Amparo López Jean, née à Culleredo, en Galice, le et morte le à Montauban, est une militante féministe républicaine espagnole, exilée en France.
Biographie Originaire de Culleredo, à la périphérie de La Corogne, elle parle galicien dans sa famille. Elle emménage avec sa mère à La Corogne et y poursuit ses études. Elle est la première bachelière de La Corogne«Mi padre llamaba a Franco “el Mamalón”. Mi madre era fantástica, todo el gallego que sé lo aprendí de ella. Fue la primera mujer bachiller de La Coruña», entrevista de Isabel Bugallal a María Teresa Alvajar López en el diario La Opinión (La Coruña) del 16 de abril de 2009. Muestra una fotografía de Teresa Alvajar. Consultado el 5 de julio de 2013.. Elle étudie également le chant et piano, avec le musicien José Baldomir, et la peinture avec Maximal Ramos.
Elle vit - sans se marier, ce qui est un scandale à l'époque - avec l'écrivain, journaliste et homme politique républicain César Alvajar. Le couple a plusieurs enfants, dont l'écrivaine Amparo Alvajar.
Entre 1933 et 1936, elle a un grand rôle dans le mouvement féministe, et rejoint en 1935 le Parti galleguiste. Avec la victoire du Front populaire, en 1936, son époux est nommé gouverneur civil. La famille déménage alors à Soria«O Premio da Galiza Mártir lembra as vítimas e os resistentes da barbarie franquista», artículo en el diario Galicia Hoxe del 18 de agosto de 2008. Consultado el 5 de julio de 2013..
Le , lors du soulèvement militaire de Franco, la famille emménage à Madrid, puis à Valence. Amparo López est professeure dans un collège de Manises. Ses amis Alfonso Castelao et Arturo Cuadrado sont les témoins du mariage de sa fille. La famille s'installe ensuite à Barcelone, en zone républicaine. Amparo travaille avec les comités d'aide aux soldats galiciens au front et à l'accueil des enfants réfugiés.
Après la fin de la Guerre, lorsque toute l'Espagne est occupée par les nationalistes, Amparo et son époux réussissent à s'exiler en France lors de la Retirada. Ils sont séparés au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer d'où il réussissent à s'évader et rejoindre le Calvados, à Vimoutiers, dans le département de l'Orne, où ils travaillent anonymement dans une usine d'essuie-mains. Lorsque les nazis arrivent en Normandie, Amparo et sa famille doivent fuir et gagnent Vichy, puis enfin la ville de Montauban, alors en zone libre.
Elle meurt à Montauban le «María Teresa Alvajar, de 87 años, cantó en María Pita los versos que en 1936 le costaron un mes de calabozo», artículo de E. Silveira y R. García en el diario La Voz de Galicia del 15 de abril de 2009. Consultado el 5 de julio de 2013..
Postérité
En 2006, la dépouille d'Amparo López Jean est transférée de Montauban jusqu'au cimetière de San Amaro de La Corogne.
En sa mémoire, une rue de Culleredo est nommée à son nom.
Notes et références Notes
Références
Liens externes
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