François Richer d’Aube, né le à Alençon et mort le à Paris, est un magistrat et un jurisconsulte français.

Biographie François Richer, dit parfois François d'Aube, est le neveu, à la mode de Bretagne, de Fontenelle. Sa mère, Marie le Bouyer de Fontenelle, qui épouse son père Alexandre-François Richer conseiller au parlement de Normandie, est en effet la cousine germaine du philosophe. Célibataire et sans enfants, celui-ci, alors sexagénaire, s'attache à ce parent, conseiller au parlement de Rouen depuis 1710. En 1720, il le présente au Régent, Philippe duc d’Orléans et obtient pour lui une charge de maitre des requêtes , puis, dès 1721, l'intendance de la généralité de Caen.. Richer y est insulté dans une émeute provoquée par la hausse du prix du pain : son carrosse est brisé et lui-même n’échappe qu’avec peine à la fureur de la populace. II passe en 1722 à l’intendance de la généralité de Soissons, où il ne réussit guère mieux qu’à Caen. En , il refuse l'intendance de Tours mais quitte celle de Caen.

II s'établit alors à Paris où Fontenelle l'accueillit à demeure dans son hôtel particulier de la rue Saint-Honoré. . Pierre-Joseph Odolant-Desnos dit de lui qu'il avait . Il est de fait que Richer s’était acquis une certaine célébrité par son ardeur pour la discussion. Cet homme d’esprit n'en est pas moins un jurisconsulte compétent et laborieux. Mais il aurait sans doute été oublié sans ces vers de Rulhière :

Ces traits de caractère ont vraisemblablement nui à la réputation en France de son volumineux Essai sur les principes du droit et de la morale, l'un des rares ouvrages de synthèse du droit naturel et du droit des gens, publiés en langue française avant que ne paraissent les deux traités de Burlamaqui.

Pour le sénéchal conservateur Réal de Curban, ; pour Dreux du Radier, Richer n'aurait été .

Le livre eut davantage de succès hors de France ; il sera même traduit en allemand en 1750 à Francfort. Le juriste le jugera et Samuel Formey rendra justice à Richer

Il faudra cependant attendre plus d'un siècle et Pierre Larousse pour qu'on publie en France une appréciation publique positive de Richer et de son Essai :

Notes et références

Bibliographie . . . Claude Carloman de Rulhière, Les jeux de mains : poème inédit en trois chants, …, suivi de Discours sur les disputes, Paris, Desenne et Nicolle, 1808, p. 27. Jean-Jacques Burlamaqui (Principes du droit naturel, Genève, 1747, et Principes du droit politique, 1751) ; cet auteur cite par ailleurs l'ouvrage de Richer en tête de ses Elémens du droit naturel (Lausanne, 1775). Gaspard de Réal de Curban (1682-1752), La science du gouvernement, 1764, volume VIII, pages 410-412. Jean-François Dreux du Radier, « Discours de l'éditeur, page XLVI », Louis Desbans, Principes naturels du droit et de la politique (1765). , Literatur des gesamten sowohl natürlichen als positiven Völkerrechts, 1785. Samuel Formey, Principes du droit de la nature… par M. de Wolff, Amsterdam, 1758, Préface, page I. . Augustin Théry, Un neveu de Fontenelle [René-François Richer, seigneur d'Aube''], Paris, Impr. impériale, 1869. Numérisé.

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