Cette page présente la réorganisation des corps d'artillerie français de 1795, concernant l'organisation de l'artillerie incluant la création des régiments d'artillerie à cheval par le décret relatif du . Cette réorganisation est précédée par le décret du , la loi du , l'arrêté du , et du décret du Bulletin annoté des lois, décrets et ordonnances, depuis le mois de juin 1789 jusqu'au mois d'août 1830 Tome 5 - page 548 et suivantes avec des notices par MM. Odilon Barrot, Henri de Vatimesnil, Jean-Gilbert Ymbert ; mis en ordre et annoté par M. Lepec, avocat à la cour royale de Paris. ]Sur l'organisation et la composition de l'artillerie en général on peut consulter (liste non exhaustive) les décrets des 2-15 décembre 1790, 17-29 avril 1792, 21-26 février 1793 (titre V), l'arrêté du (article 16 et suivants), le règlement du , l'arrêté du , les ordonnances des 12 mai-8 juin 1814, 16 juillet-11 août 1815 (article 1er), 31 août-12 septembre-22 septembre-26 septembre 1815, 27 février-30 mars 1825, 5-27 août 1829, et 18-28 septembre 1833.
Décret du Voici les articles intéressants du décret de l'Assemblée nationale du , transformé en loi le .
Le ministre envoya immédiatement une circulaire aux sept régiments et aux autres fractions de l'artillerie pour que les officiers . Chose étonnante pour le temps et pour tous les temps, on avait besoin de 36 officiers, il ne s'en présenta que 32, et sur ces 32 officiers, 3 lieutenants seulement. Les officiers étaient pauvres, ils craignaient la dépense. Ces neuf compagnies sont ainsi formées et rattachées : du capitaine de Chanteclair, pour le attachée à l'armée du Rhin ; du capitaine de Barrois, pour le attachée à l'armée du Centre ; du capitaine de Dorsner pour le attachée à l'armée du Rhin ; du capitaine de Langlez pour le attachée à l'armée du Rhin ; du capitaine de Saint-Pardoux pour le attachée à l'armée du Nord ; du capitaine de Lacombe Saint-Michel pour le attachée à l'armée du Centre ; du capitaine de Vermandovillers pour le attachée à l'armée du Centre ; du capitaine de Hanicque pour le attachée à l'armée du Nord ; du capitaine de Baltus pour le attachée à l'armée du Nord.
Loi du Une nouvelle loi, votée le , prescrivit la formation de 11 compagnies nouvelles, ce qui en porta le nombre à 20 : la , du capitaine Destrez, est attachée au ; la , du capitaine Fouler, est attachée au ; la , du capitaine Menou, est attachée au ; la , du capitaine Grimpair, est attachée au ; la , du capitaine d'Anthouard, est attachée au ; la , du capitaine Dommartin, est attachée au ; la , du capitaine Julien, est attachée au ; la , du capitaine Marescot, est attachée au ; la , du capitaine Poix, est attachée au ; la , du capitaine Rapin-Thoiras, est attachée au ; la , du capitaine Beaufranchet, est attachée au .
Les 6 premiers régiments d'artillerie se trouvèrent ainsi posséder chacun 3 compagnies à cheval, et le seulement 2 compagnies. Le , qui venait d'être réuni à l'artillerie de terre et dont les fractions étaient dispersées aux colonies, fut laissé en dehors.
Pendant ce temps, le général Miaczinski levait de sa propre autorité, sur la frontière de Belgique, 2 compagnies de canonniers à cheval, dont il donnait le commandement aux capitaines Louis Jailliot et Jean Georges Victor Valentin Raindre pèreRaindre père est Jean Georges Victor Valentin Raindre dit Victorien Raindre ( à Lachapelle-sous-Rougemont- à Dugny-sur-Meuse) est le père de Jean-Baptiste Victor Raindre ( à Lachapelle-sous-Rougemont- à Béziers) qui deviendra colonel du 1er régiment d'artillerie à cheval puis général.. Il existe une bonne lettre adressée au ministre Bouchotte par le capitaine Jean Georges Victor Valentin Raindre pour se plaindre de n'avoir pas reçu de chevaux, tandis que l'intrigant Louis Jailliot a su s'en faire donner. Le ministre lui répond qu'il ne sait ce qu'il lui veut, et qu'il ne connaît ni Jean Georges Victor Valentin Raindre, ni Louis Jailliot. Toutefois, informations prises, et en considération de la bravoure déployée par ces compagnies dans la malheureuse campagne de Neerwinden, la Convention décrète le leur admission sous les . Louis Jailliot fut placé au et Jean Georges Victor Valentin Raindre au .
Arrêté du Le , des ordres sont expédiés pour la formation de 8 nouvelles compagnies : 3 à Metz, 3 à Besançon et 2 à Valence, ces dernières destinées à l'armée des Alpes. Il semble que l'on ait voulu s'en tenir à ces 30 compagnies, car les mêmes dépêches préviennent les généraux commandants d'artillerie et les conseils d'administration qu'un arrêté du Conseil exécutif, en date du , règle, pour éviter la confusion, que les numéros des compagnies à cheval d'un régiment feront suite aux numéros des compagnies attachées au régiment qui le précède. Tout était évidemment à recommencer si l'on créait encore des compagnies nouvelles.
A ce moment, voici comment ces 30 compagnies se trouvèrent distribuées et désignée :
du capitaine Grimpair, précédemment des capitaines Saint-Martin et Chanteclair du capitaine Debelle, précédemment du capitaine Hanique du capitaine Destrez, ex du capitaine Louis Jailliot, ex du capitaine Riffet, en formation à Metz
du capitaine Foucher, ex , précédemment du capitaine Dorsner du capitaine Langlez, ex du capitaine Fouler, ex du capitaine Prébois, en formation à Besançon du capitaine Liébert, en formation à Besançon
du capitaine Bardenet, ex , précédemment du capitaine Saint-Pardoux du capitaine Menou du capitaine de Vernerey, précédemment du capitaine Grimpair du capitaine Charles François Marles, en formation à Besançon
du capitaine Mouvant, ex , précédemment du capitaine Lacombe Saint-Michel du capitaine d'Anthouard, ex , du capitaine Dommartin, ex , du capitaine Baltus, en formation à Besançon,
du capitaine Rapin-Thoiras, ex , précédemment des capitaines Défaut, Sorbier et Vermandovilliers du capitaine La Tournerie, ex , du capitaine Marescot, ex , du capitaine Martraire, en formation à Valence,
du capitaine Cuny, ex , précédemment du capitaine Barrois du capitaine Poix, ex , du capitaine Châtenet, ex , précédemment du capitaine Rapin-Thoiras du capitaine Cuny cadet, en formation à Metz,
du capitaine Éblé, ex , précédemment du capitaine Baltus du capitaine Beaufranchet, ex , du capitaine Jean-Baptiste Victor Raindre, ex , du capitaine Lauriston, en formation à Metz.
Cette formation fut laborieuse, bien qu'on ait ouvert largement les portes aux soldats de cavalerie. L'artillerie à cheval, toujours à l'avant-garde, éprouvait d'ailleurs des pertes énormes. Tous les capitaines, tous les généraux écrivaient que des compagnies de 76 hommes ne pouvaient suffire à assurer le service des bouches à feu.
Décret du Le décret du , signé par Carnot, Barère, Robespierre, Billaud-Varennes, Collot d'Herbois, Couthon et Robert Lindet, met toutes les compagnies à 100 hommes et en créa 10 nouvelles, qui furent immédiatement formées, 2 à Metz, 2 à Strasbourg, 2 à Besançon, 2 à Douai, 1 à Grenoble et 1 à Rennes. Cette formation a donné lieu à un nouveau remaniement du numérotage des compagnies.
À côté de ces 40 compagnies régulières, il y en avait d'autres qui s'étaient organisées spontanément parmi les volontaires, et l'on commençait à sentir les inconvénients que présentaient ces petits corps indépendants.
Dès le , le capitaine Nicolas Ferveur, qui a commandé plus tard le , proposait dans un mémoire . Cette idée fut admise, mais la difficulté était de la réaliser. On laissa aux généraux d'armées le soin d'apprécier l'opportunité et la forme de cette organisation, qu'on appelle la première formation. Le décret du se borna à poser les bases. Les régiments devaient se composer de 6 compagnies et un dépôt, et le nombre des régiments fut de 8, de manière à absorber à peu près toutes les compagnies ayant une existence officielle.
Décret du Décret relatif à l'organisation de l'arme de l'artillerie du (principaux des 70 articles) : Article 1 : L'arme de l'artillerie sera composée ainsi qu'il suit, savoir : Douze compagnies d'ouvriers Un corps de pontonniers Huit régiment d'artillerie à piedbatteries à pied : tout le monde est à pied :
Article 2 : Le régiment d'artillerie et les compagnies d'ouvriers des colonies seront réunis à l'armée de terre, et recevront la même organisation. Article 3 : Il sera affecté deux cent vingt-six officiers à l'inspection et direction du matériel de l'artillerie, tant aux armées que dans les places et les colonies. Article 7 : Chaque régiment d'artillerie à pied sera composé de vingt compagnies réparties en cinq sections et d'un état-major. Article 9 : Chaque régiment d'artillerie à cheval sera composé de six compagnies et d'un état-major. Article 12 : Il sera créé un corps de pontonniers destiné à la formation et à l'entretien des ponts de bateaux à construire sur le Rhin. Ce corps sera composé de huit compagnies et d'un état-major.
Sources et bibliographie Henri Kauffert : Historique de l'artillerie française Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900) Bulletin annoté des lois, décrets et ordonnances, depuis le mois de juin 1789 jusqu'au mois d'août 1830 Tome 5 - page 548 et suivantes avec des notices par MM. Odilon Barrot, Henri de Vatimesnil, Jean-Gilbert Ymbert ; mis en ordre et annoté par M. Lepec, avocat à la cour royale de Paris.
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Loi française relative au droit pénal Catégorie:1792 en droit Catégorie:1793 en droit Catégorie:1794 en droit Catégorie:1792 en France Catégorie:1793 en France Catégorie:1794 en France Catégorie:Histoire de l'Armée de terre française Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Fondation en 1792 Catégorie:Fondation en 1793 Catégorie:Fondation en 1794 Catégorie:Fondation en 1795