alt=Façade du Musée Collectif installé au Parc de la Ligue Arabe|vignette|Façade du Musée Collectif installé au Parc de la Ligue Arabe Le Musée Collectif de Casablanca a été créé par l’artiste casablancais Mohamed Fariji ; il est développé par l'Atelier de l'Observatoire. Ce projet consiste en un musée citoyen de la mémoire des quartiers de Casablanca qui propose un processus partagé d’écriture de l’histoire de la ville. Il a engagé avec lui une cinquantaine d'artistes, chercheurs et membres de la société civile autour de projets incluant des milliers d'habitants. Le musée ambitionne d'investir la mémoire oubliée et délaissée qu'elle soit citoyenne, industrielle, éducative. Au cours du temps, le Musée Collectif prend des formes différentes en fonction des projets et expositions temporaires, et s’installe de à au parc de la Ligue arabe. L’Atelier de l’Observatoire, co-fondé et dirigé par Mohamed Fariji, a pour objectif la création d’un musée citoyen permanent dédié au patrimoine et à la mémoire de Casablanca.

Un ouvrage paru en 2022 retrace l'histoire de ce Musée.

Les différents projets de l'Atelier de l'Observatoire L'Aquarium imaginaire : proposition artistique pour lieu abandonné L'ancien aquarium de Casablanca, situé à proximité de la mosquée Hassan 2, a été un haut lieu de loisirs de la ville. En partant des archives de l'Aquarium (objets, témoignages de visiteurs), l'artiste Mohammed Fariji a créé une série d'objets qui forment un aquarium imaginaire dans l'exposition éponyme organisée en 2014 à la galerie Fatma Jellal.. Ce projet est né de la volonté de réactiver des lieux emblématiques de l'identité urbaine de Casablanca et engage des réflexions pour de possible reconversions de lieux publics laissés à l'abandon.

Les actions de collectes participatives : rassembler, sauvegarder, exposer Ces actions effectuées par des artistes, étudiants ou simples habitants consistent en des opérations de sauvetage du patrimoine et de la mémoire citoyenne des quartiers casablancais. Face à l’évolution socio-économique et les projets urbanistiques qui modifient ces espaces, le Musée Collectif récupère des objets, qui seront une base d’archive et de documentation pour les générations futures. Ces objets, de toutes sortes, témoignent de l’attachement des habitants à leur quartier et de la pluralité de leur rôle dans la constitution de l’identité de la ville.

Ces collectes servent à créer des expositions itinérantes qui mettent en lumière des métiers et atmosphères spécifiques à certaines zones urbaines comme les ramasseurs de carton, les gardiens de rue, les musiciens. Les opérations concernent également le patrimoine immatériel de Casablanca, à la croisée d’un travail de documentation et d’expériences muséales.

Les vitrines du Musée Collectif alt=Vitrine du Musée Collectif, Mdina 9dima, Casabanca Mars 2019|vignette Les vitrines ambitionnent de présenter des objets de toutes parts de l'agglomération casablancaise. Les visiteurs peuvent ainsi se projeter dans un voyage temporel dans le patrimoine de la ville, son passé, son présent et questionner le futur de Casablanca. À la fois procédé de mise en scène mais aussi de valorisation de la mémoire collective, ces installations itinérantes permettent d'éveiller les consciences à propos de la richesse du patrimoine casablancais en permettant aux habitants d'y déposer leurs objets et mémoires. Ces actions de collectes ont notamment ciblé le patrimoine industriel du quartier emblématique d'Aïn Sebaâ sous la forme d’une vitrine exposant les objets récupérés qui représente une mosaïque de récits individuels qui retrace la trajectoire d’Aïn Sebaâ, quartier indissociable du destin industriel de la ville de Casablanca. Les vitrines tentent de retracer l’histoire particulière des quartiers et institutions emblématiques de la ville, afin d’en dégager une fresque artistique, historique, sociologique, urbanistique et surtout humaine.

Evolution du Musée Collectif : d'abord hors les murs puis installé temporairement dans des conteneurs alt=Vue du Musée Collectif depuis l'entrée principale, juillet 2022, au parc de la Ligue Arabe, Casablanca|vignette|Vue du Musée Collectif depuis l'entrée principale, juillet 2022, au parc de la Ligue Arabe, Casablanca À travers ces multiples actions le Musée collectif ambitionne d’intégrer pleinement les citoyens dans le processus d’écriture du récit culturel de Casablanca. Pour ce faire, le Musée Collectif se décline en différentes manifestations culturelles, participatives et inclusives visant à entamer un dialogue et une réflexion citoyenne sur la ville. De cette caractéristique polyforme, en constante évolution au fil des projets et expositions, se dessine un musée itinérant ouvert, apte à refléter Casablanca dans toute sa diversité.

À partir de , le Musée collectif connaît un tournant en s’installant dans le centre de Casablanca au Parc de la Ligue Arabe. Ce nouvel emplacement constitue une nouvelle étape dans la création d’un musée citoyen à Casablanca, dans l’attente de la création pérenne d’un tel musée. Surtout, cet emplacement permet au Musée collectif de s’intégrer durablement et de manière continue dans le paysage culturel de Casablanca, au sein d'un grand parc public de la ville. Toutefois, le Musée Collectif a été contraint de fermer le en raison de la rupture prématurée du contrat avec la SDL Casa Patrimoine..

La Serre La Serre est un dispositif mobile de médiation pour créer une approche collective autour de la mémoire et le développement entre les chercheurs, les artistes et les citoyens.

Cette installation prend la forme d’une serre agricole de 150m2 et accueille des travaux, activités d’artistes et activistes culturels sur la thématique de l’édition. Au fil des années, La Serre se déplace dans différents lieux publics périphériques de la ville, ce qui offre une interaction avec un public de différents horizons sociaux et géographiques (Aïn Chock, Laassilat, Sidi Moumen, Marrakech, Oulfa El firdaous, Hay Mohammadi Bruxelles). La Serre cible des environnements urbains, péri-urbains ainsi que ruraux, offrant un lieu de création artistique, de rencontres et d’interactions avec le public Cristiana Strava, L'Atelier de l'Observatoire, Forces of art, Perspectives of a changing world, pages 104-109..

Les Satellites Les Satellites sont des projets mis en place par l'Atelier de l'Observatoire, qui viennent nourrir et accompagner la création du Musée Collectif. Ces projets ont lieu dans des espaces en dehors de Casablanca, et abordent des thématiques communes aux autres projets de l’Atelier de l’Observatoire comme la défense et l'exposition du patrimoine urbain en danger, l’exploration de la mémoire collective d’une ville. Ces installations prennent souvent la forme de vitrines exposant des objets issus de collectes participatives. Les projets Satellites sont participatifs et constituent autant de jalons dans le processus de création d’un Musée Collectif, ils en constituent en d’autres termes des étapes expérimentales.

Le concept de patrimoine est interprété dans sa définition large puisque les Satellites en abordent plusieurs volets comme la richesse architecturale, la mémoire urbaine de Charjah, la mémoire immatérielle de quartiers. C’est suivant ce fil conducteur que Mohammed Fariji et l’Atelier de l’Observatoire se sont intéressés au patrimoine des épiciers (bakkala) à Nouakchott en Mauritanie et à l’école primaire EMCPE Mohammadia Lavigerie à Alger, détruite par le chantier de la grande Mosquée El Djazair. Ces projets satellites représentent autant de mise en lumière/hommage à des éléments qui font partie intégrante d’un patrimoine marginalisé et déprécié.

Collection du Musée Collectif (Liste des projets d’artistes et de chercheurs au sein du Musée Collectif) Entre 2018 et 2021, à la suite d'appels à projet comprenant des bourses, un ensemble de projets artistiques ont été sélectionnés par l'Atelier de l'Observatoire. Une réalisation artistique est le fruit de chaque projet et vient s'ajouter à la collection du Musée Collectif. Traversées urbaines : petites visites guidée (Ain Chock), par l’architecte et urbaniste Flore Grassiot, avril- Mahattat Radio, Abdallah Hassak (artiste sonore et producteur), Hay Mohammadi et ancienne médina, mars-. Journal des quartiers, Omar Radi, Journaliste indépendant, Aïn Chock, Hay Mohammadi, Ancienne Médina, mai- Hay Mohammadi, au fil des origines, Manon Troux, architecte et chercheuse en sociologie et urbanisme, Hay Mohammadi, Janvier-Juillet 2019. The Hood, Mehdy Mariouch et Walid Bendra, Photographes, ancienne médina et Aïn Chock, avril- Darbat Saligan “7447”, Zineb Chafchaouni, réalisatrice, scénariste, Derb Sultan et Derb el Kabir, - Tit Mellil : plus qu’un aérodrome, Réda Bennani, diplômé en journaliste et étudiant en archives et l’artiste Mohammed Fariji, -. Maquette, Amélie Giacomini, artiste (Performance/Design), Aïn Chock, Juillet 2018 Où dort le rhinocéros ce soir, Noureddine Ezzaraf et Lisa Stewart, artiste sonore et artiste, Hay Hassani, septembre- Sraghna Checkers, Safaa Bendhiba, doctorante en Sciences sociales et cinéaste, Derb Sultan, Septembre 2019-Août 2021 La septième porte, les vieux cinémas, Catherine Poncin, artiste, cinéaste, Hay Mohammadi, Archéologie du Cinéma, Léa Morin, chercheuse en cinéma, faculté des lettres et sciences humaines de ben M'sik, mai-

Archives du futur : capter et archiver le Casablanca d’aujourd’hui pour les prochaines générations Capsules temporelles/mémoires des écoles, Soukaina Aboulaoula, Cinéaste, Ain Chock, Archivage du goût, Delphine Huguet, Artiste - Designeuse, Ain Chock et Ancienne Médina, Design Without Designers, d-o-t-s (Laura Drouet, Olivier Lacrouts), chercheurs et curateurs indépendants, bourgogne et École Supérieure des Beaux-arts de Casablanca, Décembre 2018-Janvier 2019. 3lash L’Car majach men Fès, Mélanie Yvon, artiste-auteure, Ecole de la seconde chance, Oulfa, Ben M’sik, et Hay Mohammadi, février-

Récits Casablancais Caza Amazighes, Mohamed Oubenal, chercheur en économie et sociologie, boultek, centre pour la musique contemporaine, Sidi Maarouf. Janvier- Ville et patrimoine, Samba Soumbounou, médiateur culturel, Ain Sebaa et al Firdaous, janvier- Me,We, Soukaina Belghiti, vidéaste et photographe, Plage Pepsi, Ain Diab, Janvier-Août 2019 Un oued qui traversait ma ville, Abderrahmane Doukkane, Photographe et Matthieu Duperrex, Artiste chercheur, tout au long de l’oued Bouskoura, De Aïn Oum Nkhaila a Bouskoura et Casa port, février- Casa Palimpseste, Céline Pevrier et Angélique Joyau, éditrice de Sun/Sun éditions, Galerie CDA, Ce qui fait culture pour moi, Danielle Pailler, Docteur en sciences humaines et sociales, consultante, école supérieure des beaux-arts de Casablanca L’Khayria : Recto-Verso, Danse et mémoire du mouvement, Said al-Haddaji et Manon de Matauco, Danseurs contemporains, Ain Shock, 3lach?3lach lla, Pourquoi, pourquoi pas, Philosophie pour enfants, Soufiane Margoube, Housni Zbaghdi, fondateur de SEVE Maroc, Philisophie et médiation pour enfants

Art et architectures De mémoire de bouteille, Adam Walid Pugliese, architecte et artiste, Lorène Chiron, urbaniste et Maxime Faure, cinéaste, Ain Sebaa, Mohammedia, Septembre 2019- Anfa, la colline aux mille villas, Laure Augereau, architecte, Kenza Joundy ouazzani, médiatrice culturelle, Anfa, A modern Map of Casablanca, Imad Dahmani, Lahbib el Moumni et Elmehdi Maslil (MAMMA), Architectes, Aïn Chock, Aïn Sebaa, Septembre 2018- Heterotopias_Casablanca Layers of Love, Fatima Zahra Benhamza, architecte, académie des arts traditionnels, - Mémoire des cactus et mystère des cochenilles, Mohamed Fariji, artiste conceptuel et Eugénie Forno, artiste chercheuse, Laasilat, Bouskoura, Décembre 2020- Juin 2021 Jnan el-karmous, Chloé Despax, artiste sonore, Laasilat, Bouskoura, Février 2020-Avril 2021