abord au sud de Wijtschate, puis vers Poelkapelle, Kortekeer Cabaret. : extension du front à droite, jusqu'à Wallemolen. : combat de Weidendreft. : extension du front, à droite, jusqu'à la voie ferrée d'Ypres, Roulers. : extension du front, à gauche, jusqu'à Steenstrate. : attaque française vers Wallemolen. 17 - : attaques françaises sur Kortekeer Cabaret et bois triangulaire. : extension du front, à gauche, jusqu'au pont de Knocke, et, le , réduction au-delà de la maison du Passeur. : extension, à droite, jusqu'au bois du Polygone. : réduction, à gauche, jusqu'à Steenstrate.
1915 16 - : retrait du front (relève par l'armée britannique), transport par V.F. dans la région de Pernes. - : occupation d'un secteur vers la Targette, Écurie ; préparatifs d'offensive. - : engagé dans la deuxième bataille d'Artois. Offensive du , prise de la Targette, conquête de Neuville-Saint-Vaast et du Labyrinthe. 14 - : extension du front à gauche jusqu'au nord de la Targette. : offensive, puis organisation des positions conquises. vignette|Le de zouaves de la du reçoit son drapeau des mains du président Poincaré en août 1915 près de Saint-Nicolas-de-Port. - : retrait du front et stationnement dans la région de Lucheux. À partir du , transport par V.F. de la région d'Abbeville dans celle de Lunéville et de Rosières-aux-Salines ; repos et instruction. - : transport par V.F. dans la région de Blesmes. À partir du , occupation d'un secteur vers l'ouest de Massiges et la cote 196 ; travaux offensifs. 25 septembre - 26 décembre : engagé dans la seconde bataille de Champagne, enlèvement de la crête de Maisons de Champagne. Attaques de l'ouvrage de la Défaite. Puis à partir du , organisation et occupation du terrain conquis. - : retrait du front et transport par V.F. dans la région de Vézelise, puis mouvement vers la région de Moyen ; repos.
1916 vignette|Le le général Balfourier en 1916. - : mouvement vers Rosières-aux-Salines et à partir du , transport par V.F. dans la région de Bar-le-Duc, puis mouvement vers la région de Verdun. À partir du , engagé dans la bataille de Verdun, dans la région Meuse, Louvemont, Bezonvaux, Eix. : attaque allemande sur le fort de Douaumont (prise du fort) et sur Bezonvaux. : attaque allemande sur Louvemont, le village de Douaumont et l'ouvrage d'Hardaumont. : réduction du front à gauche qui est jalonné par le village de Douaumont, le fort de Vaux, Eix. 2, 3, : combats violents aux abords du village de Douaumont. 8 - : retrait du front ; repos dans la région de Fains et travaux sur la rive gauche de la Meuse. - : mouvement vers la région de Verdun, engagé à nouveau dans la bataille de Verdun à partir du dans la région Béthincourt, Malancourt. : perte de Malancourt. : perte d'Haucourt. 6, 7 et : violentes attaques allemandes, perte de Béthincourt. - : retrait du front et transport par V.F. dans la région de Breteuil ; repos. 11 - : mouvement vers la région de Poix ; repos. - : mouvement vers le front et à partir du , occupation d'un secteur dans la région Somme, Maricourt. À partir du , engagé dans la bataille de la Somme. : prise de Hem. : attaque et prise d'Hardecourt-aux-Bois. 20 et : attaques françaises sur Maurepas. : secteur réduit à droite, jusque vers le bois de Hem. : attaque française sur le bois de Hem . 10, 11, 13, 16 et : attaques françaises dans la région de Maurepas. - : retrait du front et transport dans la région du Tréport ; repos. - : mouvement vers la région d'Amiens ; instruction. - : mouvement vers le front, et à partir du , occupation d'un secteur vers Sailly-Saillisel et le nord-est de Rancourt. - : retrait du front (relève par l'armée britannique) et transport par V.F. dans la région de Bayon. Repos et instruction dans la région de Bayon, camp de Saffais.
1917 18 - : transport par V.F. dans la région de Château-Thierry ; repos. 25 - : occupation d'un secteur vers Troyon, Moussy-sur-Aisne. - : retrait du front ; instruction et travaux en vue de l'offensive. - : occupation d'un secteur vers Troyon, Moussy-sur-Aisne (éléments en secteur, dès le , sous la direction du général commandant le CA). Le , engagement dans la bataille du Chemin des Dames, prise de Braye-en-Laonnois. 5 - : attaque et progression sur le Chemin des Dames. Puis organisation des positions conquises. : extension du front, à gauche jusqu'à l'Épine de Chevregny et réduction, à droite jusque vers Courtecon. 18, et : attaques et contre-attaques particulièrement violentes. - : retrait du front. À partir du , transport par V.F. vers Jarville, Pont-Saint-Vincent ; repos et instruction vers Saint-Nicolas-de-Port, Toul et Charmes. - : occupation d'un secteur vers Brin, Limey, étendu le à gauche jusqu'à l'étang de Vargévaux. : réduction du front à gauche jusque vers Limey. : réduction à droite jusque vers Chenicourt. - : retrait du front ; repos et instruction dans la région de Toul et travaux de seconde position.
1918 - : transport par V.F. vers Ligny-en-Barrois. À partir du , occupation d'un secteur vers la ferme de Mormont et la région est de Béthincourt. : extension du secteur à droite jusqu'au bois le Chaume. : extension à gauche jusqu'à la route Esnes, Montfaucon. : réduction à droite jusque vers la cote 344. - : retrait du front, mouvement vers Triaucourt. À partir du , transport par V.F. vers Crépy-en-Valois. - : mouvement vers la région de Beauvais ; repos. À partir du , mouvement vers Amiens et Hornoy en vue d'une intervention éventuelle (en liaison avec le front britannique). - : mouvement vers Doullens, puis le vers Picquigny. vignette|Officiers du , avec au centre le général Berdoulat, au château de Montgobert en juillet 1918. - : transport par V.F. de la région de Conty dans celle de Bonneuil-en-Valois. À partir du , occupation d'un secteur aux lisières est de la forêt de Villers-Cotterêts, vers Corcy, Cœuvres-et-Valsery, réduit le à droite à la ferme Chavigny. Du 12 au , résistance à l'offensive allemande vers Cœuvres-et-Valsery et Saint-Pierre-Aigle. Puis organisation des positions atteintes. : extension du front à gauche jusque vers Ambleny. 28 - : offensive locale entre Ambleny et Saint-Pierre-Aigle. : réduction du front à droite jusque vers Saint-Pierre-Aigle. : réduction à gauche jusque vers Laversine. : extension à droite jusqu'à la ferme Chavigny. - : engagé, vers Vierzy, dans la deuxième bataille de la Marne (jusqu'au , dans la bataille du Soissonnais et de l'Ourcq) et à partir du , dans la bataille du Tardenois. Progression sur l'axe Chaudun, Sermoise ; combats de Villemontoire, de Buzancy de Tigny. : l'Aisne et la Vesle sont atteintes. À partir du , organisation des positions conquises vers Vasseny, Venizel. : extension du secteur à droite jusque vers Braine. À partir de la fin août, engagé dans la poussée vers la position Hindenburg. Combats au nord de Soissons, vers le fort de Condé. : progression jusqu'à Vailly. Puis organisation des positions conquises vers Presles et Jouy. 21 - : retrait du front ; mouvement vers Cumières, puis vers Villers-Agron. - : occupation d'un secteur entre Breuil-sur-Vesle et le sud de Glennes. À partir du , engagé dans la bataille de Champagne et d'Argonne, prend part à la bataille de Saint-Thierry et à son exploitation en combattant sur l'axe Romain, Berry-au-Bac. 10 - : retrait du front, mouvement vers Montigny-sur-Vesle puis vers Béhéricourt. - : engage entre Vendeuil et la région nord de Ribemont dans la bataille de la Serre. 18, 19 et du 25 - : progression jusqu'à la route Guise, Laon à l'est de Landifay. Puis organisation des positions conquises. - : engagé dans la deuxième bataille de Guise, combat dans la région d'Audigny. 5 - : engagé dans la poussée vers la Meuse, poursuite sur l'axe Audigny, Froidestrées. 9 - : retrait du front ; mouvement vers Villequier-Aumont.
Rattachement