La gynodioécie est, pour les espèces de plantes dites gynodioïques, la coexistence de pieds à fleurs hermaphrodites et de pieds à fleurs uniquement femelles. vignette|Plantago lanceolata (ou plantain lancéolé) est une espèce gynodioïque Elle est assez fréquente chez les Angiospermes, contrairement à l'androdioécie beaucoup plus rareBénédicte Salthun-Lassalle «Le troisième sexe des plantes à fleur».
Elle est le plus souvent liée à un déterminisme nucléo-cytoplasmique du sexe.
Historique La gynodioécie a été découverte par Charles Darwin et décrite dans son livre «Les différentes formes de fleurs sur les plantes de la même espèce» en 1877The Different Forms of Flowers on Plants of the Same Species, Londres, John Murray, (9 juillet) 1877, 2 éd. : 1878 ; éd. : 1880. Carl Correns s'en est occupé. À la fin du 20e siècle car elle a fait l'objet de recherches intensives en lien avec la sélection végétaleDéfinition de la gynodioécie sur Aquaportail la stérilité mâle cytoplasmique et le rôle des mitochondriesClaire Garraud : «Evolution de la gynodioécie-gynomonoécie : approches expérimentales chez Silene nutans & approche théorique».
Habitat La gynodioécie est particulièrement fréquente dans les zones tempérées. Pour l'Europe, on estime qu'elle est deux fois plus fréquente que la diécie. Elle a été observée chez 223 espèces de 89 genres dans 25 familles. Ainsi, en Belgique, 7,5 % des espèces sont gynodioïques. Elle est moins fréquente dans la flore insulaire que les dioïques, et dans les forêts tropicales, où la diécie est commune, elle est pratiquement absente.
Références
Voir aussi Articles connexes Diécie Hermaphrodisme
Liens externes P. Jaeguer Contribution à l'étude de la gynodiœcie Bulletin de la Société botanique de France Publié en ligne le 10 Jul 2014.
Gynodiocéoie sur la base de données terminologique du Canada
How much are better females sur Annals of Botany Volume 109, Issue 3; 1 février 2012, pp. 505–519
Catégorie:Reproduction végétale