Une mutilation volontaire est une forme dautomutilation réalisée dans le contexte militaire ; l'acte par lequel une personne se blesse elle-même, en l'absence de problèmes psychologiques sous-jacents, dans l'objectif d'en tirer un avantage. En droit français, la mutilation volontaire est ..
Typologie Nombre de mutilations volontaires consistent à tirer sur ses propres mains, bras, jambes et pieds. Une personne peut aussi choisir de laisser évoluer une blessure mineure en négligeant volontairement de la soigner. Pendant les guerres napoléoniennes, des conscrits s'arrachent les dents qui sont nécessaires pour déchirer les cartouches. Les mutilations sont tellement nombreuses que les coupables doivent cinq ans de service de plus.
Histoire La mutilation volontaire est parfois pratiquée par des prisonniers dans des prisons et camps de travaux forcés pour se soustraire aux corvées et bénéficier d'un séjour, relativement moins pénible, dans une infirmerie ou dans une caserne.
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Pendant la Première Guerre mondiale, des soldats engagés par conscription pratiquent la mutilation volontaire pour être retirés du front. À partir de 1914, l'état-major français entreprend de fusiller des soldats pour l'exemple afin de dissuader ces pratiques. Les médecins militaires, alertés sur le sujet, examinent les blessures afin, par exemple, de déceler .. À cette époque, de nombreux rapports sur des mutilations volontaires laissent planer un soupçon sur des soldats, même si ces blessures pouvaient être des accidents authentiques.
Face à un nombre important de mutilations volontaires, par le décret ministériel du 9 septembre 1914Général Bach Les mutilés volontaires sur Prisme 14-18 - 21 octobre 1914, le Ministre de la guerre indiquait que désormais la mutilation volontaire était assimilée soit à un abandon de poste en présence de l’ennemi, soit à un refus d’obéissance de marcher contre l’ennemi selon le cas, motifs sanctionnés par la peine de mort.
Dans certains cas, elle n'est que supposée, car « il était parfois impossible de différencier une mutilation volontaire d'une réelle blessure de guerre ». C'est ainsi que des soldats pourtant blessés par l'ennemi sont conduits au poteau d'exécution..
Le Corps expéditionnaire canadien a recensé d'automutilation mais ..
Châtiment Dans la plupart des armées, les mutilations volontaires sont vues comme de graves infractions.
Dans l'armée britannique, pendant la Première Guerre mondiale, le châtiment pour une blessure auto-infligée (décrite comme : Wilfully maiming himself with intent to render himself unfit for service), selon la section 18 de l'Army Act 1881, était l'emprisonnement et non la peine capitale. Dans cette armée, ont été reconnus coupable de cette infraction et emprisonnés pour de longues durées.Blighty Wounds .
Dans les camps de concentration nazis, l'auto-mutilation était une tactique dangereuse car les personnes incapables de travailler finissaient souvent exécutées.
Dans la culture Le roman Un long dimanche de fiançailles montre .
Dans Le Secret de la Salamandre, tome 5 des Aventures d'Adèle Blanc-Sec par Jacques Tardi, le soldat Lucien Brindavoine s'entaille le bras avant de le panser volontairement d'un bandage infecté. Cela lui vaut l'amputation à cause de la gangrène, mais aussi la démobilisation.
Dans la bande dessinée Mauvais Genre de Chloé Cruchaudet, Paul (inspiré de Paul Grappe) s'ampute d'un index et prétend qu'un éclat d'obus l'a arraché afin d'être retiré du front.
Notes et références
Annexes Articles connexes Réfractaire à l'armée Automutilation
Bibliographie
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