Henri de Bourbon, duc de Verneuil ( - ), est un fils naturel du roi et de sa maîtresse Catherine-Henriette de Balzac d'Entragues, marquise de Verneuil.
C'est un demi-frère de , né la même année que lui, et un oncle du roi .
Biographie Henri de Bourbon-Verneuil est né le . Il fut légitimé en . Sa mère monta avec sa famille une conspiration contre pour faire reconnaître son fils comme héritier du trône de France ( ayant signé une promesse de mariage à Catherine avant de se marier avec Marie de Médicis), mais la conspiration échoua. Bien que Catherine ait réussi à sauver sa tête et celle des membres de sa famille qui l'avaient aidée, le petit Henri ne parut à la Cour qu'en 1607, date à laquelle la marquise de Verneuil put y reparaître.
À l'âge de , il est nommé abbé commendataire de la Sainte-Trinité de Tiron, où il fondera en 1630, avec l'aide de la congrégation de Saint-Maur, le collège royal, futur collège royal et militaire de 1776 sous le règne de ..
Le siège d'évêque de Metz lui avait été réservé dès son plus jeune âge. Il lui fut refusé par le pape à la mort de Charles de Lorraine ().
Le cardinal Anne de Pérusse des Cars de Givry fut alors désigné à cette place avec l'objectif que celui-ci démissionne quand Henri atteindrait sa majoritéMémoires de Sully, principal ministre de Henri-le-Grand p445 Sully Maximilien de Béthune, 1814..
Il obtint le bénéfice de l'expectative, une procédure du droit canon qui permettait au pape d'accorder un titre non encore vacant, et une pension de livresLes évêques dans l’histoire de la France, p. 264, Jean Julg, 2004 ..
Le roi fut assassiné en 1610, la régence échut à la reine Marie de Médicis et le cardinal de Givry mourut en . Il obtint cette charge d'évêque, bien qu'il ne fût pas ecclésiastique et qu'il ne fût encore qu'un enfant de , grâce à une dispense du pape accordé à la demande de son demi-frère le roi. Il fut aussi abbé commendataire de Saint-Germain-des-Prés, de Fécamp, de Saint-Taurin d'Évreux..
Il étudia à Paris au collège de Clermont. L'évêché fut administré par le chapitre jusqu'à sa majorité puis par le suffragant Pierre Bédacier ou le princier Claude Bruillard de Coursan. Henri de Bourbon n'a pas été ordonné prêtre et ne s'est jamais rendu à Metz.
Il démissionna en 1652 de sa charge d'évêque en faveur de Jules Mazarin. Cette opération ne fut pas reconnue par le pape et il fut déclaré démissionnaire en 1659.
Il fut fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit le , puis duc de Verneuil et pair de France en . En , on l'envoya comme ambassadeur extraordinaire en Angleterre et il obtint en la charge de gouverneur du Languedoc.
Le , il épousa Charlotte Séguier de Villemor (-), fille du chancelier Pierre Séguier et veuve de de Béthune, duc de Sully (petit-fils du grand Sully).
Il mourut sans postérité au château de Verneuil-en-Halatte (Oise), à l'âge de , et fut inhumé au Carmel de Pontoise..
Peu avant son décès, il fit rédiger un testament qui faisait de , parlementaire parisien et chancelier de la reine, son légataire universel. Cette décision est moins surprenante qu'il n'y paraît. En fait, il avait déjà disposé de l'essentiel de ses biens et il s'agissait surtout d'éviter d'éventuelles réclamations de collatéraux. Fieubet rétrocèda cet héritage à la veuve du duc de Verneuil, Charlotte Séguier, dès .
Postérité Bourbon-Verneuil constitue une clef du roman autobiographique Le Page disgracié de Tristan L'Hermite publié en 1643. La rue de Verneuil à Paris lui est dédiée. La rue de Lille, à Paris, s’est appelée « rue Bourbon ».
Références
Voir aussi
Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Évêque de Metz Catégorie:Naissance en octobre 1601 Catégorie:Décès en mai 1682 Catégorie:Prêtre catholique français du XVIIe siècle Catégorie:Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit Catégorie:Duc français du XVIIe siècle Catégorie:Abbé de Fécamp Catégorie:Ambassadeur de France en Angleterre Catégorie:Décès à 80 ans Henri